Marcel Lucien Tournier est un harpiste et compositeur français né le 5 juin 1879 à Paris 10e et mort le 8 mai 1951 à Paris 16e.
Né dans un milieu musical (son père, Joseph Alexis Tournier, était facteur d'instruments de musique; son proche parent, Henri Merckel, fut un violoniste de renom), Marcel Lucien Tournier étudie tout d'abord (comme ses six frères et sœurs) le piano et le solfège au Conservatoire de Paris. Puis, à l'âge de 16 ans, il s'oriente vers la harpe et est l'élève d'Alphonse Hasselmans. Il remporte le Premier prix de harpe en 1899.
Il étudie la composition avec Charles-Marie Widor, Georges Caussade (contrepoint), Charles Lenepveu (harmonie). En 1909, il remporte le Grand Prix de Rome avec sa cantate La Roussalka, puis l'Institut de France lui décerne le Prix Rossini pour sa musique de scène Laure et Pétrarque. À la même époque, il est harpiste à la Société des Concerts Lamoureux, avant d'entrer dans l'orchestre de l'Opéra de Paris.
Ces qualifications lui permettent d'être choisi par Gabriel Fauré, de préférence à Henriette Renié, pour succéder en 1912 à Alphonse Hasselmans comme professeur au Conservatoire de Paris où il enseigne jusqu'en 1948. Lily Laskine lui succèdera à ce poste.
Il est inhumé au cimetière de Passy.
Marcel Tournier a beaucoup composé : œuvres pour orchestre, piano, violon, violoncelle, musique vocale, un ballet et plusieurs musiques de scène. Mais ses œuvres sont principalement destinées à son instrument : la harpe, le plus souvent seule, mais parfois dans des œuvres de musique de chambre pour chant, violon, violoncelle ou quatuor à cordes et harpe, ou encore en quintette pour trio à cordes, flûte et harpe.
Quatre Préludes, suite I, op. 16 (1903) - I. Tranquille II. Pas trop vite III. Lent IV. Allegretto (à mesdemoiselles Carmen Roych et Mathilde Mesquita Luro)
Féerie : Prélude et danse (1912) (à mon Maître Alphonse Hasselmans)
Air à danser - Petite pièce brève et facile (1913)
Berceuse - Petite pièce brève et facile (1913)
Soupir et Offrande - Deux petites pièces brèves et faciles
Quatre Préludes, suite II (1917)
Vers la source dans le bois (1922) (à Miss Lucile Johnson)
Trois Images, suite I, op. 29 (1925) - I. Clair de lune sur l'étang du Parc. Très calme ; II. Au seuil du Temple. Mélancoliquement ; III. Lolita la danseuse. Animé, rythmé (à Micheline Kahn)
Sonatine, op. 30 (1924) - I. Allègrement II. Calme et expressif III. Fiévreusement (en souvenir de mon ami Fernand Halphen)
Six Noëls, op. 32 (1926) (à Madame Pierre Collet)
Trois Images, suite II, op. 35 (1930) - I. Les Enfants à la crèche de Noël. Allegretto moderato II. L'Étrange Cavalier. Mouvementé III. La Marchande de frivolités. Con Spirito (à Henrik Boye)
2e Sonatine, op. 45 - I. Allegro II. Dans une atmosphère fiévreuse de nocturne III. Mouvementé (à Renée Lénars, ma femme)