Marie-Madeleine Postel, née Julie Françoise-Catherine Postel le 28 novembre 1756 à La Bretonne, près de Barfleur, et morte le 16 juillet 1846 à Saint-Sauveur-le-Vicomte, est une religieuse française. Elle fonde en 1807 la congrégation des Sœurs des Écoles chrétiennes de la Miséricorde. Béatifiée en 1908 puis canonisée en 1925, elle est reconnue comme sainte par l'Église catholique.
Fille d'un cordier de Barfleur, Julie Postel reçoit une partie de son éducation auprès des bénédictines de Valognes. En 1776, elle revient dans sa ville natale, où elle ouvre dans sa maison une école destinée aux enfants pauvres.
Pendant la Révolution française, elle cache des prêtres réfractaires avant leur départ pour l'Angleterre et participe à l'organisation de messes clandestines. Elle prend ensuite le nom religieux de sœur Marie-Madeleine.
Après la Révolution, elle entreprend de fonder une communauté consacrée à l'éducation des enfants pauvres. Elle crée ainsi, en 1807, la congrégation des Sœurs des Écoles chrétiennes de la Miséricorde. La communauté s'établit successivement à Octeville-l'Avenel, Valognes et Tamerville.
En 1832, la congrégation s'installe dans l'ancienne abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte, fondée au XIe siècle et alors en ruine. Les religieuses entreprennent la restauration de l'ensemble abbatial, qui devient le siège définitif de la congrégation. Marie-Madeleine Postel ouvre également un pensionnat de jeunes filles à Cherbourg.
À sa mort, survenue le 16 juillet 1846, Placide Viel lui succède à la tête de la congrégation.
Marie-Madeleine Postel est béatifiée le 27 mai 1908 par le pape Pie X, puis canonisée le 24 mai 1925 par le pape Pie XI. Sa fête liturgique est fixée au 16 juillet.
Un triduum est organisé les 4, 5 et 6 août 1925 à Saint-Sauveur-le-Vicomte afin de célébrer sa canonisation.
Dans la dernière décennie du XIXe siècle, avant la béatification de Marie-Madeleine Postel, une chapelle de style néogothique, dite chapelle de la Bretonne, est construite à Barfleur.
Sa maison natale, construite au XVIIe siècle et dans laquelle elle aurait passé trente années de sa vie, est ouverte à la visite.
Victor Postel, Vie de la Mère Marie-Madeleine, Lille, Desclée de Brouwer, 1881 sur Gallica
Eugène Viel, La Révérende mère Marie-Madeleine, née Julie Postel, Paris, V. Goupy, 1875 sur Gallica
Collectif, Vie et vertus de la bienheureuse Julie-Françoise-Catherine Postel, appelée en religion Mère Marie-Madeleine, fondatrice et première supérieure générale de l'Institut des Sœurs des Écoles chrétiennes de la Miséricorde, Abbeville, Paillart, 1908.
Pierre de Crisenoy, Sainte Marie-Madeleine Postel, Paris, Bonne Presse, 1938.
Georges Grente, Une sainte normande : Marie-Madeleine Postel, Paris, Bonne Presse, 1945.
François-Augustin Delamare, Vie édifiante de la très honorée supérieure Marie-Madeleine, née Julie Postel, rééd., Le Livre d'histoire, 2005, (ISBN 2-8437-3726-5).
Sœurs de Sainte Marie-Madeleine Postel
Abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte