Ce Jour-là

Machine à écrire

Machine pour écrire des caractères

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Une machine à écrire est une machine mécanographique permettant de produire des documents avec des caractères imprimés. Elle se présente sous la forme d'un clavier comportant une cinquantaine de touches représentant les caractères qui seront imprimés sur le papier.

Elle peut être portative et légère (pour travailler en voyageant), intermédiaire ou de bureau (plus lourde, mais moins fragile).

Elle a été utilisée de la fin du XIXe siècle (notamment par les dactylographes, ou « dactylos ») jusqu'à l'apparition, au XXe siècle, des machines à mémoire électronique, qui préfigurent le déclin et le remplacement de la machine par l'ordinateur à la fin du XXe siècle. L'ordinateur offre en effet des fonctionnalités puissantes reposant sur les techniques de numérisation, le traitement de texte, les outils bureautiques et multimédias et la publication assistée par ordinateur (PAO).

Retracer l'origine de la machine à écrire, et lui donner une date de naissance n'est pas une mince affaire. De nombreux brevets furent déposés, et de nombreuses machines furent construites avant que E. Remington and Sons ne réussisse à en industrialiser pour la première fois la production et la vente à la fin du XIXe siècle.

Si, techniquement, rien n'aurait empêché la machine à écrire d'être inventée dès le Moyen Âge, vu le degré de sophistication de l’horlogerie européenne dès le XIIIe siècle, et si des récits rapportent l'existence de machines à écrire au XVIIe siècle (dont une une machine à caractères typographiques qui aurait été construite par un horloger du nom de Le Roy et offerte à Louis XIV) sans qu'aucune preuve de leur existence réelle n'ait survécu, ce n'est que le 7 juin 1714 que le premier brevet pour une machine à écrire fut déposé. Il le fut par un Britannique, Henry Mill, ingénieur en chef d'une société appelée la New River Company. Mais le brevet donne peu de détails techniques sur l'invention, et il ne reste aucune trace de sa potentielle production.

Les premiers usages attestés de machine à écrire avaient pour but non pas l'impression de lettres, mais le poinçonnage de caractères à destination des personnes aveugles. C'est ainsi que vers 1804, Valentin Haüy, fondateur des premières écoles pour aveugles, invente un système qui permet à une machine de poinçonner du papier épais ; cette machine n'était pas utilisable par des personnes voyantes qui n'étaient pas spécialement formées car elle n'imprimait rien en « noir ».

Toujours dans l'objectif d'aider les personnes aveugles à écrire, et notamment son amie la comtesse Carolina Fantoni da Fivizzano, en 1806, Pellegrino Turri (it) inventa le papier carbone. Cette invention en entraîna une autre, celle d'une machine à écrire qui poinçonnait ce papier noir, comme le montre une lettre écrite sur cette machine datée du 8 octobre 1808 et qui a été conservée. C'est la première machine à écrire dont nous pouvons prouver le fonctionnement.

Quelques années plus tard, après l'invention d'une écriture spécifique par Charles Barbier de La Serre et Louis Braille (l'écriture braille), et son correspondant lisible par les personnes voyantes (le décapoint), de nouvelles machines sont inventées pour poinçonner avec cette écriture comme celle de Pierre-François-Vicor Foucault en 1843, le raphigraphe.

Aucun de ces précurseurs, cependant, ne fut adopté largement, et il faut attendre le troisième tiers du XIXe siècle pour que la fabrication industrielle de machine à écrire prenne son essor.

1714 : Premier brevet accordé à l'Anglais Henry Mill.

1808 : La première machine à écrire fonctionnelle est probablement l'appareil que l'Italien Pellegrino Turri (it) fabriqua en 1808 pour la comtesse aveugle Carolina Fantoni da Fivizzano. Une lettre écrite sur cette machine datée du 8 octobre 1808 a été conservée et montre qu'elle a été écrite en utilisant du papier de couleur et des caractères d'imprimerie.

1820 : Paul-Louis Courier attribue à un mathématicien allemand, Kirkhausen, l'invention de l'appareil de « tachitypie », consistant en une nouvelle presse mobile, légère, maniable et portative, qui permet d'« écrire comme on parle ».

1823 : l’Italien Pietro Conti di Cilavegna a inventé un nouveau modèle de machine à écrire, le tachigrafo, également appelé tachitipo, sans trouver d'argent pour le financer.

1829 : The Typographer de l'Américain William Austin Burt (en), breveté le 23 juillet.

1833 : le français François Xavier Progrin dépose le brevet d’une machine à écrire, appelée « plume typographique ».

1837 : Cembalo scrivano ou clavecin scribe, de l’Italien Giuseppe Ravizza (it).

1839 : Pierre-François-Victor Foucault, ami de Louis Braille, invente une machine à écrire constituée d'un ensemble de leviers terminés par des poinçons gravés et actionnés par un ensemble de touches, qui permet d’écrire en raphigraphie. Ce système typographique, initialement inventé par Braille, permet de reproduire en relief des lettres sur papier, lisibles à la fois de façon tactile par les aveugles et visuelle par les voyants non formés à l’alphabet Braille ; ceci facilite les échanges entre les aveugles et leur famille.[réf. souhaitée]

1850 : Invention de la machine à écrire avec ruban encreur, par Oliver T. Eddy, à Baltimore.

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