Louise Harel, née le 22 avril 1946 à Sainte-Thérèse-de-Blainville, est une femme politique québécoise, ancienne députée à l'Assemblée nationale du Québec, présidente de cette assemblée, chef de l'opposition et chef de son parti par intérim, et plusieurs fois ministre sous différents gouvernements du Parti québécois. Élue pour la première fois à l'élection de 1981, elle a siégé comme députée jusqu'en 2008.
Le 3 juin 2009, elle annonce sa candidature à la mairie de Montréal, sous la bannière de Vision Montréal. Elle a été cheffe de l'opposition officielle de la Ville de Montréal de 2009 à 2013.
Son fonds d'archives est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
Elle est la sœur cadette de Pierre Harel, acteur, scénariste, poète, lyriciste et chanteur pour les groupes Offenbach, Corbeau et Corbach.
Fille d'un historien et d'une coiffeuse et sœur du chanteur et scénariste Pierre Harel, elle a poursuivi des études de sociologie à l'Université de Montréal. Elle fait ses premières armes en politique, en étant élue vice-présidente de l'Union générale des étudiants du Québec (UGEQ) en 1968. À ce titre, elle s'implique dans un mouvement de grève étudiante qui paralyse une quinzaine d'institutions d'enseignement postsecondaires en octobre 1968, aux côtés de Gilles Duceppe et de Claude Charron.
Au cours des années 1970, elle s'implique dans les milieux communautaires, nationalistes et féministes. Elle est membre de nombreuses coopératives, de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, de la Fédération des femmes du Québec en plus d'être responsable du dossier de la condition féminine au Centre des services sociaux de Montréal.
Elle obtient une licence en droit à l'Université de Montréal en 1977 et est admise au Barreau du Québec l'année suivante.
Militante de longue date du Parti québécois, elle occupe le poste de présidente de la région Montréal-Centre de 1974 à 1979 et celui de vice-présidente du parti de 1979 à 1981. Elle se porte candidate lors de l'élection générale de 1981 et devient députée de Maisonneuve puis d'Hochelaga-Maisonneuve à l'Assemblée nationale du Québec, un poste qu'elle occupera pendant 27 ans.
Nommée ministre par René Lévesque en septembre 1984, elle fait partie d'un groupe de sept ministres qui démissionnent en novembre de la même année, en raison de leur désaccord avec le « beau risque » proposé par René Lévesque.
Harel est néanmoins réélue en 1985 et aux cinq élections suivantes à titre de députée d'Hochelaga-Maisonneuve. De retour au pouvoir après l'élection générale de 1994, elle se voit attribuer le ministère de l'Emploi dans les gouvernements de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard. Pendant ses quatre années à ce poste, elle pilote le dossier de l'équité salariale, et négocie avec le gouvernement fédéral le rapatriement des programmes dans le domaine de la main d'œuvre et la création d'Emploi-Québec et des centres locaux d'emploi.
Elle est mutée au poste de ministre des Affaires municipales et de la Métropole le 15 décembre 1998. C'est à ce titre qu'elle pilote en 2000 et 2001 le dossier des réorganisations municipales québécoises, qui a pour objectif de réduire le nombre de municipalités au Québec, répondant à un vœu exprimé par les maires des villes de Montréal, Québec, Hull, Sherbrooke, Trois-Rivières et Chicoutimi.
La réforme des structures municipales et, en particulier, la volonté de regrouper en une seule ville les 27 municipalités morcelant le territoire de l'île de Montréal est mal accueillie dans les banlieues. Après une contestation judiciaire, qui reconnait la constitutionnalité de la réforme, les nouvelles structures municipales voient le jour le 1er janvier 2002.
Moins d'un mois plus tard, elle est remplacée par André Boisclair aux Affaires municipales dans le gouvernement du nouveau premier ministre, Bernard Landry. Harel devient la première femme à occuper le fauteuil de présidente de l'Assemblée nationale du Québec, le 12 mars 2002. Le 27 mai, elle accède à la présidence de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, un organisme qui regroupe les élus des pays francophones.
La défaite du Parti québécois lors de l'élection générale de 2003 remet en cause une partie de la réforme des structures municipales pilotée par Harel. Le 20 juin 2004, une série de 89 référendums, institués par le gouvernement de Jean Charest redonne vie à 31 villes qui avaient été regroupées deux ans plus tôt.
Elle devient cheffe de l'opposition officielle du Québec et cheffe par intérim du Parti québécois le 6 juin 2005 après la démission-surprise de Bernard Landry. Boisclair lui succède lors de son élection comme chef du Parti québécois le 15 novembre 2005.
Puis, le 14 août 2006, le chef du parti, Boisclair, est élu député dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles et succède donc à Harel comme chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale du Québec.
Elle est défavorable à Boisclair et lui préfère Gilles Duceppe.
Candidature à la mairie de Montréal