Ce Jour-là

Lucie dos Santos

Religieuse portugaise de l'Ordre du Carmel

Anúncio

Lúcia dos Santos, en religion sœur Marie des Douleurs puis sœur Marie-Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé, née le 22 mars 1907 à Fátima (Portugal) et morte le 13 février 2005 à Coimbra (Portugal), est une religieuse et mystique portugaise des Sœurs de Sainte-Dorothée puis de l'ordre du Carmel. Avec ses cousins Jacinthe Marto et François Marto, elle dit avoir été témoin des apparitions de Notre-Dame de Fátima.

En 1926, elle aurait vécu l'apothéose de sa vie religieuse en étant témoin d'une théophanie trinitaire, c'est-à-dire une apparition divine de la Sainte Trinité.

Elle vivait cloîtrée depuis 1948 au carmel de Sainte-Thérèse à Coimbra, où elle menait une vie pieuse et contemplative. Comme toutes les religieux de cet ordre, cela implique une interdiction de communiquer avec l'extérieur et une vie recluse.

Elle est reconnue servante de Dieu par l'Église catholique depuis l'introduction de son processus de béatification, puis Vénérable le 22 juin 2023.

Le grand-père maternel de Lúcia, Joaquim Ferreira Rosa, originaire du hameau d'Aljustrel dans la paroisse de Fátima est né le 29 novembre 1823. Il a épousé Rosa da Encarnação de Perulheira, née le 21 avril 1825. Ensemble, ils se sont installés dans Perulheira et ils ont eu sept enfants. Maria Rosa, qui fut le dernier enfant du couple, est née le 6 juillet 1869. Joaquim retourne à Aljustrel entre 1883 et 1884, à la demande d'une tante et son oncle, emmenant avec lui sa femme et ses enfants.

À l'âge de 21 ans, Maria Rosa épouse António Santos, originaire d'Aljustrel, le 19 novembre 1890. Les enfants de Maria Rosa et António dos Santos étaient : Maria dos Anjos, Teresa de Jesus Rosa dos Santos, Manuel Rosa dos Santos, Góoria de Jesus Rosa dos Santos, Carolina de Jesus Rosa dos Santos, Maria Rosa (mort à la naissance), et Lúcia de Jesus Rosa dos Santos. Bien que la famille Santos soit paysanne, elle était loin d'être pauvre et possédait des terres « dans la région de Montelo, Notre-Dame de Ortiga, Fátima, Valinhos, Cabeço, Charneca, et Cova da Iria. »

Alors que la plupart des récits historiques bien documentés dénomment Lúcia comme Lúcia Santos, certains récits plus modernes font référence à Lúcia en tant que Lúcia dos Santos. Cette confusion provient sans doute de la publication de son premier livre de mémoires, dans lequel les éditeurs ont indiqué que dans le registre paroissial le nom de son père était António dos Santos. Lúcia a confirmé, dans ses cinquième et sixième mémoires, que son nom de famille est Santos.

Même si la date de naissance de Lúcia est enregistrée comme étant le 22 mars 1907, la date réelle serait le 28 mars. En ces jours, il était nécessaire que les parents amènent leurs enfants au baptême le huitième jour après la naissance sous peine d'amende, et, comme le 30 mars était un jour plus pratique pour le baptême, le 22 a été choisi comme jour de son anniversaire. Lúcia a rappelé plus tard, qu'à l'époque, personne n'attachait beaucoup d'importance à la date exacte de son anniversaire.

Bien qu'elle n'ait jamais appris à lire à ses enfants, Maria Rosa était alphabétisée. Elle avait un goût pour la littérature religieuse et les contes. Elle a donné des leçons de catéchisme à ses enfants et aux enfants du voisin, au moment de la sieste pendant l'été (les jours où l'on faisait la sieste) et en particulier autour de Carême. Pendant l'hiver, les leçons de catéchisme avaient lieu après le souper et autour du feu. D'après sa mère, Lúcia répétait tout ce qu'elle entendait « comme un perroquet. »

Le Père de Marchi a décrit sa physionomie de la façon suivante : « Elle n'était pas une jolie enfant. Les seuls éléments attrayants de son visage - qui n'était pas globalement désagréable - étaient ses deux grands yeux noirs qui regardaient dessous d'épais sourcils. Ses cheveux, épais et sombres, étaient partagés en deux au-dessus des épaules. Son nez était plutôt plat, ses lèvres épaisses et sa bouche grande ».

