Ce Jour-là

Magic Johnson

Joueur de basket-ball américain

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Earvin Johnson Jr., dit Magic Johnson, né le 14 août 1959 à Lansing dans le Michigan, est un joueur américain de basket-ball.

Il devient champion universitaire avec les Spartans de l'université d'État du Michigan lors de l'édition de 1979, édition où il est désigné joueur le plus remarquable ou Most Outstanding Player. Il rejoint ensuite la National Basketball Association (NBA) et la franchise des Lakers de Los Angeles où il remporte cinq titres de champion, en 1980, 1982, 1985, 1987 et 1988.Il finira aussi sa carrière dans cette équipe. Lors de ces titres, il est élu trois fois meilleur joueur des finales NBA, NBA Finals Most Valuable Player. Il remporte également trois titres de meilleur joueur de la ligue, NBA Most Valuable Player en 1987, 1989 et 1990. Élu parmi les cinquante meilleurs joueurs du cinquantenaire de la NBA en 1995, il est introduit en 2002 au Hall of Fame, le temple de la renommée du basket-ball, et en 2010, figure une seconde fois au palmarès de celui-ci en qualité de membre de la Dream Team avec laquelle il remporte le titre olympique aux Jeux de Barcelone aux côtés de Michael Jordan et Larry Bird. L'opposition entre ce dernier et Magic Johnson, qui débute en finale universitaire et se poursuit en NBA, avec en particulier trois finales les opposant directement, est un facteur clé du renouveau de l'intérêt envers le basket-ball américain.

Après avoir mis un terme à sa carrière à la suite de son annonce d'avoir contracté le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), il occupe durant une partie de la saison le poste d'entraîneur de sa franchise avant de revenir durant la saison 1995-1996, mettant un terme définitif à sa carrière à la fin de celle-ci. Il devient ensuite un ambassadeur pour la prévention contre le syndrome d'immunodéficience acquise (sida). C'est également un commentateur de la NBA pour la télévision. Il réussit sa carrière d'homme d'affaires, celle-ci lui permettant en 2012 de figurer parmi les principaux membres d'un groupe d'investisseurs qui rachète la franchise des Dodgers de Los Angeles en baseball.

Évoluant au poste de meneur malgré une taille inhabituelle à ce poste, où il est considéré comme le meilleur de l'histoire, il est également capable d'évoluer à l'occasion sur d'autres postes, la principale démonstration ayant lieu lors de la sixième rencontre des Finales NBA 1980 où sa prestation au poste de pivot est considérée comme l'une des meilleures de l'histoire et donne le titre à sa franchise.

Nommé président de la franchise des Lakers de Los Angeles le 21 février 2017, il démissionne de ses fonctions le 10 avril 2019.

Né dans le Michigan à Lansing, capitale de l'État se situant à une heure et demie de Chicago, il est le fils de Earvin Johnson Sr. et de Christine. Il compte un demi-frère et deux demi-sœurs, Michael, Lois et Mary, enfants issus d'un précédent mariage de Earvin Johnson Sr., et sept frères et sœurs, Quincy, Larry, Peal, Kim et des jumelles Evelyne et Yvonne, Earvin étant le quatrième de ceux-ci.

C'est au sein de cette famille qu'il apprend les vertus du travail : son père travaille dans une usine de General Motors et occupe en parallèle un deuxième emploi pour offrir à sa famille une vie dans une maison modeste de trois chambres. Sa mère, sur laquelle repose déjà la responsabilité de l'éducation de ses enfants, est employée comme gardienne d'école. Très jeune, il doit participer aux charges de la famille. Dès l'âge de dix ans, il travaille pour gagner son propre argent, notamment en nettoyant les bureaux de deux Afro-Américains de Lansing. Le succès de ces derniers conforte le jeune Earvin Johnson dans son besoin de réussite.

La pratique du basket-ball est également influencée par sa famille : Earvin Johnson Sr. a été basketteur en high school, et sa mère a également pratiqué ce sport, tout comme ses frères ainés. Earvin Johnson et son père regardent souvent le dimanche le match de la NBA, le père expliquant à son fils les principes du basket, comme le pick-and-roll ou les différentes options de défense. Cette éducation a lieu également sur les terrains, où tous deux jouent fréquemment l'un contre l'autre, le père n'hésitant pas à jouer dur vis-à-vis de son fils, ce qui forge encore plus le caractère de ce dernier et le convainc de ne pas attendre les sifflets des arbitres et d'aller au contact.

