Ce Jour-là

Marivaux

Écrivain, journaliste et dramaturge français

Anúncio

Marivaux, né Pierre Carlet, baptisé le 4 février 1688 à Paris et mort le 12 février 1763 dans la même ville, est un journaliste, romancier et dramaturge français.

Surtout connu pour son théâtre et attaché aux Comédiens italiens, Marivaux est aussi romancier et journaliste, toujours spectateur solitaire d'une société en pleine transformation.

Il est élu à l'Académie française en 1742.

Il est le cinquième auteur le plus joué par la Comédie française.

Il existe peu de documents et d'informations concrètes, précises et référencées sur la vie de Marivaux ; nombre de celles qui circulent à son sujet sont donc erronées ou infondées. Trois exemples justifient la prudence dont il faut entourer toute biographie de Marivaux et l'importance de référencer toute information.

Le nom « Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux » n'apparaît jamais comme tel et n'a aucun fondement administratif ou généalogique. Marivaux est né Pierre Carlet. À son entrée à la faculté de droit, il se fait appeler Pierre Decarlet. En 1716, il utilise pour la première fois le nom de « Carlet de Marivaux », en signature de l'épître de l'édition de son Homère travesti. Quant à Chamblain, c'est le nom de famille de son cousin germain du côté maternel, Jean-Baptiste Bullet de Chamblain, accolé dans des catalogues de libraires.

Marivaux est issu d'une famille de nobles originaires de Normandie qui avait fourni un sénateur au Parlement de Rouen. Son père, Nicolas Carlet, travaille dans l'administration de la marine jusqu'en 1698, puis à la Monnaie, où il a acheté, le 9 décembre 1698, une charge de contrôleur-contre-garde à la Monnaie de Riom, dont il est devenu directeur, probablement vers 1703. Sa mère, Marie-Anne Bullet, est la sœur de Pierre Bullet, architecte du roi, qui ouvrira à Marivaux les portes de la Cour.

En 1698, la famille part s'installer à Riom. Il est élève au collège des Oratoriens de Riom de 1704 à 1711, et poursuit sa formation à Limoges, à la fin de ses études secondaires. Il entame des études de droit, mais fréquente surtout les salons littéraires de la ville, où il déclare Molière dépassé. Mis au défi, il écrit, en une semaine, sa première pièce, Le Père prudent et équitable, qui est joué à Limoges en 1708.

En octobre 1710, il entreprend, en dilettante, des études à l'École de droit de Paris, plus pour plaire à sa famille que par vocation. Logé à Paris chez son oncle Pierre Bullet, mort en 1716, il entame, la même année, une carrière de journaliste et de dramaturge en 1716.

Le 7 juillet 1717, il épouse Colombe Bologne, fille d'un riche avocat originaire de Sens, conseiller du Roi, dont la dot permet au ménage de vivre dans l'aisance. Prosper Jolyot de Crébillon signe l'acte comme témoin. La fille unique du couple, Colombe Prospère naquit moins de 7 mois plus tard, le 24 janvier 1718 ; elle entre à l'abbaye Notre-Dame-du-Trésor de Bus-Saint-Rémy en 1745 et y termine sa vie.

Son père meurt le 14 avril 1719. La famille est vraisemblablement fortement affectée par la banqueroute de Law en 1720.

Le 4 septembre 1721, il est admis à la licence en droit. Reçu avocat, il n'exercera jamais. Il perd son épouse en 1723. Marivaux est élu à l'Académie française en 1742. Malade depuis 1758, Marivaux succombe à une pleurésie le 12 février 1763.

Son premier texte est une comédie d'intrigue en un acte et en vers le Père prudent et équitable, ou Crispin l'heureux fourbe jouée dans un cercle d'amateurs en 1706 à Limoges et éditée en 1712. En 1712, il édite son premier roman Les Effets surprenants de la sympathie.

Sa rencontre avec Fontenelle et la fréquentation du salon de Madame de Lambert sont déterminantes. Il fréquente les « Modernes », et singe les Anciens en traitant dans un esprit néo-précieux enjoué et décalé le patrimoine culturel des écrivains classiques, notamment la littérature homérique, dont il parodie les adaptations contemporaines, avec l'Homère travesti ou L'Iliade en vers burlesques, brocardant, en 1716, l'abrégé de l'Iliade en alexandrins d'Houdar de la Motte, qui est en soi une réponse critique à la traduction en prose d'Anne Dacier, et Le Télémaque travesti, dont le tome premier n'a paru en 1736, mais qui était rédigé depuis 1714, et qui parodie Les Aventures de Télémaque de Fénelon, parues en 1699.

En 1720, il s'essaie néanmoins à la tragédie classique, en cinq actes et en vers, avec Annibal, joué en 1720 à la Comédie-Française, mais ne rencontre pas le succès, et ne reviendra jamais à ce genre.

Il doit son premier succès, la même année, à Arlequin poli par l'amour joué par les acteurs italiens de Luigi Riccoboni. Marivaux apprécie le jeu des comédiens italiens et devient l'auteur attitré de la troupe. La jeune Silvia Balletti devient son interprète idéale et il écrit spécialement pour elle.

Il révolutionne le genre de la comédie : à la comédie de caractères et de mœurs succède la comédie sentimentale, qu'il explore au travers des deux Surprises de l'amour ou de La Double Inconstance, mais surtout de ses pièces devenues de grands classiques du répertoire : Le Jeu de l'amour et du hasard (1730), Le Legs (1736) et Les Fausses Confidences (1737).

Il compose également des comédies sociales sur des sujets tels que la relation maitre-valet, la liberté et l'égalité entre les individus (L'Île des esclaves en 1725), ou la situation des femmes (La Nouvelle Colonie en 1729). Placées dans des cadres utopiques, ces pièces, qui ont eu peu de succès à leur création, développent ses réflexions sur les relations humaines et ancrent Marivaux dans les Lumières.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Marivaux | World in Stories