Luc Besson est un réalisateur, producteur et scénariste français, né le 18 mars 1959 dans le 15e arrondissement de Paris.
Il est l'auteur d'une vingtaine de longs métrages, dont trois figurent au palmarès des 100 plus grands succès de films français dans le monde, notamment Lucy (2014) qui est à la première place.
Révélé dès ses premières œuvres, Le Dernier Combat (1983) et Subway (1985), il triomphe au box-office avec Le Grand Bleu (1988) qui réalise plus de 9 millions d'entrées et lui apporte une ouverture internationale qu'il confirme par le succès de presque tous ses films suivants : Nikita (1990), Léon (1994), Le Cinquième Élément (1997) — César du meilleur réalisateur en 1998 — et Jeanne d'Arc (1999).
Il lance sa société de production EuropaCorp en 2000 et cherche à rivaliser avec les grands studios de cinéma américains grâce à une écurie de réalisateurs et techniciens français produisant en France, même si c'est le plus souvent en langue anglaise avec une vedette internationale étrangère en tête d'affiche. Trois séries de films qu'il produit et scénarise sont de grands succès commerciaux et s'exportent bien : Taxi (1998-2018), Le Transporteur (2002-2015) et Taken (2008-2015).
Sa société entre en bourse en 2006 pour financer, avec l'aide de l'État, ses propres studios appelés Cité du cinéma. En 2012, il y fonde l'École de la Cité, qui propose des formations gratuites et sans condition de diplôme aux métiers de scénariste et réalisateur.
Après plusieurs échecs, il retrouve le succès international avec Lucy (2014), qui devient le plus gros succès d'un film français dans le monde. L'année suivante, la 40e cérémonie des César le récompense d'une médaille d'or de l'Académie des arts et techniques du cinéma pour sa « contribution artistique et entrepreneuriale exceptionnelle au cinéma français depuis trois décennies ».
Tournée en 2016, son film Valérian et la Cité des mille planètes est le plus gros budget de l'histoire du cinéma français devant un autre de ses films de science-fiction, Le Cinquième Élément. Mais lors de sa sortie à l'été 2017, la critique chinoise le boude et l'investissement apparait impossible à rentabiliser. Un nouvel échec avec son film suivant, Anna (2019), place sa société en quasi-faillite, ce qui l'oblige à la céder à un créancier puis à fermer l'École de la Cité et l'école de cinéma gratuite qu'il avait créée.
En 2023 il sort DogMan qui, malgré de bons retours spectateurs, ne trouve pas son public. Il sort ensuite en 2025 Dracula, qui rencontre un vif succès, en particulier au plan international où le film cumule plus de 4,7 millions d'entrées.
Luc Paul Maurice Besson, né dans le 15e arrondissement de Paris, est fils d'instructeurs en plongée sous-marine du Club Méditerranée, en Grèce et en ex-Yougoslavie . Il se destine à devenir delphinologue avant qu'un accident de plongée sous-marine ne l'empêche définitivement de poursuivre cette activité.
Besson aurait travaillé sur les premières ébauches du Grand Bleu dès son adolescence. Par ennui, il se mit à écrire des histoires, notamment l'intrigue de ce qui deviendra plus tard Le Cinquième Élément, inspiré des bandes dessinées françaises qu'il lisait adolescent.
À dix-huit ans, Besson retourne à Paris, sa ville natale, où il accepte divers petits travaux dans le cinéma pour se familiariser avec le milieu. Il travaille comme assistant réalisateur en France et aux États-Unis. Il réalise trois courts métrages, un documentaire de commande et plusieurs publicités. Il réalise son premier court métrage en 1981, L'Avant-dernier. L'intrigue sera développée pour son premier film.
Début et succès précoce (1983-1988)
À vingt-quatre ans, il sort son premier long métrage, coécrit avec Pierre Jolivet décrivant la survie d'êtres humains dans un monde de science fiction post-apocalyptique. Le Dernier Combat, tourné en CinemaScope et en noir et blanc (inspiré de La Jetée, de Chris Marker, 1962), est distingué au Festival international du film fantastique d'Avoriaz en 1983. La même année, il réalise le clip Pull marine pour Isabelle Adjani.
Il signe un contrat avec Gaumont et réalise, Subway, avec les stars Isabelle Adjani et Christophe Lambert. Le film attire deux millions de spectateurs en salles et reçoit trois César. Le film impose un univers proche de la bande dessinée du clip, surnommé cinéma du look.
Luc Besson apparaît alors comme une figure centrale du cinéma du look, un style visuel spécifique apparu dans les années 1980.
Le terme a été forgé par le critique Raphaël Bassan dans un essai de 1989 paru dans La Revue du cinéma. Partisan du cinéma expérimental et ami des réalisateurs de la Nouvelle Vague, Bassan associait Besson à Jean-Jacques Beineix et Leos Carax, les rapprochant du style du « look ». Ces réalisateurs furent par la suite décriés par la critique, comme « privilégiant le style au détriment du fond, et le spectacle au détriment du récit ».
Besson, comme la plupart des cinéastes ainsi catégorisés, était mal à l'aise avec cette étiquette. Il opposait leur travail à celui de la Nouvelle Vague française : « Jean-Luc Godard et François Truffaut se rebellaient contre les valeurs culturelles établies et utilisaient le cinéma comme moyen d'expression, tout simplement parce qu'il était le médium le plus avant-gardiste de l'époque », déclarait Besson dans une interview accordée New York Times en 1985. « Aujourd'hui, la révolution se déroule entièrement au sein de l'industrie et est menée par des personnes qui veulent transformer l'esthétique du cinéma en le rendant meilleur, plus convaincant et plus agréable à regarder. » Plus loin, il ajoute : « Comme il devient de plus en plus difficile de percer dans ce milieu, nous avons développé une carapace psychologique et sommes prêts à tout pour travailler ». « Je pense que notre ardeur à elle seule va ébranler les fondements du monde du cinéma. »
La consécration (années 1988-2000)