Ce Jour-là

Lucien Bianco

Sinologue français

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Lucien Bianco, né le 19 avril 1930 à Ugine (Savoie), est un historien et sinologue français.

Spécialisé dans l'histoire de la paysannerie chinoise au XXe siècle, il est l'auteur d'un ouvrage de référence, Les Origines de la révolution chinoise, et a codirigé l'ouvrage La Chine au XXe siècle.

Lucien Bianco est le fils de Jules Bianco, marchand de vins et de combustibles, et de Mme, née Lucie Poènsin.

Après avoir fréquenté le lycée Vaugelas à Chambéry en Savoie, il rejoint Paris pour suivre une khâgne au lycée Louis-le-Grand, il se lie alors avec ses condisciples dont Pierre Bourdieu et Jacques Derrida.

Lucien Bianco intègre en 1952 l'École normale supérieure (rue d'Ulm), puis l'École nationale des langues orientales où il apprend le chinois (diplômé de la promotion 1962).

Il effectue son premier séjour en Chine en 1954 avec une délégation conduite par Jean Dresch, c'est Louis Althusser qui recommande Bianco à Dresch, ce dernier souhaitant un normalien à ses côtés lors du voyage. Lucien Bianco effectue son service militaire de 1957 à 1959 (en pleine guerre d'Algérie) comme enseignant dans une école d'enfants de troupe près d'Alger à Koléa, il y retrouve son ami Jacques Derrida.

Lucien Bianco s'engage politiquement au sein de la gauche non communiste. Après l'Union de la gauche socialiste, il rejoint le Parti socialiste unifié (PSU), qu'il quitte en 1962 après les accords d'Évian : « Je ne voyais plus la nécessité de militer dans une section du XIIIe arrondissement, théâtre de disputes acerbes entre trotskisants, chrétiens de gauche et réformistes. »

Il obtient son agrégation d'histoire en 1957, puis soutient une thèse consacrée à la crise de Siam à la Sorbonne en 1968. Le séjour qu'il effectue ensuite durant un an à Harvard préfigure une carrière internationale qui le mènera à Princeton, à l'université du Michigan, d’Oxford, de Taïwan, d’Hong Kong ou de Stanford.

Il est ensuite directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales où il dirige le Centre de recherches et de documentation sur la Chine contemporaine entre 1993 et 1995. Il a également enseigné à l'Institut d'études politiques de Paris.

Lucien Bianco se lie avec le sinologue Simon Leys, dont il admire Les Habits neufs du président Mao et Ombres chinoises. Ils se voient à Sydney et à Paris, « entamant une longue période de complicité ». Jean Chesneaux, qui réfute alors les crimes de Mao Zedong et de la Révolution culturelle, évoque avec « sarcasmes » le « duo Leys-Bianco ».

En 1973, alors qu'il travaille à l'université du Michigan aux États-Unis, Lucien Bianco, avec un groupe de plusieurs universitaires spécialistes de l'Asie, dénonce le traitement des prisonniers politiques par le gouvernement du Viêt Nam du sud

comme une violation des accords de paix de Paris (qui mirent fin à la guerre du Viêt Nam) et un risque de reprise de la guerre.

À la fin des années 1990, il vient vivre à Dauphin dans le massif du Luberon où il continue de travailler.

Il se voit attribuer le prix littéraire de l'Asie en 1990.

Son Peasants without the Party a reçu le prix Levenson (Association for Asian Studies) en 2003. En 2005, il reçoit le Grand prix des Rendez-vous de l'histoire.

En 2006, sur proposition du Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, il est nommé dans l'Ordre national de la Légion d'honneur.

Les Origines de la révolution chinoise, (1967)

L'ouvrage Les Origines de la révolution chinoise 1915-1949 est publié chez Gallimard en 1967, l'édition est remise à jour et augmentée en 2007, elle comprend 525 pages.

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