Louise Abbéma, née le 30 octobre 1853 à Étampes et morte le 26 juillet 1927 à Paris est une peintre, graveuse, illustratrice et sculptrice française.
Elle est connue pour la réalisation de portraits de personnalités parisiennes et de scènes de genre.
Louise Abbéma est la fille unique du vicomte Émile-Léon Abbéma (1826-1915), administrateur de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, et chef de gare de la station d’Étampes, et d'Henriette-Anne-Sophie d'Astoin (1826-1905). Louise Abbéma est l'arrière-petite-fille du comte de Narbonne, fils naturel de Louis XV, et de la comédienne Louise Contat, et la petite-fille d'Amalric Contat, elle aussi actrice.
Louise Abbéma, Loulou pour les intimes, est née en 1853. Par coquetterie ou erreur typographique, la date de naissance de 1858 est reprise par l'ensemble des documents à son sujet.
Peintre et graveuse sur différents supports, Louise Abbéma se forme auprès du peintre d'histoire Louis Devédeux (1820-1874), puis devient l'élève des artistes Charles Chaplin (1825-1891), Jean-Jacques Henner (1829-1905) et Carolus-Duran (1837-1917). Elle reçoit auprès de ses maîtres une formation de tradition néoclassique, ces peintres étant reconnus et appréciés sous le Second Empire et la IIIe République. Charles Chaplin et Jean-Jacques Henner avaient créé des ateliers destinés aux femmes à une époque où celles-ci n'étaient pas encore admises aux cours de l'Académie des beaux-arts. Dès l'âge de vingt-trois ans, elle accède à la notoriété grâce à un portrait de Sarah Bernhardt réalisé en 1875, puis en exécutant ceux de l'artiste Jean-Jacques Henner, de l'entrepreneur et diplomate Ferdinand de Lesseps et de l'architecte de l'opéra Charles Garnier. Sarah Bernhardt — qui est sa compagne — pendant de nombreuses années a sculpté un buste en marbre de Louise Abbéma en 1878, aujourd'hui conservé au musée d'Orsay.
Elle fait partie des peintres officiels des fastes de la IIIe République en démontrant sa grande maîtrise pour l'exécution des panneaux décoratifs à Paris, pour : l'Opéra-Comique, l'Hôtel de ville et les mairies des VIIe, Xe et XXe arrondissements.
En 1881, elle reçoit une mention honorable au Salon des artistes français où elle expose régulièrement jusqu'en 1926. En 1890, elle expose une toile intitulée Le Japon au premier Salon de la Société nationale des beaux-arts.
Elle est membre de la délégation de femmes françaises artistes présentées à l'Exposition universelle de 1893 à Chicago, regroupées dans le Woman's Building, tout en exposant également au Fine-Arts Palace de Chicago.
Elle obtient une médaille de bronze à l'Exposition universelle de 1900 pour le Portrait de Madame B. et est nommée chevalier de la Légion d'honneur en 1906.
Elle grave à la pointe-sèche des portraits, dont ceux de Sarah Bernhardt, Charles Garnier, Jean-Jacques Henner et Carolus-Duran.
Elle fournit des dessins pour plusieurs revues d'art et illustre La Mer de René Maizeroy.
Au début du XXe siècle, elle fréquente le salon de Madeleine Lemaire, où elle rencontre Robert de Montesquiou, qui consacre un poème satirique à cette rencontre, Abîme.
De 1883 à 1908, elle a un atelier au no 47 rue Laffitte dans le 9e arrondissement de Paris. Domicile dans lequel elle décède le 26 juillet 1927.
Louise Abbéma repose à Paris, au cimetière du Montparnasse, dans la division 9.
(Liste non exhaustive, classée par année de réalisation.)
1875 : Renée Delmas de Pont-Jest, huile sur toile, 83,2 × 102,2 cm, Melbourne, National Gallery of Victoria, 2022.1528.
Le Déjeuner dans la serre, huile sur toile (195 × 308 cm), musée des Beaux-Arts de Pau ;
Renée Delmas, ancien titre L'Hiver, huile sur toile (100,5 × 56,2 cm), musée des Beaux-Arts de Reims.