Ce Jour-là

Marguerite Durand (féministe)

Journaliste et féministe française

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Marguerite Durand, née le 24 janvier 1864 à Paris 8e et morte le 16 mars 1936 à Paris 5e, est une journaliste, actrice, femme politique et féministe française, fondatrice du journal La Fronde.

Fille d'Anna-Alexandrine Caroline Durand et de père non dénommé, Marguerite Durand naît au 26 rue du Colisée à Paris 8e. Elle est élevée au couvent des Dames Trinitaires, rue Henner, dans le 9e arrondissement de Paris.

En 1879, elle entre au Conservatoire, où elle obtient un premier prix de comédie en 1880. Le 1er septembre 1881, elle entre à la Comédie-Française où elle se spécialise dans des rôles d'ingénue et de jeune première.

En 1888, elle quitte la scène et épouse Georges Laguerre, avocat et député boulangiste. À ses côtés, elle fréquente les milieux politiques et journalistiques de l'époque et s'initie au journalisme en publiant ses premiers articles dans La Presse, journal de propagande boulangiste que dirige son mari. Le journalisme devient la nouvelle passion de Marguerite.

Après le suicide du général Boulanger le 30 septembre 1891, elle se détourne du boulangisme, se sépare de son mari, dont elle divorcera le 9 mai 1895, et entre au Figaro où elle crée la rubrique « Courrier ».

Elle a un fils, Jacques, né le 14 août 1896, avec l'un des directeurs du Figaro, Antonin Périvier, qui tente de lui enlever l'enfant à peine né, au motif qu'elle ne l'aurait pas reconnu légalement, la forçant à faire appel à l'aide juridique de Georges Clemenceau pour le récupérer.

En 1897, elle crée le journal La Fronde, premier organe de presse français entièrement dirigé par des femmes.

Marguerite Durand a aussi cofondé le cimetière animalier d'Asnières en 1899 avec Georges Harmois.

En 1908, elle cofonde avec Jacques Stern Les Nouvelles, quotidien du soir, qui disparaît en août 1914.

Elle est inhumée à Paris au cimetière des Batignolles (10e division).

Marguerite Durand a défendu, à l'instar de Louise Bodin, la pacifiste et féministe Hélène Brion lors de son procès pour « propos défaitistes » en mars 1918.

1882, 1883 et 1885 : Le Mariage de Figaro de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, Comédie-Française Fanchette.

1885 : Britannicus de Jean Racine, Comédie-Française : Junie.

1885 et 1886 : Phèdre de Jean Racine, Comédie-Française : Ismène.

1886 : La Coupe enchantée de Jean de La Fontaine et Champmeslé, Comédie-Française : Lélie.

1886 : Les Corbeaux de Henry Becque, Comédie-Française : Geneviève.

1887 : Le Mariage de Figaro de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais : Chérubin.

En avril 1896, Le Figaro l’envoie couvrir le Congrès féministe international qui se tient à l’hôtel des Sociétés savantes à Paris. Elle refuse d'écrire l'article demandé sur le congrès, comme elle le raconte à Thilda Harlor en 1935 : « Le Figaro en 1896 m'avait chargée d'écrire un article sur le congrès féministe que des obstructions malveillantes, des quolibets et des chahuts d'étudiants signalaient bruyamment à l'attention publique. Je me rendis donc aux Sociétés savantes où se tenait le congrès et je fus frappée par la logique du discours, le bien-fondé des revendications et la maîtrise, qui savait dominer l'orage et diriger les débats, de la présidente Maria Pognon. Je refusai d'écrire l'article de critique pour Le Figaro. Mais l'idée m'était venue d'offrir aux femmes une arme de combat, un journal qui devait prouver leurs capacités en traitant non seulement de ce qui les intéressait directement, mais des questions les plus générales et leur offrir la profession de journaliste actif ». Ce congrès va bouleverser sa vie car elle décide dorénavant de se consacrer à la défense des droits des femmes.

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