Françoise-Louise de La Baume Le Blanc, duchesse de La Vallière et de Vaujours, est une noble française née le 6 août 1644 à Tours et morte le 6 juin 1710 à Paris. Elle est connue dans l'histoire pour avoir été l’une des favorites du roi Louis XIV de 1661 à 1667. Après avoir été délaissée par le roi, elle se tourna vers la religion et entra au couvent des Carmélites du faubourg Saint-Jacques de Paris, où elle prononça ses vœux perpétuels le 3 juin 1675.
Françoise-Louise est née le 6 août 1644 à l'hôtel de la Crouzille, à Tours. Son père Laurent de La Baume Le Blanc est gouverneur du château d'Amboise, sa mère Françoise Le Provost était veuve d'un premier mariage avec Pierre-Bernard de Bezay, conseiller au Parlement de Paris.
Gilles de La Baume Le Blanc de La Vallière, évêque de Nantes, est son oncle.
Louise de La Vallière passa sa petite enfance à l'hôtel de la Crouzille à Tours et au château de La Vallière à Reugny, possessions de sa famille. C'est à Tours qu'elle se blessera à la suite d'une chute en sautant une haie vive sur son âne. Cette chute la laissera boiteuse.
Devenue veuve, sa mère se remaria le 2 mars 1655 avec Jacques de Courtarvel, chevalier et seigneur de Saint-Rémy, premier maître d'hôtel de la duchesse d'Orléans, Marguerite de Lorraine, épouse de Gaston d'Orléans frère de Louis XIII, exilé à Blois.
Dans l'entourage de la famille royale
Ce mariage conduisit la famille de La Vallière à Blois ; Louise devint la compagne de jeu des princesses Françoise et Élisabeth, filles de Gaston d'Orléans. Elle fut éduquée avec les princesses, apprit à danser avec grâce et devint une cavalière excellente.
Après le décès de Gaston d'Orléans, sa veuve, Marguerite de Lorraine, quitta Blois et s'installa avec ses filles et leur suite à Paris, au palais du Luxembourg.
Le 31 mars 1661, le frère cadet du roi, Monsieur (Philippe d'Orléans), épousait la princesse Henriette d'Angleterre, sœur du roi Charles II d'Angleterre à laquelle il fallut constituer une maison digne de son rang. Louise de La Vallière devint demoiselle d'honneur dans la maison de Madame (Henriette d'Angleterre).
Une forte amitié entre le roi et la duchesse d'Orléans, sa belle-sœur, serait à l'origine de la rencontre de Louis XIV et de Louise de La Vallière. Cette amitié « galante » avait inquiété la reine-mère Anne d'Autriche, mais bientôt le roi allait la délaisser pour Mlle de La Vallière que François Honorat de Beauvilliers, comte de Saint-Aignan, présenta au roi.
Certaines sources indiquent que Louise de La Vallière aurait servi de « paravent » couvrant l'idylle amoureuse de la duchesse d'Orléans et du roi[réf. nécessaire]. Louis XIV tomba sous le charme de Louise, conquis par ses talents d'écuyère, son goût pour la musique et le chant, ses talents de danseuse, ses connaissances littéraires. Ils furent amants et Louise de La Vallière devint la maîtresse du roi. Ce dernier aurait été séduit par une phrase que la jeune fille aurait prononcée après leur première rencontre « Ah ! s'il n'était pas le Roi… ». Phrase qui aurait laissé penser au roi qu'elle l'aimait pour lui-même et non pour son titre.
Cette liaison fut rapidement connue et consterna les catholiques dévots, et des ecclésiastiques connus, comme Bossuet, choqué de cette aventure galante de la part d'un roi qui trompait son épouse. Elle provoqua les sarcasmes de la duchesse d'Orléans.
Le 24 février 1662, à la suite d'une dispute avec Louis XIV, Louise de La Vallière s'enfuit des Tuileries et se réfugia dans un couvent de chanoinesses à Chaillot. Épuisée et désespérée, elle fut retrouvée par le roi qui, malgré sa colère, la ramena à la cour. Cet incident, causé par le refus de Louise de révéler les intrigues de Madame (Henriette d'Angleterre), illustre à la fois sa loyauté envers ses rivaux et la profondeur de sa relation tumultueuse avec le roi. Son retour fut négocié difficilement, Monsieur et Madame étant réticents à la reprendre à leur service. Cet épisode marque un tournant dans la vie de Louise, préfigurant son futur retrait du monde.
Afin de ménager sa mère, Anne d'Autriche, le roi logea sa maîtresse dans un petit château servant de relais de chasse que Louise apprécia particulièrement, et qui était situé non loin de Saint-Germain-en-Laye, dans la forêt du village de Versailles.
Le roi y fit donner en 1664 une fête splendide, Les Plaisirs de l'île enchantée, lors de laquelle Molière joua La Princesse d'Élide, Les Fâcheux, Tartuffe et Lully composa les ballets. La reine et la reine-mère en furent les dédicataires officielles mais c'était à Louise que la fête était secrètement dédiée.
Louise reçut, en outre, la terre de Carrières-Saint-Denis où elle fit bâtir un château dont les jardins furent conçus et ordonnés par André Le Nôtre.
Après la mort de sa mère en 1666, Louis XIV afficha publiquement sa liaison, ce qui aurait déplu à Louise qui, aux fastes d'une liaison publique avec le roi, aurait préféré une relation plus discrète.
Louise de La Vallière et Louis XIV eurent — au moins — cinq enfants, dont seuls les deux derniers survécurent et furent légitimés :