Ce Jour-là

Maria João Pires

Pianiste portugaise

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Maria João Pires, née le 23 juillet 1944 à Lisbonne, est une pianiste portugaise.

Formée dans sa ville natale puis en Allemagne de l'Ouest, elle est révélée en 1970, lorsqu'elle gagne le concours du bicentenaire de la naissance de Beethoven à Bruxelles. Ensuite, elle s'établit comme une bonne interprète de Mozart — dont elle enregistre notamment, deux fois, les sonates pour piano — et de Schubert.

Elle interrompt et reprend plusieurs fois sa carrière, avant d'y mettre fin en novembre 2025, à 81 ans.

Enfance, formation et concours (1944-1970)

Maria João Pires naît le 23 juillet 1944 à Lisbonne. Elle grandit dans une famille farouchement opposée à la dictature de Salazar[réf. souhaitée]. Elle donne son premier récital à l'âge de cinq ans, et son premier concert avec orchestre à sept. Elle fréquente le Conservatoire national de Lisbonne (pt), où ses professeurs sont Campos Coelho et Francine Benoît.

Elle se perfectionne ensuite en Allemagne de l'Ouest, d'abord à Munich auprès de Rosl Schmid, puis à Hanovre avec Karl Engel.

Elle gagne plusieurs grands prix, dont un premier obtenu à Bruxelles en 1970, lors du concours du bicentenaire de la naissance de Beethoven, qui la rend célèbre.

Première partie de sa carrière (1971-1997)

En 1974, elle enregistre l'intégrale des sonates pour piano de Mozart pour le label Denon.

En 1986, elle joue pour la première fois à Londres, au Queen Elizabeth Hall. Quatre ans plus tard, elle est remarquée au Festival de Pâques de Salzbourg.

Entre février 1989 et août 1990, elle réenregistre les sonates pour piano de Mozart, cette fois pour la Deutsche Grammophon, et, la même année, les sonates pour violon du même compositeur avec Augustin Dumay. Elle interprète aussi Schubert, Chopin, ainsi qu'un peu de Beethoven et de Schumann.

Elle tient des rôles (dont une fois le sien propre) dans des films de Manoel de Oliveira, dans lesquels elle joue du piano[Quand ?].

Incident à Amsterdam et suite de sa carrière (1998-2016)

En 1998, Maria João Pires se rend à une répétition générale, publique, d'un concert Mozart-Mahler au Concertgebouw d'Amsterdam. Devant 2 000 personnes, elle est accompagnée par un orchestre dirigé par Riccardo Chailly. Pour la partie consacrée à Mozart, la pianiste a préparé le Concerto no 23 ; mais lorsque l'orchestre commence, elle se rend compte que c'est le no 20 qui est au programme. Après quelques minutes où, de toute manière, l'orchestre joue sans le piano, Pires, sans interrompre Chailly et son ensemble, réussit à jouer la bonne œuvre en entier sans fausse note. Comme la répétition a été filmée, l'extrait qui montre le désarroi de Pires puis le début de son interprétation, accompagné par des commentaires de Chailly, est intégré au documentaire qui relance sa notoriété auprès du grand public quelques mois plus tard.

En 2000, elle crée dans sa maison du Portugal le Centre Belgais pour l'étude des arts. Elle y délivre non seulement des leçons de piano, de musique de chambre ou de culture, mais aussi des « leçons de vie ». Les élèves sont invités à y cuisiner et à récolter les fruits du potager.

En 2003, elle fait une apparition au Festival de l'Orangerie de Sceaux (près de Paris), où elle joue en partie à quatre mains avec Ricardo Castro (de). Début novembre de la même année, elle participe à l'ouverture de saison de l'Orchestre de chambre de Toulouse à la Halle aux Grains, où elle associe à un Klavierstück de Schubert et au Concerto no 23 de Mozart la Sonate pour alto de Chostakovitch. L'été suivant, elle se produit à l'Opéra Berlioz de Montpellier dans le cadre du Festival de Radio France.

En 2006, elle est opérée du cœur, et emménage au Brésil. L'année suivante, le ministère espagnol de la Culture lui décerne la médaille d'or du mérite des beaux-arts.

En 2009, Pires sort un album d'œuvres tardives de Chopin. The Evening Standard note qu'elle se fait rare sur les scènes européennes.

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