María Margarita Vargas Santaella, également appelée Marie-Marguerite de Bourbon, née le 21 octobre 1983 à Caracas (Venezuela), est une cavalière vénézuélienne devenue française en 2012. Depuis son mariage avec Louis-Alphonse de Bourbon le 6 novembre 2004, prétendant légitimiste au trône de France, elle porte le titre de courtoisie de duchesse d'Anjou.
Marie-Marguerite de Bourbon est la fille cadette de l’avocat et banquier vénézuélien Víctor Vargas, président et propriétaire du Banco Occidental de Descuento (BOD) et troisième fortune du Venezuela, et de son épouse Carmen Leonor Santaella Tellería, séparés actuellement. Comme la plupart des Vénézuéliens, la famille Vargas descendrait du conquistador espagnol Alonso de Ojeda.
Son arrière-grand-père Simón Vargas Falcón, homme d'affaires né en 1891, fut maire de la ville de Libertad[Laquelle ?].
Marie-Marguerite vit sa jeunesse entre Caracas, Miami et les propriétés de ses parents dans d'autres pays.
Élevée dans le catholicisme, la jeune fille fait ses études secondaires chez les Ursulines avant d’entamer une licence de pédagogie à l'université métropolitaine de Caracas en 2002.
María Margarita est cavalière de concours de saut d'obstacles. Elle évolue au niveau pro-am (CSI 2*) et court sous les couleurs de son pays natal. Elle est également très active au sein du monde associatif et travaille notamment auprès de la Croix-Rouge ainsi que de l'ordre souverain de Malte.
Lors du mariage de sa sœur aînée María Victoria avec Francisco Javier d’Agostino Casado, elle fait la connaissance d’un très bon ami de son nouveau beau-frère, Louis-Alphonse de Bourbon. À partir de cette rencontre, les jeunes gens entament une relation étroite, qui aboutit à leurs fiançailles.
Le 6 novembre 2004, elle épouse religieusement, à La Romana, en République dominicaine, Louis-Alphonse de Bourbon, duc d'Anjou et prétendant au trône de France (« Louis XX » pour les légitimistes). Ce dernier est le fils d'Alphonse de Bourbon (1936-1989), duc d’Anjou et duc de Cadix, lui-même prétendant légitimiste au trône de France en tant qu’Alphonse II, et de son épouse Carmen Martínez-Bordiú y Franco.
Depuis cet évènement, couvert par les médias hispaniques et la presse du cœur française, elle, son époux et leurs enfants font de temps à autre l'objet d’articles relatifs à leur vie familiale. Parmi les journaux et magazines espagnols spécialisés dans le gotha mondain, ¡Hola! est ainsi celui qui consacre le plus d’articles au couple.
En 2010, elle déclare : « En France, il n'y a pas de monarchie. Mon mari, nous, représentons une institution. De là à être reine, il y a un pas. […] Si un jour il y avait un trône en France, je remplirais volontiers mes obligations, mais je ne crois pas qu'il se passe quelque chose de semblable. »
En 2012, Marie-Marguerite de Bourbon acquiert la nationalité française.
Elle est devenue la marraine du 19e régiment du génie (19e RG), basé à Besançon.
De son union avec Louis-Alphonse de Bourbon sont nés :
Eugénie de Jésus de Bourbon (née le 5 mars 2007 à Miami, États-Unis), actuelle Madame Royale, baptisée le samedi 2 juin suivant par le nonce apostolique en France, Fortunato Baldelli (depuis cardinal), à la nonciature apostolique de Paris ;
Louis de Jésus de Bourbon (né le 28 mai 2010 à New York, États-Unis), titré dès sa naissance Dauphin de France, duc de Bourgogne par son père ;
Alphonse de Jésus de Bourbon (né le 28 mai 2010 à New York, États-Unis), son frère jumeau, titré duc de Berry par son père. Les jumeaux sont baptisés le 5 septembre suivant au Vatican, en la basilique Saint-Pierre par le cardinal Angelo Comastri, vicaire général du pape Benoît XVI ;
Henri de Jésus de Bourbon (né le 1er février 2019 à New York, États-Unis), titré duc de Touraine.
Les titres portés par les membres de la maison de Bourbon n'ont pas d'existence juridique en république française, et sont considérés comme des titres de courtoisie attribués par le chef de maison.