Il passe beaucoup de temps à pratiquer des exercices notamment ceux consistant à apprendre à dribbler des deux mains, ou à réussir des lay-ups, toujours avec les deux mains. Bien qu'il ait de très fortes chances d'intégrer l'équipe avec un mode de sélection habituel, cette dextérité est finalement un avantage lors des sélections pour intégrer l'équipe de seventh grade : l'entraîneur demande à l'ensemble des joueurs de dribbler et tirer avec la main faible. Avec l'équipe de Dwight Rich Junior High, il remporte deux titres de champion de Lansing. Toutefois, son père ne peut assister à ses rencontres, celles-ci se déroulant alors qu'il se trouve au travail. Finalement, après avoir vu une première demande refusée, Earvin Johnson Sr. se voit autoriser à quitter son travail pour voir son fils dont la notoriété commence à se répandre.

Earvin Johnson rejoint la Everett High School, bien que Sexton High School, école fréquentée par une majorité d'afro-américains, soit plus proche de son domicile. Ceci est lié à la politique d'intégration qui a lieu à cette époque. Il connaît des problèmes d'adaptation dans cette école de Blancs : bien qu'il soit intégré dans l'équipe de l'école, la majorité des joueurs n'accepte pas sa présence. Finalement, après avoir envisagé de quitter celle-ci, il demeure au sein de l'équipe, la faisant passer d'une équipe médiocre à une équipe victorieuse. C'est au sein de cette école que le surnom de « Magic » lui est octroyé : Fred Sabley Jr., journaliste du Lansing State Journal, propose à Earvin Johnson de le nommer ainsi après un match où il termine avec 36 points, 18 rebonds, et 16 passes décisives mais ce n'est finalement que lors d'une nouvelle bonne prestation de Johnson qu'il utilisera pour la première fois ce surnom. Earvin Johnson obtient sa première récompense individuelle avec un titre de Michigans's Prep Player of the Year décerné par United Press International. Lors de sa dernière année à Everett, qu'il termine avec des moyennes de 28,8 points et 16,8 rebonds, il conduit son équipe au titre de champion de l'État à la suite d'une victoire après prolongation face à Birmingham Brother Rice avec 34 points et 14 rebonds de Johnson.

Durant l'été, il fait partie d'une sélection des meilleurs joueurs de lycée qui se rend en Europe pour disputer le tournoi de Mannheim. Lors de celui-ci, la sélection américaine inflige de lourdes défaites face à des sélections juniors : les écarts sont respectivement de 53 points, 72, 56, 64 et 52 points, contre l'Espagne, la France, l'Italie, la Belgique et la Tchécoslovaquie. En demi-finale, ils s'imposent 146 à 47 avec un écart de 99 points contre l'Allemagne de l'Ouest. En finale, les Américains s'imposent avec une différence de 27 points.

Courtisé par de nombreuses écoles, son choix se fait entre deux universités du Michigan, l'université du Michigan et l'université d'État du Michigan. Ses amis et son père, qui a toujours supporté l'équipe, lui conseillent de rejoindre les Spartans de l'université d'État, le club de son cœur. Toutefois, ce sont les rencontres avec Jud Heathcote, entraîneur en chef des Spartans, et Vernon Payne, son assistant, qui lui permettent de prendre sa décision : l'assurance faite par Heathcote de le faire évoluer au poste de meneur comme il le désire est décisive dans son choix de jouer pour l'université d'État. Celle-ci reste sur une saison conclue avec un maigre bilan de dix victoires pour dix-sept défaites.

Lors de la première saison de Magic Johnson, son équipe n'est pas citée parmi les favoris au départ de la saison. Elle remporte cependant le championnat de sa conférence, la Big Ten Conference, ce qui lui permet de figurer parmi les quarante équipes disputant le tournoi final de la NCAA. Lors de celui-ci, les Spartans éliminent les Friars de Providence, puis les Hilltoppers de Western Kentucky, s'inclinant en finale régionale face aux Wildcats du Kentucky sur le score de 52 à 49, Magic Johnson étant limité à 6 points, 4 rebonds et 5 passes décisives en raison notamment d'une défense de zone en 1-3-1 mise en place par Kentucky pour l'empêcher de pénétrer, le centre de la raquette étant défendu par le pivot.

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