Mathieu Kassovitz, né le 3 août 1967 à Paris 8e, est un acteur, réalisateur, producteur de cinéma et scénariste français.
En 1995, il reçoit le César du meilleur espoir masculin pour Regarde les hommes tomber.
Il réalise La Haine la même année, le film reçoit trois César, dont celui du meilleur film et du meilleur montage. En tant qu'acteur, il tourne avec des metteurs en scène de réputation internationale.
Petit-fils du dessinateur hongrois Félix Kassowitz, Mathieu Kassovitz est le fils de Peter Kassovitz (né en 1938), producteur de cinéma et réalisateur, qui joue l'organisateur de la galerie d'art dans le film La Haine. La mère de Mathieu Kassovitz est Chantal Rémy, monteuse de films.
Mathieu Kassovitz a été marié à l'actrice Julie Mauduech, qui joue avec lui dans le film qu'il a dirigé, Métisse, et fait une brève apparition dans La Haine. Ils ont une fille nommée Carmen Kassovitz. Il a ensuite deux enfants avec la mannequin Aurore Lagache.
Entre 2014 et 2019, il est en couple avec Aude Legastelois.
Passionné de boxe, il dispute le 10 juin 2017 un combat lors d'un gala au Centre international de Deauville.
En 2018, il signe un « Appel des deux cents » publié dans le journal du Monde rappelant la nécessité d'une action politique « déterminée et immédiate » quant au changement climatique et à la biodiversité.
Le 3 septembre 2023, il perd le contrôle de sa moto sur l'autodrome de Linas-Montlhéry et est grièvement blessé.
Premières réalisations et révélation critique (1990-1999)
Entre 1990 et 1993, parallèlement à sa carrière d'acteur, il réalise trois courts-métrages, Fierrot le Pou, Cauchemar blanc et Assassins.
Son passage au long-métrage est salué par la critique : ses films s'inspirent directement du cinéma de Spike Lee, notamment Do the Right Thing (1989), qui influence ses deux premiers longs-métrages. Après avoir été remarqué pour Métisse en 1993, il crée l'événement avec La Haine, qu'il écrit et réalise, succès à la fois français et international qui remporte trois César (César du meilleur montage, César du meilleur film, César du meilleur producteur) et le prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1995. Le film devient culte et sa portée sociale est renforcée avec le temps.
La même année, il décroche le César du meilleur espoir masculin pour sa performance dans Regarde les hommes tomber, première réalisation de Jacques Audiard.
En 1996, il enchaîne, avec le même Jacques Audiard, Un héros très discret.
En 1997, Mathieu Kassovitz adapte son court-métrage Assassins... de 1992 en long-métrage, avec comme acteurs principaux lui-même et Michel Serrault.
Le film suscite la polémique au festival de Cannes : Michel Serrault incarne un personnage froid et méthodique et le thème est dérangeant (un tueur transmet son savoir-faire à un jeune sans emploi). Le film est sifflé par les spectateurs du Festival. Mathieu Kassovitz désigne Assassin(s) comme son film préféré[réf. nécessaire].
Il joue en 1998 avec Vincent Cassel Le Plaisir (et ses petits tracas), second film de Nicolas Boukhrief, et en 1999, participe à Jakob le menteur, troisième et dernier film de cinéma de son père, Peter Kassovitz, mené par Robin Williams.
Confirmation commerciale et échecs hollywoodiens (2000-2009)