Ce Jour-là

Mangareva

Île principale de l'archipel des Îles Gambier, Polynésie française

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Mangareva (en tahitien Ma'areva) est la principale et la plus centrale des îles de l'archipel des îles Gambier. Elle est administrativement divisée en sous-zones ou communes associées ou villages ou unités géographiques de recensement de Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF) (les districts) qui sont : Rikitea, Kirimiro, Gatavake, Atituiti, Akaputu et Taku. Le village de Rikitea ou “Commune de Rikitea – zone Gambier”, îles Gambier), est le chef-lieu de l'île ainsi que de l'archipel des Gambier.

Mangareva est situé à 1 590 km au sud-est de Tahiti. L'île mesure 8 km de longueur pour une surface totale de terres émergées de 15,4 km2. Les points culminants de l'île sont le mont Duff à 441 m d'altitude et le mont Mokoto à 423 m.

Administrativement, il n'y a qu'une seule commune (Commune de Rikitea - Zone Gambier) pour l'archipel ; La commune des Gambier est composée de 16 îles rattachées, mais l'Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF) utilise ce découpage géographique pour le recensement de la population (Rikitea concentrant la majorité de la population et des services).

A échelle infra-communale, existe le concept de District « Afin de faciliter le recensement, l’ISPF découpe chaque commune ou commune associée en unité géographique homogène d’environ 400 habitants (l’équivalent de 100 logements) ».

Dans chaque district, on trouve les « quartiers » qui sont l'unité de base pour la diffusion du recensement.

Mangareva possède un climat équatorial (Köppen: Af) avec des températures élevées et des pluies modérément fortes toute au long de l'année.

En 2017, la population totale de Mangareva est de 1 384 personnes principalement réparties dans sept villages (ou districts) : Rikitea (511 habitants), Gatavake, Kirimiro, Taku, Akaputu, Atirikigaro et Atiaoa ; son évolution est la suivante :

La densité de peuplement était de 90 (RGP 2017) hab/km² ; avec 386 ménages. Les classes d'âge étaient :

L'île de Mangareva a été abordée durant le premier millénaire ap. J.C. par les Polynésiens qui y ont élevé des marae. Cette île commerçait beaucoup avec d'autres, dont en particulier les îles Pitcairn et Henderson. Cependant ces premiers habitants ont surexploité les ressources de l'île, ce qui a eu pour conséquences de distendre les liens avec les autres îles.

La séquence archéologique de Mangareva documente l'occupation de l'île entre environ 1200 apr. J.-C. et le début du XIXe siècle, période confirmée par huit datations au radiocarbone (issues d'échantillons de fouilles faite en 1959). Des recherches récentes sur Pitcairn et Henderson montrent que ces îles formaient avec Mangareva une sphère d'interactions à long terme, suggérant l'existence de dépôts culturels antérieurs (800–1200) à Rikitea.

Les données indiquent une colonisation initiale vers 700–800 apr. J.-C., cohérente avec celle de l'île de Pâques et d'Henderson, dont les assemblages archéologiques présentent des similitudes.

Les travaux linguistiques associent les langues originelles de Mangareva, Henderson, Pitcairn et de l'île de Pâques à un premier sous-groupe polynésien oriental formé à cette époque ; un contact secondaire avec des locuteurs marquisiens, entre 1100 et 1300, aurait transformé le mangarévien en langue marquisique, diffusée ensuite jusqu'à Rapa.

La première mention de l'île par un Européen est faite par le navigateur anglais James Wilson le 19 mai 1797 : il y séjourne une semaine. L'île est aussi visitée durant quinze jours à partir du 29 décembre 1825 par Frederick William Beechey qui la nomme « Pear Island », puis le 4 août 1838 par l'explorateur français Jules Dumont d'Urville qui y fait escale durant onze jours.

Au XIXe siècle, Mangareva devient un territoire français peuplé alors d'environ 1 500 habitants autochtones vers 1850.

Au XXe siècle, en juillet 1966, les Mangareviens sont exposés aux retombées radioactives dues aux essais nucléaires de l'armée française à Moruroa et Fangataufa (lesquels ont pris fin en 1996) : les responsables militaires ont connaissance des doses reçues par l'île et de leurs effets, mais les Mangareviens ne parviennent pas à faire reconnaître leurs maladies comme liées à ces essais et à en obtenir réparation : cette information ne sera rendue publique qu'en 1998 par le journaliste Vincent Jauvert.

En 2012, il y avait 305 résidences principales sur l'île, 1048 électeurs inscrits et 19 élus dans le conseil municipal (en mars 2020)

L'île et son environnement marin abritent une riche biodiversité, même si en partie dégradée par l'exploitation ou la surexploitation de certaines ressources naturelles. Ce patrimoine est encore incomplètement inventorié .

Retombées des essais nucléaires

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