Martine Lignières-Cassou, née le 22 février 1952 à Alger, est une femme politique française, membre du Parti socialiste, députée de la première circonscription des Pyrénées-Atlantiques de 1997 à 2017.
Née à Alger, Martine Lignières-Cassou est Béarnaise par sa mère et pied-noir par son père. Elle a fréquenté l’université de Pau et des Pays de l'Adour et est titulaire d’un DEA de géographie et d’une licence de sociologie. Cette formation lui permet d’intégrer la Direction départementale de l’équipement des Pyrénées-Atlantiques en 1975 comme géographe chargée d’études sur les questions d’urbanisme et de logement.
L’émancipation des femmes et le tiers-mondisme conduisent Martine Lignières-Cassou à s’engager en politique. Après avoir été militante trotskyste et membre de la LCR, elle rejoint le Parti socialiste en 1975, à la suite de la campagne présidentielle de François Mitterrand. Elle milite et s’implique progressivement dans ce parti aux côtés de Jean Poperen.
Martine Lignières-Cassou s'engage dans la vie politique paloise. En 1977, à 25 ans elle est élue conseillère municipale sur la liste d’André Labarrère, qui en fera une de ses adjointes six ans plus tard.
En 1982, elle se présente aux élections cantonales dans le canton de Pau-Est et est élue conseillère générale. Elle sera reconduite sans interruption jusqu’en 2001, date à laquelle elle décide de ne pas se représenter, ayant été élue députée quatre ans auparavant.
En 1995, réélue sur la liste conduite par André Labarrère, elle est choisie comme première adjointe à la mairie, poste qu’elle occupe jusqu’au décès de celui-ci en mai 2006. À ce titre, elle assure l'intérim des fonctions de maire jusqu'à l'élection d'Yves Urieta.
De 2000 à 2006, Martine Lignières-Cassou est également vice-présidente de la communauté d’agglomération Pau-Pyrénées, dont elle aurait suggéré la création à André Labarrère[réf. souhaitée], chargée de l’aménagement de l’espace (politique du logement, liens avec les territoires voisins). André Labarrère lui confie également pendant plusieurs années les présidences de la foire exposition de Pau et de la mission locale pour les jeunes de Pau.
Élections municipales de 2008 et 2014
En novembre 2007, Martine Lignières-Cassou est désignée tête de liste par les militants socialistes palois pour les élections municipales de mars 2008. Elle est la seule candidate en lice, le maire sortant Yves Urieta ayant décidé de mener une liste dissidente soutenue par l’UMP, ce qui entraîne de fait son exclusion du Parti socialiste. Martine Lignières-Cassou conduit une liste d’union de la gauche qui rassemble avec le Parti socialiste les radicaux de gauche, les communistes et les Verts. Le chanteur Renaud et l'écrivain Christian Laborde soutiennent la candidate.
Martine Lignières-Cassou remporte les élections municipales en obtenant 39,76 % des suffrages exprimés au second tour le 16 mars 2008 devançant de 342 voix sur un total de plus de 36 000 le président du MoDem François Bayrou qui totalise 38,81 % des voix. Le candidat soutenu par l'UMP Yves Urieta, maire sortant (ex-PS) qui s'est maintenu au second tour, obtient quant à lui 21,42 % des suffrages. Le 21 mars, elle est élue maire de la ville par le nouveau conseil municipal et, le 9 avril suivant, elle est portée à la présidence de la Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées.
En 2014, elle ne se représente pas pour ces mandats, où François Bayrou lui succède à l'issue des élections municipales, en obtenant 62,95 % des suffrages, contre 37,04 % à la liste conduite par David Habib, le député-maire de Mourenx.
Martine Lignières-Cassou a également été présidente de la société béarnaise d'habitat et de la SEM Pau-Pyrénées jusqu'en 2014.
Après deux décennies consacrées entièrement à la vie publique locale, Martine Lignières-Cassou est élue en 1997 avec 53 % des voix, députée de la première circonscription des Pyrénées-Atlantiques en battant le député RPR sortant Jean Gougy. Elle choisit de siéger à la commission de la Défense comme secrétaire, poste qu’elle est la première femme à occuper. Elle appartient à la majorité parlementaire PS-PC-Verts et Radicaux également appelée « gauche plurielle ».
Dans un contexte politique national difficile après la réélection de Jacques Chirac, elle est réélue députée en 2002 avec 53 % des voix, toujours face à Jean Gougy, mais se retrouve cette fois-ci dans l’opposition parlementaire. Elle choisit alors d’intégrer la commission des finances puis celle des affaires sociales.
En juin 2007, elle est reconduite pour un troisième mandat par 55 % des électeurs face au candidat UMP Bernard Layre, confirmant ainsi sa solide implantation dans une circonscription particulière, réunissant à la fois des cantons ruraux et la moitié de la ville de Pau. Elle siège désormais à la commission des affaires économiques. Au sein de cette commission elle est vice-présidente du groupe de travail « tourisme, transports, territoires » et membre du groupe de suivi du Grenelle de l'environnement.
Membre de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, elle est vice-présidente des groupes d'amitié parlementaires avec le Danemark et avec l'Espagne.
Par reconnaissance de son travail accompli lors de ces deux derniers mandats de parlementaire, elle a été nommée par ses pairs, à la fin du mois de juin 2007, vice-présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, chargée des transports.
Elle est membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de Assemblée nationale.