Ce Jour-là

Marine nationale (France)

Marine de guerre de la République française

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La Marine nationale est la marine de guerre de la République française. C'est l'une des composantes des Forces armées, avec l'Armée de terre, l'Armée de l'air et de l'espace, la Gendarmerie nationale et les services de soutien interarmées.

Au 31 décembre 2025, sa flotte compte 110 bâtiments de plus de 100 tonnes (dont 62 de plus de 1 000 tonnes), hors navires affrétés, gendarmerie maritime et unités portuaires (remorqueurs, chalands, etc.) parmi lesquels 68 bâtiments de combat et de soutien. Les marines française, britannique, italienne et espagnole sont les seules puissances européennes à disposer d'un ou plusieurs porte-avions ou porte-aeronefs et la France est le deuxième pays à posséder un porte-avions à propulsion nucléaire, le Charles de Gaulle (le premier pays est les États-Unis). Sa flotte sous-marine est composée de neuf unités, toutes à propulsion nucléaire, quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) et cinq sous-marins nucléaires d'attaque (SNA). L'aéronautique navale dispose de 163 appareils (dont 94 avions et 69 hélicoptères). Toujours au 31 décembre 2025, l'effectif de la Marine était de 44 155 personnes, dont 34 587 militaires, 6 600 réservistes et 2 968 civils.

En 2025, les crédits consacrés à la préparation opérationnelle et à l'activité des forces s'élèvent à 3,8 milliards d'euros. Ceux consacrés aux dépenses de personnel s'élèvent à 1,9 milliard d'euros pour un budget total de 50,5 milliards d'euros.

Avec un tonnage global en ordre de combat d'environ 420 000 tonnes en 2021, la Marine nationale française se place au 7e rang mondial des marines militaires par le tonnage, derrière la Marine américaine, la Marine chinoise, la Marine russe, la Marine britannique, la Marine japonaise, et la Marine indienne.

La devise de la Marine, gravée en lettres dorées sur des plaques au fond bleu fixées sur les superstructures de tous ses bâtiments, est « Honneur, Patrie, Valeur, Discipline ». La Marine est encore aujourd'hui appelée familièrement « la Royale », surnom hérité de l'ancienne marine royale, pour la distinguer de « la marine de commerce ou marine marchande ».

Le Clos aux galées est mis en place à la fin du XIIIe siècle.

La Marine royale française est mise en place de façon permanente et centralisée par le cardinal de Richelieu à partir de 1626.

Elle hérite de plusieurs traditions :

en Méditerranée celle de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui recrutait ses chevaliers dans les meilleures familles de la noblesse française pour former les officiers de la Flotte du Levant dont le principal port était d'abord à Fréjus, puis à Marseille et à Toulon ;

dans la Manche avec la Normandie qui, depuis Guillaume le Conquérant, a toujours donné des marins intrépides et possédé des ports actifs ;

dans l'Atlantique, la Marine du duché de Bretagne qui constituera le noyau de la flotte du Ponant. Le droit et les juridictions particulières de la Bretagne, dont sa force militaire marine, vont se conserver jusqu'à la Révolution qui sonnera la fin de l'indépendance administrative et territoriale de la Bretagne, bien que les couronnes françaises et bretonnes fussent réunies depuis 1532.

À la Révolution, la Marine nationale a succédé à la Marine royale, organisée par Richelieu à partir de 1626. Sous les Premier et Second Empires, elle s'est appelée Marine impériale.

La Marine est encore aujourd'hui appelée familièrement « La Royale ». Cette appellation vient du fait que sous la monarchie, les régiments de l'armée appartenaient à des nobles alors que la Marine elle était celle du Roi, qui la finançait lui-même. Une croyance du populaire est que cette formule découle de l'ancienne implantation du Ministère puis de l'État-major de la Marine de guerre française au 2 rue Royale, à Paris, mais elle est fausse.

Le symbole de la Marine française est depuis l'origine « une ancre d'or » avec un trabe ou un jas droit, qui figurait dans les attributs des armoiries des amiraux de France. Elle est devenue « entrelacée d'un câble » ou grelin en 1819 « partant par la droite, laissant la verge claire, et sortant sur la patte droite » puis à partir de 1830 « à simple enroulement en forme de S inversé », et figure depuis 1768 et 1772 sur les uniformes des officiers et des troupes de marine, les armes, les navires, les courriers, affiches et documents officiels, la vaisselle, les couverts, équipements, bâtiments, armes, etc. de la Marine. Les troupes de marine ont pour emblème une ancre de même, mais avec un jas courbé dont les pointes sont tournés vers le haut, et un câble à partir de 1845. Cette ancre est portée sans le câble à partir de 1900 par l'ensemble des troupes coloniales, et avec à partir de 1920. L'ancre était surmontée, selon les régimes, d'une couronne impériale ou royale, et accompagnée de divers attributs comme des canons croisés pour l'artillerie de marine. L'ancre du commissariat de l'Armée de terre, fusionnée avec celle de la Marine, est défini par l'Instruction du 27 juillet 1990 prévoyant que « le câble s'enroule une seule fois autour de la verge de l'ancre » en passant d'abord dessus, ensuite dessous, « et ressort sur le dessus du bras droit », ce qui est le mouvement contraire de celles des Troupes de marine définie par l'Instruction du 21 juin 1985 prévoyant que « le câble s'enroule deux fois autour de la tige et ressort par le dessous du bras gauche ».

Le symbole de la Marine nationale a été remplacé en 1990 par un logo figurant une étrave de navire de guerre blanche avec deux gerbes d'écumes bleu et rouge, et l'inscription « Marine nationale », le chef d'état-major de la Marine était Bernard Louzeau.

La Marine nationale opère sur toutes les mers du monde. Des eaux territoriales à la haute mer, elle conduit des actions de défense et de sécurité pour protéger les approches maritimes et les intérêts nationaux. Elle est également un acteur central de la dissuasion nucléaire. Ses missions : dissuader, protéger, connaître et anticiper, intervenir, prévenir.

Lors de la guerre d'Iran de 2026, la France déploie au mois de mars 19 de ses 23 principaux bâtiments de surface (porte-avions, frégates, porte-hélicoptères, ravitailleurs), soit 83 % de sa flotte, hors sous-marins. Selon Le Figaro, « c’est sans doute un événement inédit dans l’histoire moderne française », et cette « proportion […] illustre l’excellente disponibilité de la Marine nationale, mais aussi ses manques structurels ».

L'objet de la dissuasion est de :

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