Marcel L'Herbier, né le 23 avril 1888 à Paris 10e et mort le 26 novembre 1979 à Paris 7e, est un réalisateur français de la première avant-garde.
Il fut aussi poète, juriste, théoricien du cinéma, fondateur de l'IDHEC, acteur majeur de l'organisation du cinéma français au sein des syndicats de cinéma et pionnier de la télévision française.
En avril 1909 il est victime d'une tentative de meurtre de la part de sa fiancé Marcelle Lecoeuvre qui tente ensuite de se suicider. Les deux survivront à leur blessures et la jeune fille fera ensuite une carrière de danseuse sous le pseudonyme de Marcelle Rahna.
Marcel L'Herbier découvre le septième art au Service cinématographique de l'armée française pendant la Grande Guerre et devient l'une des figures de proue de l'impressionnisme au cinéma. Influencé par la littérature symboliste, L’Herbier fut passionné par l'écriture avant de passer à la réalisation par la grâce du choc éprouvé à la vision de Forfaiture de Cecil B. DeMille en 1915.
Pendant la période du cinéma muet, L'Herbier est l'un des maîtres du cinéma avec des films comme El Dorado (1921), L'Inhumaine (1924), Feu Mathias Pascal (1926), L'Argent, considérés comme des chefs-d'œuvre de l'avant-garde française. Il a d'abord travaillé pour la société Gaumont mais, n'y trouvant pas les capitaux jugés utiles à son œuvre créatrice, il fonde sa propre société de production, Cinégraphic.
Il fait appel à Robert Mallet-Stevens pour la scénographie de L'Inhumaine en 1924.
Ses films parlants les plus importants sont Le Mystère de la chambre jaune (1930), Le Parfum de la dame en noir (1931), Forfaiture (1937), La Nuit fantastique (1942) et L'Honorable Catherine (1943).
En 1943, il fonde l'IDHEC qu'il dirige ponctuellement jusqu'en 1952, puis en devient président du conseil d'administration jusqu'en 1969.
En 1953, L'Herbier est l'un des premiers réalisateurs de cinéma à travailler pour la télévision française, en tournant l'un des premiers téléfilms français, Adrienne Mesurat, adaptation du roman de Julien Green.
Marcel L'Herbier donna sa chance à Jean Marais en lui faisant faire de la figuration dans plusieurs de ses films, le premier étant L'Épervier en 1933, mais sans jamais lui offrir de véritable rôle.
Il est enterré au cimetière du Montparnasse (division 3).
1924 : La Galerie des monstres de Jaque-Catelain
1917 : Le Torrent de Louis Mercanton et René Hervil
Grand officier de la Légion d'honneur
Grand officier de l'ordre national du Mérite
Au jardin des jeux secrets, recueil de poèmes, 1914, Editions Sansot
L'Enfantement du mort, miracle en pourpre noir et or, pièce de théâtre, Paris, 1917, Théâtre Édouard VII, 1919 (BNF 38677792)
Prométhée déchaîné, pièce, 1920