Marek Halter, né le 27 janvier 1932 d'après l'état civil, et 1936 pour Marek Halter, à Varsovie, est un écrivain français. Juif d'origine polonaise, naturalisé français en 1980, il aborde dans ses livres l'histoire du peuple juif.
Marek Halter est le fils de Salomon Lewi Halter (1905-1963), linotypiste, issu d'une lignée d'imprimeurs, et de Pola Perl Rotstein (1913-1974), bibliothécaire et poétesse écrivant en yiddish.
En 1940 (ou en 1941 — les sources divergent), ses parents fuient le ghetto de Varsovie créé par l'occupant allemand et passent dans la partie orientale de la Pologne, occupée par l’Union soviétique[réf. nécessaire].
À la suite de l'invasion de l'Union soviétique par l'Allemagne nazie le 22 juin 1941, ses parents, qui se trouvent alors à Moscou, sont évacués en République socialiste soviétique d'Ouzbékistan à Kokand, une ville de 300 000 habitants où se trouvent un million de réfugiés. Bérénice, la sœur cadette de Marek, âgée de trois ans, y meurt de faim et ses parents sont frappés par la dysenterie. Alors qu'il n'a pas encore six ans[réf. nécessaire], Marek fait tout ce qu'il peut pour sauver ses parents.
En 1945, c'est au titre de délégué des pionniers de la République socialiste soviétique d'Ouzbékistan que, âgé seulement de neuf ans, il se rend à la fête de la victoire à Moscou sur la place Rouge pour offrir des fleurs à Staline.[réf. nécessaire]
Retour en Pologne et départ pour la France
En 1946, à l'âge de dix ans, le jeune Marek retourne en Pologne, où il réside avec sa famille jusqu'à son départ pour Paris en 1950.[réf. nécessaire]
À quinze ans, il est mime dans la compagnie de Marcel Marceau, puis il est reçu aux Beaux-Arts de Paris.[réf. nécessaire] En 1953, il est lauréat du prix international de peinture de Deauville et lauréat de la Biennale d'Ancône. Il est alors invité au musée de Jérusalem et expose un ensemble de peintures et d'aquarelles au musée d'Haïfa. En décembre il expose à la galerie Cimaise de Paris, boulevard Raspail.
En 1955, il part en Argentine pour une exposition personnelle à Buenos Aires. Il se lie d'amitié avec le président Juan Perón, puis est expulsé d'Argentine en 1957, après le Coup d'État qui fit chuter Perón. Il revient alors en France.
Il illustre des recueils de poésie de sa mère dans les années 50-60.
En 1963 il expose à la Biennale de Paris Faits divers à Ouarzazate, dans la section peinture, participation française.
Militant de la paix et écrivain
À la veille de la guerre des Six Jours, en 1967, il lance un appel international en faveur de la paix au Proche-Orient. Après la fin de la guerre, il fonde le Comité international pour la paix négociée au Proche-Orient ; il est à l'origine des premières rencontres entre Israéliens et Palestiniens.[réf. nécessaire]
En 1968, il fonde la revue Éléments dirigée par son épouse Clara Halter. C'est la première publication à laquelle collaborent à la fois des Israéliens, des Palestiniens et des Arabes.
Il crée en 1972 un comité pour la libération de l'écrivain juif soviétique Edouard Kouznetsov (ru) et lance plusieurs campagnes internationales en faveur des juifs d'URSS.[réf. nécessaire]
En 1974 il fait un voyage à New-York puis à Sao-Paulo avec un passeport français 6 ans avant d'être naturalisé.
En 1976, Marek Halter publie son premier livre Le Fou et les Rois, prix Aujourd'hui relatant ses expériences au Proche-Orient. Ce livre devient un best-seller.
Il fonde en 1978 un comité pour la libération du journaliste argentin Jacobo Timerman.