Lyndon Hermyle LaRouche, Jr., né le 8 septembre 1922 à Rochester (New Hampshire) et mort le 12 février 2019 à Leesburg (Virginie), est un homme politique, essayiste et polémiste américain.
Il est président fondateur du LaRouche PAC, un comité d'action politique créé en 2004, et fondateur des revues Fusion et Executive Intelligence Review. Bien qu'il n'ait aucun diplôme en économie, il se présente comme spécialiste de l'« économie physique » et défend un programme de réorganisation complète du système financier international.
Il est candidat à la primaire démocrate pour l'élection présidentielle américaine de 1996, où il est battu par le président sortant Bill Clinton, en obtenant 5,47 % des suffrages, soit près de 600 000 voix.
En France, ses idées sont défendues par Jacques Cheminade, fondateur du parti Solidarité et progrès après sa candidature à l'élection présidentielle de 1995. En Allemagne, le représentant de LaRouche est son épouse, Helga Zepp-LaRouche, fondatrice et présidente de l'Institut Schiller défendant les opinions de LaRouche ; elle fut candidate à la chancellerie allemande pour le Bürgerrechtsbewegung Solidarität (de) (BüSo, Mouvement des droits civiques Solidarité).
Lyndon Hermyle LaRouche, Jr. est l'aîné des trois enfants de Jessie Lenore (née Weir) et Lyndon H. LaRouche, Sr. Ses parents sont devenus quakers et ils ont interdit à leur fils de se bagarrer avec d'autres enfants. Adolescent, Lyndon lit intensivement les philosophes et adhère aux idées de Leibniz. En 1940, le père de Lyndon est exclu de la Société des Amis (quakers), sa femme et son fils Lyndon démissionnent par sympathie.
LaRouche entre en politique comme militant trotskiste. Après avoir tenté de créer un « tiers parti » (l'US Labor Party (en)) dont il sera le candidat en 1976, il se porte candidat à chaque investiture démocrate : 1980, 1984, 1988, 1992, 1996, 2000, 2004. Il n'obtient cependant jamais un seul délégué.
Pendant le premier mandat de Ronald Reagan, LaRouche prétend être à l'origine de l'Initiative de défense stratégique, qu'il défend comme une alternative à la doctrine de la destruction mutuelle assurée (Mutual Assured Destruction ou MAD). Il prétend également avoir été chargé par le gouvernement américain de négociations non officielles avec l'URSS sur ce sujet délicat. Des officiers américains comme le général Daniel O. Graham (en) ont explicitement démenti ces allégations.
En décembre 1988, le tribunal d'Alexandria (Virginie) condamne LaRouche à quinze ans de prison pour « fraude postale » et « conspiration en vue de commettre une fraude fiscale », après qu'il s'est défaussé du remboursement d'une certaine somme empruntée à ses soutiens lors de la campagne présidentielle. Il continue cependant ses activités politiques pendant son incarcération, dont sa candidature présidentielle en 1992. Il est libéré sur parole en 1994.
Après la convention de Boston en 2004, il donne son soutien au candidat démocrate John Kerry, désigné par le parti.
En 2005, sa femme participe à la conférence "anti-impérialiste" Axis for Peace, organisée par Thierry Meyssan du Réseau Voltaire. Rudy Reichstadt, de Conspiracy Watch, qualifie la liste des participants de « who’s who des auteurs conspirationnistes les plus en vue de l’époque. »
Depuis la publication par son mouvement en 1978 du livre-enquête Dope, Inc. affirmant dévoiler les circuits politiques et financiers derrière le trafic de drogue international et son blanchiment offshore, Lyndon LaRouche s'attaque régulièrement à ce qu'il appelle l'Empire britannique. Il s'agit d'une thèse que l'on retrouve notamment dans le livre Treasure Island (The Bodley head, 2011) du journaliste britannique Nicholas Shaxson ou le documentaire de Mathieu Verboud La City, la finance en eaux troubles (Zadig productions/France 5, 2011). Il a aussi affirmé, après une contre-enquête menée par le magazine EIR, que la monarchie britannique est derrière la mort de la princesse Diana. Il déclare aussi que l'arrivée d'Hitler et de Mussolini au pouvoir se sont faites avec l'approbation des milieux financiers de la City et de Wall Street[réf. nécessaire]. Il affirme également que les attentats du 11 septembre 2001 ont été « un travail de l’intérieur pour le compte de ce que l’Administration Bush-Cheney représente », soulignant en particulier l’implication directe du vice-président Dick Cheney, décrit comme le personnage principal de l'opération. Il ajoute que ces attentats ont été déclenchés avec les complicités de l’« Empire britannique » et de l’Arabie saoudite.
Il pense que depuis le rapport Kissinger de 1965, où il était déclaré que l'Afrique risquait de ne pas pouvoir nourrir une population toujours croissante, les États-Unis ont tout fait pour empêcher le Tiers monde en général de se développer économiquement et a même encouragé des politiques génocidaires en Afrique.
LaRouche défend l'Inde et son droit à développer sa propre énergie nucléaire civile basée sur le cycle du thorium et non plus l'uranium qu'elle ne produit pas. Il prétend aussi que les États-Unis font tout pour barrer la route à l'Inde sur cette voie.
Au sujet des guerres balkaniques des années 90, il déclare que les empires ont toujours sauvegardé leur prééminence en faisant éclater des conflits partout où ils le pouvaient, sans avoir l'intention le moins du monde de mener une guerre à terme ou même de la gagner. Dans la foulée, il juge très sévèrement le rôle de Madeleine Albright dans le conflit.
Selon LaRouche, les jeux vidéo auraient une influence grandissante et néfaste sur la jeunesse, encourageant la violence ; il leur reproche notamment la fusillade de l'université Virginia Tech.
Sur le réchauffement climatique
Il ne croit pas au réchauffement climatique et indique que les températures relevées sont des mensonges.
Sur le sida et l'homosexualité