D'après Lúcia, António, son père, était un homme travailleur et généreux. Lúcia se souvenait des contes qu'il racontait et des chants folkloriques qu'il chantait, mais il était aussi celui qui le premier lui a appris à faire le signe de croix. Contrairement aux populaires récits hagiographiques des apparitions, il croyait ce que sa fille racontait. Lúcia disait que son père n'était pas un grand buveur, mais il aimait aller à la taverne. Parce qu'il n'aimait pas le Père Ferreira, il allait à l'église dans une ville voisine.

Lúcia avait un talent pour composer des chansons originales, avec des mélodies folkloriques accrocheuses et des paroles sacrées ou profanes. Parmi les chansons qu'elle a inventées durant son enfance figurent Au Paradis, je vais être avec ma mère, J'aime Dieu dans le ciel et Notre-Dame du Carmel. Plus tard, après une apparition en 1916, elle a mis en musique les paroles de la prière brève qui, disait-elle, lui avaient été apprises ainsi qu'à ses cousins par un ange : « Ô Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas et qui ne vous aiment pas. » Elle a également écrit un poème sur Jacinta qui apparaît dans ses mémoires. Les autres enfants de son âge aimaient Lúcia. Elle était une merveilleuse conteuse « avec un don pour la narration ».

La première communion de Lucie s'est déroulée alors qu'elle était âgée de six ans, bien que dix ans fût d'habitude l'âge minimal. Initialement, le curé de la paroisse lui avait refusé de faire sa communion à cause de son jeune âge. Cependant, le Père Cruz, un Jésuite missionnaire en visite de Lisbonne, après avoir trouvé Lúcia en larmes, l'a interrogée et il a conclu qu'« elle sait ce qu'elle fait mieux que beaucoup d'autres. » En raison de cette intervention, le curé de la paroisse admit Lúcia à la sainte communion.

Après sa première confession, alors qu'elle priait devant l'autel de Notre-Dame du Rosaire, elle aurait vu la statue lui sourire. Après avoir reçu l'Eucharistie, Lucie s'est, selon ses mots, « sentie baignée dans une atmosphère surnaturelle [...] la présence de notre cher Seigneur est devenue aussi clairement perceptible pour moi comme si j'avais vu et entendu avec mes sens corporels ». Sa première communion l'a profondément bouleversée : « J'ai perdu le goût et l'attrait pour les choses du monde, et je ne me sentais bien à la maison que dans des endroits solitaires où, toute seule, je pouvais me rappeler les délices de ma première communion. »

Au cours de l'année 1915, Lucie et deux de ses amies affirment voir, à Aljustrel, sur la colline du Cabeço, « une figure semblable à une statue de neige, que les rayons du soleil rendaient un peu transparente », « ayant forme humaine ». Quand, de retour au village, elles racontent leur aventure, leur entourage se moque d'elles.

Au printemps 1916, Lucie, François et Jacinthe auraient revu le même personnage qui leur aurait dit : « Ne craignez rien ! Je suis l'Ange de la Paix. Priez avec moi ! ». S'agenouillant, l'ange baisse la tête et leur enseigne une prière : « Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne vous aiment pas ». Il aurait fait trois fois cette prière, puis aurait dit en levant la tête : « Priez ainsi. Les cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à la voix de vos supplications ».

Les apparitions de Notre-Dame de Fátima

Entre mai et octobre 1917, Lúcia et ses cousins Jacinta Marto et Francisco Marto ont rapporté avoir vu une femme lumineuse, qui leur a semblé être la Vierge Marie, dans les Cova da Iria, champs en dehors du hameau de Aljustrel, près de Fátima, Portugal. Les enfants ont dit que les visites ont eu lieu le 13e jour de chaque mois vers midi, pendant six mois consécutifs. La seule exception était le mois d'août, quand les enfants ont été enlevés par l'administrateur local. Ce mois-là, ils n'ont pas fait état d'une vision de la Dame jusqu'à ce qu'ils soient libérés de prison, quelques jours plus tard.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Lucie dos Santos | World in Stories