Marcel Elphege Dionne (né le 3 août 1951 à Drummondville ville du Québec au Canada) est un joueur professionnel canadien de hockey sur glace et l'un des meilleurs marqueurs de la Ligue nationale de hockey de tous les temps. En effet, il est le sixième meilleur buteur de tous les temps avec 731 buts juste derrière Wayne Gretzky, Gordie Howe, Aleksandr Ovetchkine, Jaromír Jágr et Brett Hull. Il est choisi au premier tour, en seconde position au repêchage amateur de la LNH 1971 par les Red Wings de Détroit. Son frère, Gilbert jr, est également joueur de hockey professionnel, principalement avec les Canadiens de Montréal avec lesquels il remporte une Coupe Stanley en 1993. Plusieurs journalistes et experts considèrent Dionne comme l'un des meilleurs joueurs de la LNH et comme l'un des meilleurs joueurs de tous les temps n'ayant pas remporté la coupe Stanley.
Durant sa carrière, Dionne remporte plusieurs récompenses dont le trophée Art-Ross, le trophée Lady Byng, le trophée Lester-B.-Pearson et le trophée Lester-Patrick dans la Ligue nationale de hockey. Il est également désigné comme le meilleur attaquant lors de l'édition des championnats du monde de 1978. Un des arénas de Drummondville porte son nom, le Centre Marcel-Dionne. En 1992, Dionne entre au Temple de la renommée du hockey comme joueur, son chandail numéro 16 est précédemment retiré par les Kings de Los Angeles en 1990, équipe avec laquelle il passe les plus prolifiques années de sa carrière. Le 10 avril 2012, le député de Drummond, Yves-François Blanchet, fait une demande pour que Marcel Dionne reçoive la médaille d'honneur par l'Assemblée nationale.
Dionne est un joueur réputé pour la précision de ses tirs. Doté d'un petit physique, à ses débuts, certains pensent même qu'il ne jouera pas longtemps dans la Ligue nationale de hockey. Dionne est également un joueur rapide et habile sur la glace. Marcel Dionne est un meneur de jeu et un bon marqueur, ce qui plaît beaucoup aux fans des Kings et déplaît aux fans des autres équipes, tout en étant un joueur assez constant.
Il réussit à être reconnu même si le hockey sur glace n'est pas un sport très apprécié à Los Angeles. Dionne est un excellent joueur lors de la saison régulière, mais ne réussit jamais vraiment à se distinguer en séries éliminatoires : que ce soit avec les Red Wings de Détroit, les Kings de Los Angeles ou les Rangers de New York, il ne dépasse jamais le second tour. Il est un si bon marqueur qu'à un moment dans sa carrière, il atteint la deuxième place des meilleurs marqueurs de l'histoire de la ligue le 14 février 1988.
Fils de Laurette Sawyer et de Gilbert Dionne, Marcel naît et grandit à Drummondville dans la région administrative du Centre-du-Québec où il commence à patiner à l'âge de deux ans. Pour ne pas devoir travailler à l'aciérie, il est encouragé à jouer au hockey, seule autre option dans la ville. Il joue un temps au baseball dans la ligue provinciale. Dionne joue ses années juniors avec les Black Hawks de Saint Catharines dans la Ligue de hockey de l'Ontario ainsi qu'avec des équipes de hockey junior de Montréal et de Drummondville. Ces expériences lui permettent d'être un des meilleurs espoirs du repêchage amateur de la Ligue nationale de hockey 1971. Dionne participe à la Coupe Memorial 1971 où il affronte les Remparts de Québec et leur vedette Guy Lafleur ; les partisans traitent Dionne de traitre car il joue dans la LHO et non dans la LHJMQ. Un partisan va jusqu'à envoyer des grenouilles sur la patinoire. À la suite de ce que certains journalistes considèrent comme le meilleur échange de l'histoire des Canadiens de Montréal où le directeur général des Canadiens Sam Pollock échange aux Golden Seals de la Californie le premier choix des Canadiens et Ernie Hicke contre le premier choix des Seals et François Lacombe, Dionne peut être repêché par la seule équipe de la LNH de sa province de naissance. Son adversaire dans la Coupe Mémorial, Guy Lafleur lui est préféré par les Canadiens. Dionne est ensuite repêché en deuxième position par les Red Wings de Détroit et un autre Québécois, Jocelyn Guevremont, est repêché troisième.
