Ce Jour-là

Lutte

Forme de sport de combat

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La lutte est une discipline sportive et un sport de combat. Il en existe un très grand nombre de variétés mais on peut en distinguer trois principales : la lutte libre (LL), la lutte gréco-romaine (GR) et la lutte féminine (LF).

La lutte est un système de combat à mains nues au cours duquel les adversaires se mesurent au corps à corps sur un tapis sans attraper la tenue de l'adversaire (comme en no-gi mais contrairement au judo ou aux oppositions en "gi" du jiu-jitsu brésilien et du grappling). L'objectif est de remporter le combat soit en faisant tomber l'adversaire au sol et en maintenant ses deux épaules collées au tapis : c'est le tombé ; soit en gagnant aux points. Il existe cependant des règles particulières selon les différents styles. Ne pas confondre avec le catch aussi nommé « lutte professionnelle » ou simplement « lutte » au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Les deux lutteurs, front contre front et tenus l'un à l'autre, forment un λ dessiné par le haut du corps et les jambes. Les Spartiates furent les premiers à se montrer nus et se frotter d'huile dans les compétitions sportives. Les athlètes portaient une ceinture qui cachait le pénis, et selon Thucydide, la pratique n'a été abandonnée que peu de temps avant le Ve siècle av. J.-C. La zone de combat était en terre battue qu'on mouillait pour rendre les chocs moins violents. Les combats étaient supervisés par un arbitre tenant un bâton avec lequel il venait pointer les fautes pouvant être commises par les combattants.

Il s'agissait de la discipline de combat la plus populaire des jeux panhelléniques avec des athlètes célèbres comme Milon de Crotone.

Pour remporter un affrontement, les participants devaient marquer un total de trois points. On dénombre trois manières de marquer un point; la première est de projeter l'adversaire sur son dos, sa hanche ou son épaule, la deuxième consiste à faire en sorte que n'importe quelle partie du corps de l'adversaire touche le sol en dehors de la zone de combat, enfin la dernière est de soumettre son opposant à l'aide d'une prise de soumission comme un étranglement. L'étranglement arrière depuis une prise du dos d'un adversaire ventre au sol, semble être une soumission fréquente à l'époque. Une soumission très fréquente dans des sports actuels comme le MMA ou encore le jiu-jitsu brésilien.

En Grèce antique la lutte aurait été inventé par Palaestra, une fille du dieu Hermès, déesse de la lutte.

Histoire de la lutte en Europe

La lutte est pratiquée en Europe depuis l'Antiquité. Elle fut pratiquée à toute époque avec des règles différentes selon les régions. De nombreux maîtres de lutte ont écrit des traités sur leur art, par exemple au Moyen Âge : Fiore dei Liberi (Italien), Pietro Monte (Italien), Ott le juif (Allemand), Fabian von Auerswald (Allemand), Sigmund Ringeck (Allemand).

Puis au XVIIe siècle Nicolas Petter (1624 – 1672), un Allemand qui publie un traité en 1674 puis 1680.

Au XVIIIe siècle Jean-George Pasche (Allemand), qui publie de nombreux ouvrages, dont un sur la lutte en 1657.

Au XIXe siècle, la lutte se développe encore davantage. De nombreux traités sont publiés comme ceux de Léon Ville, Paul Pons, et de François le Bordelais (pseudonyme de Paul Levacher). Des lutteurs inscrivent leurs noms dans l'histoire comme Joseph Arpin et les frères Marseille. Ils pratiquaient à l'époque la « lutte française » ancien nom de la lutte gréco-romaine. En Suisse on peut citer A. Birmann qui publie le Manuel de lutte libre en 1876.

Au début du XXe siècle l'arrivée du ju-jitsu japonais bouleverse les pratiques, et de nouvelles méthodes, souvent orienté vers la défense personnelle, mélangeant ju-jitsu, lutte français et boxe française sont créés comme celles de Charles Péchard (Le jiu-jitsu pratique - 1906), de A. Buvat (Le memento de Jiu-Jitsu - 1906) ou d'Emile Maitrot (Les sports de défense - 1920).

Lors des Jeux olympiques, l'apparition de la lutte à Athènes en 1896 fut tellement importante d'un point de vue historique qu'elle devint l'élément central des Jeux. La lutte gréco-romaine était perçue comme la vraie réincarnation de la lutte grecque et de la lutte romaine de l'Antiquité.

La lutte libre a été admise aux Jeux olympiques lors de la session du CIO tenue à Paris en 1901. Les premières épreuves olympiques ont eu lieu lors des Jeux olympiques d'été de 1904 à Saint-Louis aux États-Unis. Les officiels olympiques décidèrent d'ajouter cette nouvelle discipline, au passé certes moins riche et moins noble que son aînée mais jouissant d'une énorme popularité notamment en Grande-Bretagne et aux États-Unis, l'une des attractions vedettes des fêtes foraines et des foires du XIXe siècle, une forme de divertissement professionnel.

Tout comme la lutte gréco-romaine, elle compte désormais parmi les grandes disciplines des Jeux olympiques.

Aujourd'hui, la fédération de Russie domine en lutte, aussi bien en lutte libre qu'en lutte gréco-romaine, mais elle est talonnée par les Etats-Unis et l'Iran. D'autres pays comme l’Azerbaïdjan, la Turquie, l’Arménie, la Géorgie, le Japon produisent des lutteurs de classe mondiale.

Pour les Jeux olympiques de Sydney en 2000, le programme de lutte fut modifié. Depuis 1972, la lutte était divisée en dix catégories de poids dans les deux styles. Aux Jeux de Sydney, seules huit catégories de poids furent représentées dans chaque style. Les poids ont aussi légèrement changé et la catégorie la plus légère, appelée communément poids mi-mouche, a tout simplement été supprimée.

La réduction du nombre de catégories de 10 à 7 depuis 2004 en LL et en GR a permis l'introduction de la lutte féminine avec quatre catégories de poids aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004.

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