Maurice Failevic, né le 14 août 1933 dans le 4e arrondissement de Paris et mort le 27 décembre 2016 dans le 14e arrondissement de Paris, est un réalisateur et scénariste de la télévision et du cinéma français et militant communiste.
Il est principalement connu pour les téléfilms De la belle ouvrage (1970), Gouverneurs de la rosée (1976), 1788 (1978), C'était la guerre (1992) et Jusqu’au bout (2004).
Après un baccalauréat de philosophie, il entame une licence de droit et anime le ciné-club universitaire de la Sorbonne tout en préparant l’IDHEC dont il sort diplômé en 1957. En 1962, il entre comme assistant réalisateur à la RTF aux côtés d'Henri Spade et de Jacques Krier.
En 1967, pour l'émission Les femmes aussi, Éliane Victor lui confie la réalisation de son premier film sur l’histoire d’une femme médecin à la campagne, puis de son second film consacré au quotidien de Renée Delanches, institutrice en poste depuis deux ans dans un village de Haute Ardèche (Faire l’école à Conges en Ardèches). Entre le village, les cinq enfants de la classe unique et le couple Delanches, le réalisateur témoigne de l'évolution de la ruralité et de la pédagogie à la veille de 1968. Les documentaires qu'il réalise jusqu'en 1970 lui valent de nombreux prix (le prix de la critique, le prix Albert Ollivier) et marquent à jamais sa façon de préparer et de faire des films.
Après cette période, il devient réalisateur de fictions pour le cinéma et pour la télévision.
Cinéaste, téléaste et cinéphile, il se fait pédagogue en prenant la direction du département réalisation de la FEMIS entre 1986 et 1995.
Maurice Failevic rejette les principes et les théories générales. Il qualifie ses méthodes de travail de « cuisine personnelle ». Il semble pourtant que son travail repose sur l'enquête, le rapport à l'Autre et à la société. Ainsi, il se refuse d'écrire pour un comédien. En revanche, il se repose sur une famille de création composée principalement de Georges Orset (cadrage), Charlie Gaêta (éclairage), Tamani Berkani (maquillage) et Claude Fréchède (montage), Michel Portal (musique). Par l’image, Maurice Failevic et Georges Orset intègrent dans la fiction une esthétique toute documentaire en privilégiant la force des plans longs à l'utilisation des effets.
Maurice Failevic revendique le terme de fable pour les téléfilms qu’il produit. Comme le conteur, il prend appui sur la réalité. Qu’il s’agisse de Les Sangliers (1976), Les Saltimbanques (1980), ou Le Jardinier récalcitrant, l'esthétique du documentaire lui permet de faire voyager les spectateurs aux confins de fiction et de la réalité. Son cinéma n’est pas un cinéma de certitudes. Il interpelle vigoureusement les structures sociales et les modes de vie.
Cinémaction : Les 200 téléastes français de Christian Bosseno
La Revue du cinéma (no 365, année 1981) Lire en ligne le sommaire du numéro
Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD)
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Ressource relative à la vie publique : Maitron
Maurice Failevic sur le site de la SACD
Maurice Failevic sur le site d'AlloCiné
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