En arrivant chez les Red Wings, Dionne a déjà une lourde pression sur ses épaules puisque son directeur général Ned Harkness attend de lui qu'il prenne la place de Gordie Howe chez les Red Wings, ce dernier ayant pris sa retraite l'année précédente. Malgré la pression due aux attentes des journalistes et des fans, Marcel marque 77 points durant sa saison en LNH, un record de la ligue pour une recrue, le record d'équipe pour le nombre d'assistances par une recrue, qu'il bat aussi, et gardera jusqu'en 1991 avec l'arrivée de Nicklas Lidström. Même si Dionne fait une excellent saison comme recrue, il n'est qu'au 3e rang des votes pour le trophée Calder, remis à la meilleure recrue de la saison régulière, derrière Ken Dryden, gardien et grande vedette en devenir de la Ligue nationale, et Richard Martin, membre de la « French Connection ». Sa première saison est tellement bonne qu'il reçoit une invitation à la Série du siècle 1972 contre l'équipe nationale soviétique, sans toutefois y jouer de match. À la suite d'une excellente saison de recrue, il reçoit des tâches plus élevées avec Détroit et la pression est d'autant plus grande que les Red Wings n'ont pas participé aux séries depuis deux saisons. Durant toute la période passée avec les Red Wings, ils n'arrivent pas une seule fois aux séries d'après-saison, ce qui contrarie ses patrons. Ces derniers disent que Dionne ne joue pas en équipe et qu'il est trop personnel et ce dernier répondit par deux déclarations qui n’enchantent pas la direction de l'équipe : « There were only three NHL-caliber players on that team » « I was not going to give one hundred percent in practice. » Ces phrases peuvent être traduites par : « Il n'y a que trois joueurs du calibre de la LNH dans cette équipe » et « Je ne vais pas me donner à 100 % pendant les entraînements ».
Ses dires sont suivis par plusieurs querelles entre la direction et Dionne, dont une où son entraîneur lui demande plus d'efforts lors d'un échauffement d'avant-match contre les Canucks. Par la suite, l’entraîneur demande à Dionne de partir, ce qu'il fait. Après cet affrontement, l'équipe suspend Dionne. Malgré ses problèmes avec la direction, Dionne marque quatre-vingt-dix points dont quarante buts durant cette saison. À la suite d'une suspension, Dionne demande à être échangé, mais annule finalement sa requête quand son entraîneur quitte l'équipe. En 1974-1975, Dionne joue sa dernière année de contrat et le nouvel entraîneur de l'équipe Alex Delvecchio nomme Dionne capitaine de l'équipe. Les 121 points de Dionne font de cette saison sa meilleure avec les Red Wings. À la fin de la saison, les Canadiens, les Blues, les Oilers, les Maple Leafs, les Sabres et les Kings essayent tous d'engager Dionne, qui choisit finalement les Kings avec un contrat de cinq ans d'un million et demi de dollars, soit 300 000 $ par année, contrairement à un contrat de quatre ans d'un million avec les Red Wings. À la suite de son départ, les Kings sont dans l'obligation de donner des compensations aux Wings : les joueurs Dan Maloney et Terry Harper. Dionne a plus tard avoué que son échec chez les Red Wings est son plus grand regret dans sa carrière de joueur de hockey.
Avec les Kings, Marcel Dionne connait sept saisons de plus de cent points, dont deux de 137 et 135 points au total. En 1980, Marcel Dionne remporte le trophée Art-Ross devant Wayne Gretzky, bien que les deux joueurs aient le même nombre de points, Dionne marque plus de buts que Gretzky, ce qui lui permet de recevoir le trophée. C'est durant la saison 1980-1981, lors de son 740e match dans la LNH, que Dionne marque son 1000e point dans la ligue. Il devient le joueur ayant atteint ce palier le plus tôt dans sa carrière. Dionne est membre à partir de 1979-1980 d'une ligne d'attaque surnommée la Triple Crown line (la « Ligne aux Trois Couronnes ») avec Charlie Simmer et Dave Taylor. Avant que Charlie Simmer se blesse pour une longue période, cette ligne est l'une des meilleures de la ligue, ainsi que l'une de celles qui marquent le plus de points.