Marcelle Chantal, dite aussi Marcelle Chantal-Pannier, est une cantatrice et comédienne française, née Marcelle Pascal le 9 février 1901 dans le 9e arrondissement de Paris, ville où elle est morte le 11 mars 1960 dans le 16e arrondissement.
Elle a utilisé les noms de scène Marcelle Favrel et Marcelle Jefferson-Cohn.
Marcelle Jenny Pascal naît en 1901 à Paris de père inconnu, fille naturelle de Louise Marguerite Pascal, artiste lyrique. Sa naissance est déclarée à la mairie par l'acteur Camille Richomme dit Camille Dumény, qui a assisté à l'accouchement et dont la mère se prénommait Jenny. Louise Marguerite Pascal reconnaît officiellement sa fille deux mois plus tard, avec pour témoin Camille Richomme.
Le grand-père maternel de Marcelle Pascal, Amédée Pascal, maître-carrier, a été maire de Nanterre de 1890 jusqu'à sa mort en 1892.
En 1921, sans profession et domiciliée avec sa mère 64, avenue Kléber, Marcelle Pascal épouse Jefferson Davis Cohn (en), un riche Anglo-Américain, négociant et éleveur de chevaux de courses, dont elle divorce en 1930.
En 1938, elle est autorisée par décret à substituer à son nom patronymique celui de Chantal, devenu son nom de scène. En 1947, son adoption par sa tante Jeanne Thérèse Pascal-Pannier est homologuée, avec pour conséquence une nouvelle modification de son patronyme qui devient Chantal-Pannier.
Louise Marguerite Pascal, très bonne musicienne, donne à sa fille le goût du piano et de la danse[réf. nécessaire]. On[Qui ?] découvre que Marcelle Pascal a une voix et, à 16 ans, elle est reçue au Conservatoire national de musique. Pendant trois années, elle y est l'élève d'Amédée Louis Hettich et elle obtient un Second Prix[réf. nécessaire].
Elle tourne son premier film en 1920, Le Carnaval des vérités de Marcel L'Herbier, sous le pseudonyme de Marcelle Favrel, avec Jaque-Catelain et Paul Capellani. Après son mariage, c'est sous le nom de Mme Jefferson-Cohn qu'elle se produit, notamment salle Gaveau en 1927, sous la direction du chef d'orchestre Albert Wolff. Puis elle auditionne chez les Frères Isola et est engagée d'emblée comme cantatrice à l'Opéra-Comique dans La Vie de bohème. On la voit dans Manon de Jules Massenet, puis elle rencontre le succès à l'Opéra Garnier dans Thaïs.
Elle cumule sa carrière de cantatrice avec les fonctions de directrice du théâtre des Champs-Élysées. Associée à plusieurs créations, elle y reprend Les Sylphides, Le Lac des cygnes et Le Spectre de la rose. Et c'est elle qui fera découvrir aux Parisiens, en mai 1928, la célèbre danseuse Anna Pavlova[réf. nécessaire].
Peu de temps après, Firmin Gémier lui propose de créer, pour le Théâtre universel, le fameux opéra-jazz Johny mène la danse du compositeur viennois Ernst Krenek. En 1929, le réalisateur Gaston Ravel l'engage (à la place de l'actrice Pola Negri) pour interpréter le rôle de la comtesse de la Mothe dans Le Collier de la reine, le premier film sonore français. Elle y obtient un énorme succès et sa carrière d'actrice est désormais lancée.
Après son divorce, elle joue dans une vingtaine de films, sous le nom de Marcelle Chantal, tout en poursuivant une carrière au théâtre. Notamment dans La Tendresse (d'après Henry Bataille) en 1930 ou dans Pranzini d'André Pascal et Henri Robert au théâtre des Ambassadeurs en 1933.
Réfugiée en Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, elle y fait des tournées théâtrales[réf. nécessaire].
C'est dans le film Chéri (d'après le roman de Colette), réalisé en 1950 par Pierre Billon, qu'elle apparaît pour la dernière fois à l'écran. Elle y tient le très beau rôle de Léa de Lonval, aux côtés de Jean Desailly et d'Yvonne de Bray.
Elle meurt d'un cancer[réf. nécessaire] en mars 1960, sous le nom de Marcelle Chantal-Pannier en raison de son adoption par sa tante. Elle est inhumée au cimetière de Montmartre (32e division) avec son cousin[réf. nécessaire] Jacques Rigaut.
1920 : Le Carnaval des vérités de Marcel L'Herbier
1929 : Le Collier de la reine de Gaston Ravel et Tony Lekain : la comtesse de la Motte
1930 : Toute sa vie (premier titre du film : L’Appel du cœur) d'Alberto Cavalcanti : Suzanne Valmond
1930 : La Tendresse d’André Hugon : Marthe Dellières