Marie Bell, née le 23 décembre 1900 à Bordeaux et morte le 14 août 1985 à Neuilly-sur-Seine, est une actrice et une directrice de théâtre française.
Marie Jeanne Bellon naît en 1900 à Bordeaux, de François Gustave Bellon, mécanicien, et de Marie Louise Couturex. Elle a des origines irlandaises par sa grand-mère paternelle Élisa Downey. Elle partage son enfance entre Bordeaux et l'Angleterre, où elle apprend la danse. Elle entre au conservatoire de Bordeaux, puis rejoint celui de Paris. Elle fait son entrée à la Comédie-Française en 1921. Son nom de scène est Marie Bell. Elle est parfois dite Bellon-Downey.
Dans l'immédiat avant-guerre, reconnue comme « femme française de premier plan », elle devint le prototype de la femme élégante, telle qu'elle l'incarnait dans ses rôles à la fin du muet et au début du cinéma parlant. Elle épouse en 1936 à Paris Hubert Fernand Jérôme Marie Antoine Rimoz de la Rochette. Ils divorcent en 1941.
Vedette de la Comédie-Française, elle accepte sous l'occupation allemande une invitation à l'Ambassade d'Allemagne en mars 1941, en présence de Brinon, Corinne Luchaire, Sacha Guitry, etc., et se produit à Vichy. Elle entretient une correspondance avec Céline de 1943 à 1946. Elle procure cependant à la Résistance des renseignements sur l'occupant et héberge chez elle des personnes menacées. Elle fait partie du Front national du théâtre et participe à la commission d'épuration pour la Comédie-Française à la Libération .
Elle est décorée de la Légion d'honneur en 1948 au titre de son activité artistique par le général de Gaulle[réf. nécessaire].
Elle épouse en 1953 à Paris l'acteur Jean Chevrier (Jean Édouard Louis Dufayard),
Elle est élevée au grade d'Officier de la Légion d'honneur en 1964.
Elle se produit jusqu'en 1976.
Demeurant 32 avenue des Champs-Élysées, elle meurt à 84 ans à la clinique Hartmann à Neuilly-sur-Seine et est inhumée, aux côtés de son mari, au cimetière de Monaco, non loin de Joséphine Baker.
Actrice reconnue tant à la Comédie française qu'au cinéma muet dans les années 1920, elle se fait remarquer dans des rôles d'élégante à la fin du muet et du début du cinéma parlant. Ce sera le cas de ses rôles dans L'Homme à l'Hispano (1933) de Jean Epstein, Le Grand Jeu de Jacques Feyder (1934) et Un carnet de bal de Julien Duvivier (1937).
Elle sera également une remarquable comtesse Ferraud dans Le Colonel Chabert (1943), l'adaptation à l'écran du célèbre roman de Balzac par René Le Hénaff. Mais elle est encore plus connue pour son travail classique. Son interprétation du rôle de Phèdre a marqué l'histoire du théâtre : « Voir Marie Bell dans Phèdre est une chance unique pour quiconque veut savoir ce qu'est le génie français » (André Malraux).
En 1935, Marie Bell devient directrice du théâtre des Ambassadeurs. De 1959 jusqu'à sa mort en 1985, elle dirige le théâtre du Gymnase à Paris. Bien qu'elle soit une grande actrice classique, elle ne craint pas d'accueillir dans son théâtre des pièces d'avant-garde, et Jean Genet en particulier.
Sociétaire honoraire de la Comédie-Française depuis 1948, elle est membre du jury du Festival de Cannes en 1969.
En 1985 le théâtre du Gymnase est rebaptisé Théatre du Gymnase Marie-Bell pour rendre hommage à sa carrière.
1922 : Molière, sa vie, son œuvre de Jacques de Féraudy
1928 : La Valse de l'adieu d'Henry Roussell
1928 : Madame Récamier de Gaston Ravel et Tony Lekain
1929 : Figaro de Gaston Ravel et Tony Lekain