La marche des femmes sur Washington (Women's March on Washington en anglais) est un rassemblement politique ayant eu lieu le 21 janvier 2017 à Washington, D.C., pour promouvoir les droits des femmes, la réforme de l'immigration, et la question des droits LGBT, et pour répondre aux inégalités raciales, aux problèmes des travailleurs, et aux problèmes environnementaux. Des événements frères ont également lieu dans d'autres villes à travers le monde.
Le mouvement aurait rassemblé des centaines de milliers de personnes à Washington. À Chicago, 250 000 personnes se sont rassemblées ; à Boston, 175 000 personnes ont pu être comptées. 7 000 personnes auraient été présentes à Paris. En tout, des millions de personnes ont manifesté dans le monde.[réf. nécessaire]
Les marches ont été organisées tout autour du monde, avec 408 marches signalées aux États-Unis et 168 dans d'autres pays.
En décembre 2018, les organisateurs de la Marche des femmes de Washington ont annoncé dissoudre leur groupe, sur fond notamment d'accusations d'antisémitisme ou de complaisance vis-à-vis de l'islam radical.
La marche organisée comme un grassroots movement (en), survient le lendemain de l'inauguration du nouveau président des États-Unis Donald Trump. Elle vise à faire savoir, fermement, à la nouvelle administration, pour son premier jour ouvré, et au monde, l'idée que les droits des femmes sont des droits humains. La marche sur Washington D.C. est diffusée en direct sur YouTube.
Les quatre coprésidentes sont Tamika Mallory (organisatrice politique et ancienne directrice exécutive de National Action Network (en)), Linda Sarsour (directrice exécutive de l'Arab American Association of New York), Carmen Perez (directrice exécutive du groupe The Gathering for Justice) et Bob Bland (styliste qui se concentre dans la fabrication éthique). Vanessa Wruble, cocréatrice et coprésidente d'OkayAfrica, occupe la place de responsable des opérations de campagne. Angela Davis, Gloria Steinem, Harry Belafonte, LaDonna Harris et Dolores Huerta, quant à eux, sont coprésidents honoraires.
La liste des célébrités ayant participé à l'une des manifestations organisées inclut.
Des marches sœurs (« sister marches » en anglais) ont été organisées dans les 50 États des États-Unis et à Porto Rico, ainsi que dans 55 villes mondiales telles que Tokyo, Sydney, Nairobi, Paris et Bogotá. Dans la matinée, des manifestants défilaient à Amsterdam, Bangkok, Berlin, Delhi, Londres, Mexico, Paris, ainsi que dans d'autres villes.
Au Cap, des femmes se sont rassemblées, pour une marche de solidarité avec les manifestants de Washington.
En Allemagne, on a enregistré sept marches en relation avec la Women's March de Washington, dont Berlin, Bonn, Düsseldorf, Francfort-sur-le-Main, Heidelberg et Munich. La police a estimé à environ 2 100 manifestants à la marche de Francfort et 800 à celle d'Heidelberg.
Au moins trente personnes ont voyagé à Paradise Bay (Antarctique), pour participer à la Women's March, surlignant les problèmes environnementaux qui affectent le climat de l'Antarctique.
Australie et Nouvelle-Zélande
Les toutes premières marches se sont déroulées en Australie et en Nouvelle-Zélande. À Sydney, 3 000 manifestants se sont rassemblés à Hyde Park. Des supporters australiens de Donald Trump ont écrit dans le ciel « TRUMP » pendant la manifestation. Environ 5 000 personnes ont manifesté à Melbourne. À Auckland (Nouvelle-Zélande), plus de 2 000 manifestants ont défilé.
À Bruxelles, une veillée aux chandelles appelée Lights for Rights a été organisée à la place de la Monnaie. Ce rassemblement est en lien avec la Women's March.
Plus de trente événements ont été organisés à travers le Canada dont au moins vingt en Colombie-Britannique. À Toronto, il y avait environ 60 000 manifestants (selon les organisateurs) et à Vancouver 15 000. Environ 5 000 personnes étaient présentes à Montréal.
Des centaines de Canadiens ont voyagé à Washington pour participer à la manifestation.
À Séoul, un millier de manifestants se sont rassemblés et ont défilé dans la neige pour envoyer des messages à propos des droits des femmes et des droits de l'homme.
La police a estimé à 5 000 le nombre de personnes ayant défilé à Copenhague de l'ambassade américaine au siège du Parlement danois à Christiansborg.