Ce Jour-là

Lydia Guirous

Femme politique franco-algérienne

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Lydia Guirous [li.dja ɡi.ʁus], née le 28 décembre 1984 à Tizi Hibel (Algérie), est une femme politique française, également de nationalité algérienne.

Ancienne militante au Parti radical, elle est nommée en 2015 secrétaire nationale chargée des valeurs de la République et de la laïcité à l'UMP par Nicolas Sarkozy. Elle est porte-parole du parti Les Républicains de 2015 à 2016 puis entre 2017 et 2019.

Son livre Allah est grand, la République aussi, publié en 2014, lui a valu une grande couverture médiatique, surtout après les attentats de janvier 2015 en France.

Le 13 juillet 2023, elle est nommée en Conseil des ministres préfète déléguée pour l’égalité des chances auprès du préfet de la Gironde, mandat au cours duquel elle est visée par six signalements pour risques psychosociaux. Elle est démise de ses fonctions le 5 février 2025.

Lydia Guirous est née en 1984 à Tizi Hibel, un village des montagnes de la wilaya de Tizi Ouzou, en Algérie. Elle est la petite-nièce de l'écrivain Jean Amrouche. Ses grands-parents se sont installés à Roubaix dans les années 1950. En novembre 1989, ses parents, inquiets de l'évolution politique en Algérie, s'installent en France avec leurs sept enfants. Elle entre pour la première fois à l’école, en CP, à son arrivée en France. Elle comprenait le français car sa famille s'exprimait souvent dans cette langue. « Mais devant d'autres petits Français c'était difficile » décrit-elle plus tard.

Après son bac, sa famille déménage près de Bordeaux où elle réside dix ans avant de revenir à Roubaix pour motifs professionnels. À son retour, elle dira plus tard n'avoir plus reconnu la ville : « le communautarisme avait tout envahi. C'était une sorte de bled importé dans le nord de la France… le supermarché est devenu un Halal Market... où une femme en hidjab vous dit bonjour et vous interroge en arabe. » « Il y a même des burqas, alors que c’est interdit. » Sa vision de Roubaix est toutefois critiquée par d'autres personnalités musulmanes de la ville.

Elle est diplômée d'un master en gestion de l'université Paris-Dauphine (2009) et d'un master en finance de l'ESCP Europe (2015). Sa carrière est marquée par son engagement politique et associatif : elle préside à partir de 2009 l'association Jeunes sarkozystes du 92 puis fonde le club Future, au Féminin qui se décrit comme un mouvement pour un « féminisme républicain et pragmatique ».

Son mariage à un homme de confession catholique à l'église Saint-Augustin de Paris correspond selon elle « à l'esprit d'ouverture qu'incarne ce saint d'origine berbère... Augustin était le trait d'union entre nos deux cultures et nos deux confessions. »

Ils donnent naissance à une fille en 2017 puis à une deuxième en 2020.

Lydia Guirous fonde en 2010 le club « Future au féminin », où elle s'intéresse notamment à la discrimination contre les femmes dans le monde du travail et à la relation entre femmes et islam. Le secrétaire général de ce club est Jacques Touzard, conseiller technique à la politique de la ville sous le mandat de Fadela Amara. Elle décrit dans son livre qu'elle a subi elle-même des avances lors d'entretiens d'embauche. Elle est la créatrice de la première cellule de prise en charge psychologique des femmes victimes de harcèlement sexuel, « SOS harcèlement sexuel », au sein des hôpitaux publics avec le professeur Charles Peretti.

Lydia Guirous fonde, au sein de « Future au féminin » en 2011, un think tank réservé aux femmes, intitulé « Des femmes au service de l’Homme ». Elle est « en désaccord avec les discours et méthodes des associations féministes « classiques », elle prône un féminisme pragmatique, de rassemblement et refusant les discours victimaires et empreints de compassion qui ne font pas avancer les femmes. » Guirous commence à s'engager en politique au centre droit, et s'oppose à d'autres associations féministes traditionnellement plus à gauche comme Ni putes ni soumises ou Osez le féminisme !, auxquelles elle reproche notamment d'accepter le port du voile islamique.

À la suite de plusieurs de ses prises de position, des membres de « Future au féminin », dont Élisabeth Guigou, quittent le club, qui est aussi dénoncé comme une instrumentalisation politique par d'autres associations.

En 2021, Lydia Guirous est essayiste et éditorialiste politique à CNews. La même année, elle est invitée à de nombreuses reprises en tant que personnalité du monde politique dans l'émission 120 Pourcent News d'Alain Marschall, sur BFM TV.

Lydia Guirous rejoint le Parti radical valoisien qui est membre de l'UDI en 2012. Elle en est la candidate lors des élections législatives de 2012, dans le 20e arrondissement de Paris. Elle obtient 0,77 % des voix.

Elle critique alors le gouvernement socialiste affirmant que « rien n'a changé depuis que les socialistes sont au pouvoir… Il n'y a que des reculades… sur le non-cumul des mandats, mais aussi la parité ». Elle rappelle que « dans le gouvernement précédent, on avait une femme à la Défense, une à l'Économie, une à la Justice ».

Elle prend position en faveur du renforcement de l'accès à l'IVG au moment de la discussion du projet de loi pour l'égalité homme-femme en tant que « membre du parti de Simone Veil » et contre les « groupuscules » militant contre l'IVG.

Adhésion à l'UMP et cadre de LR

Lydia Guirous développe des liens avec l'UMP, sans y adhérer, en présidant l'association Jeunes sarkozystes du 92 à partir de 2009. Après la parution de son livre Allah est grand la République aussi (« On est venu me chercher parce que j’ai écrit ce livre »), dans lequel elle dénonce le « défilé permanent de filles en burqa » dans des quartiers « gangrenés par le communautarisme » et défend « l’assimilation » contre la double culture, elle est sollicitée par Nicolas Sarkozy après les attentats de Charlie Hebdo et intègre l'UMP en tant que « secrétaire nationale thématique aux valeurs de la République et à la laïcité ».

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