Luis de Albuquerque, né le 6 mars 1917 à Lisbonne et décédé le 22 janvier 1992 à Lisbonne, est un mathématicien et géographe portugais, spécialiste d'histoire maritime. Il s'est fait remarquer par la qualité de ses travaux sur l'histoire des découvertes portugaises.
Luis Guilherme Furtado Mendonça Castilho de Albuquerque est né à Lisbonne le 6 mars 1917. Il est le fils de Dona Emília de Sá Furtado de Mendonça, née à Santarém, Tomar 1892 et du capitaine de chevalerie Eduardo Castilho de Albuquerque, né en 1878, un des Portugais de La Lys. Il a épousé Maria Benedita Lares de Moraes, née le 19 août 1924. Albuquerque et son épouse ont eu une fille, Maria Helena Morais de Albuquerque, née en 1944, qui est l'épouse de Francisco José Ferreira Guedes de Carvalho.
De 1927 à 1929, Albuquerque a fréquenté les lycées José Falcão et Júlio Henriques à Coimbra. Il fut admis ensuite au Collège militaire, où il termine ses études générales en 1934. Il étudie ensuite à l'université de Lisbonne et y est diplômé en mathématiques (1939) et devient ingénieur en géographie (1940).
Dans les années 1940, Albuquerque participe activement à la lutte contre Salazar et le « salazarisme ». Il a des activités littéraires dans une revue nommée Vértice. Il en était le directeur, le journaliste, l'éditeur, le distributeur... Il était obligé dans ses activités d'utiliser quatre pseudonymes, qui sont, aujourd'hui, bien connus. Les autres opposants étaient en prison ou étaient dans l'impossibilité de se manifester : certains avaient été destitués de leurs fonctions, les autres avaient des problèmes avec la PIDE.
Luis de Albuquerque commence à enseigner comme assistant à la faculté des sciences de l'université de Coimbra en 1941. Il fut élu président de l’Association académique de Coimbra en 1946, mais il en sera écarté pour des raisons politiques.
En décembre 1951, il est mandaté pour une mission officielle à Malaga, en Espagne, lors du XIVe Congrès luso-espagnol pour le progrès des sciences.
En novembre 1958, il est mandaté pour une mission officielle à Madrid, en Espagne, lors du XXIVe Congrès luso-espagnol pour le progrès des sciences.
En mai 1959, il obtint son doctorat de mathématiques, à l'université de Coimbra, sur le thème Sobre a Teoria da Aproximação Funcional.
En juillet 1969, il est invité par l’université de Recife au Brésil, pour donner un cours sur le thème « Os Fundamentos da Teoria da Aproximação Funcional » puis il participe au IVe Colloque d'études luso-brésiliennes (Estudos Luso-Brasileiros), à Bahia, Brésil.
En octobre 1959, il obtient une bourse pour étudier à l’université de Göttingen en Allemagne, sur le thème « Métodos Estocásticos e Teoria da Informação ». C'est à cette époque qu'il commence à s'intéresser à l’histoire des Grandes découvertes et plus particulièrement celles des Portugais, ce qui restera toute sa vie un de ses sujets d'études préférés.
En 1960, il participe au Congrès international de l'histoire des découvertes, intégré aux « Comemorações Henriquinas », et il collabore, avec Armando Cortezão, aux « Monuments cartographiques portugais » (Portugaliae Monumenta Cartografica).
En décembre 1960, il est admis dans l’Ordre des ingénieurs, dont il a été le président régional jusqu’en octobre 1964, et devient membre du Conseil général jusqu’en 1968.
En 1961, il publie les Almanacs Portugais de Munich.
En 1963, il publie o Livro de Marinharia da André Pires et, la même année et la suivante il crée, avec Armando Cortezão, un cours d'« histoire de la cartographie ancienne »" (História da Cartografia Antiga) à l'université de Coimbra.
Le 9 juillet 1966, il est nommé professeur cathédratique à la faculté des sciences de l’université de Coimbra.
De 1966 jusqu’à 1968, il est élu secrétaire général de l’université de Coimbra.
De 1968 jusqu’à 1970, il est professeur à l’université Lourenço Marques.
De 1970 jusqu’à 1972, il est à nouveau secrétaire général de l’université de Coimbra.