Ce Jour-là

Louisa May Alcott

Romancière et nouvelliste américaine (1832-1888)

Anúncio

Louisa May Alcott, née le 29 novembre 1832 à Germantown (Pennsylvanie) et morte le 6 mars 1888 à Boston (Massachusetts), est une romancière, nouvelliste, poète, diariste et épistolière américaine.

Louisa May Alcott est connue internationalement pour son roman Little Women traduit en français sous le titre de Les Quatre Filles du docteur March.

Née le 29 novembre 1832, Louisa May Alcott est la seconde des quatre filles d'Amos Bronson Alcott et d'Abby May. L'aînée, née en 1831, est Anna Bronson (en), les cadettes sont Elizabeth Sewall (en), née en 1835, et Abby May, née en 1840.

La naissance d'Anna Bronson Alcott

Le 16 mars 1831, naît Anna Bronson Alcott la première enfant du couple Alcott. Si pour Abby May Alcott la maternité est un moyen de sortir d'une vie de recluse, pour Amos Bronson Alcott cette naissance est un objet d'étude, il va pouvoir appliquer les principes de son livre Observations on the Principles and Methods of Infant Instruction édité en 1830, un an avant la naissance de sa fille aînée. Il met sa fille dans des situations expérimentales pour étudier ses réactions émotionnelles. Conjointement, il développe des théories plus ou moins extravagantes sur la maternité. Si avec le temps Anna Bronson Alcott admire son père et devient sa fille préférée, en revanche Abby May Alcott s'oppose à l'éducation de ses enfants selon les méthodes de son mari.

Naissance de Louisa May Alcott

À la fin de l'année 1831, Reuben Haines meurt soudainement, avec sa disparition c'est également la fin de son soutien financier à l’école de Germantown qui doit fermer ses portes. La famille Alcott connait une période de précarité comme l'écrit Abby May Alcott à son frère Sam « nous arrivions à peine de quoi acheter du pain et le beurre ». Pendant cette période, Abby May Alcott est enceinte, elle accouche le 19 novembre 1832 de Louisa May Alcott sa seconde fille.

Le 22 avril 1833, Amos Bronson Alcott ouvre une nouvelle école à Philadelphie pour une quinzaine d'élèves. Dès que la jeune Louisa May Alcott fait ses premiers pas, sa mère la confie une garderie d'enfants. Elle commence à assister à des réunions organisées par les quakers, elle y fait la connaissance de Lucretia Mott qui devient son amie, et adhère à la jeune Philadelphia Female Anti-Slavery Society (en) où elle rencontre Sarah et Angelina Grimké, par leurs témoignages, elle devient une fervente abolitionniste pendant que son mari et ses étudiants débattent autour de Platon, Aristote, Bacon et Kant. N'ayant plus l'appui financier de Robert Vaux, Amos Bronson Alcott, ferme son école en juillet 1834 et décide partir pour Boston, ville selon lui plus réceptive à sa pédagogie. La famille Alcott s'embarque pour Boston dans des conditions difficiles Abby May Alcott est enceinte et leurs deux filles sont malades.

La famille Alcott loge sur la Bedford Street de Boston, à proximité. Sur la Temple Place se dresse un temple maçonnique. Amos Bronson Alcott, avec l'aide d'Elizabeth Peabody, une de ses correspondantes, est autorisé à établir dans les sous-sols la Temple School (Boston) (en). Grâce à Elizabeth Peabody et une de ses amies, Elizabeth Lewis, des parents de montrent intéressés par le fonctionnement de cette nouvelle école, qui le 22 septembre 1834 peut commencer ses cours avec quatre jeunes filles comme élèves. Au bout d'une année, en enseignant cinq heures par jour, Amos Bronson Alcott s'assure un revenu annuel de 1 800 $. En juillet 1835, Amos Bronson Alcott et Elizabeth Peabody publient The Record of a School qui est un compte rendu des activités et des résultats obtenus à Temple School, cet ouvrage attire l'attention de personnes appartenant au transcendantalisme qui viennent visiter cet établissement et sont en admiration en écoutant les longs débats autour de thèmes éthiques.

Une famille maternelle illustre

La formation de Louisa May Alcott ne suit pas un parcours ordinaire, dans un premier temps, elle suit des cours par intermittence à la Temple School, un jour, Ralph Waldo Emerson se présente à l'école, elle est marquée par sa personnalité. Sa mère lui inculque, comme à ses autres filles, trois principes : maîtrise-toi, aime ton prochain et garde l'espoir et occupe-toi. Dès ses quatre ans, la jeune Louisa May Alcott suit ces principes. Dès ses sept ans, comme sa mère, elle apprend à partager avec les enfants plus pauvres qu'elle. À la différence de ses sœurs, par son côté aventureux elle est réputée comme étant un garçon manqué. Sa mère lui fait découvrir ses parents comme le colonel Joseph May. Lors d'une visite chez sa grand-tante maternelle, Dorothy Hancock, elle apprend que cette dernière eut pour époux John Hancock, l'un des signataires de la Déclaration d'indépendance des États-Unis et qu'il fut le premier gouverneur de l’État du Massachusetts. Louisa May Alcott est impressionnée par cette maîtresse femme dont elle garde un souvenir durable.

À ses sept ans, Louisa May Alcott est marquée par un épisode, une personne frappe à la porte de la cuisine, elle ouvre et découvre un visage noir au regard apeuré, vite elle referme la porte après l'avoir fait entrer et avertit sa mère. Cette dernière lui explique qu'il s'agit d'un esclave qui a fui une plantation du Sud et qui demande un abri avant de reprendre la route vers le Canada où il sera libre. Sa mère fait ce qu'il faut pour répondre à l'urgence de cet homme et demande à sa fille de ne rien dire à ce sujet, car elle risquerait des poursuites judiciaires. Cet événement fait naître en elle un fort sentiment d'abolitionnisme, renforcé par des échanges avec son père.

En avril 1840, grâce à l'appui de Ralph Waldo Emerson, Amos Bronson Alcott peut louer auprès de Edmund Hosmer un cottage dans la ville de Concord, à une trentaine de kilomètres de Boston, pour un loyer annuel de 52 $. Selon Louisa May Alcott, la vie à Concord fait partie de ses meilleurs moments de bonheur. Alors qu'elle n'est âgée que de sept ans et demi, elle commence à rédiger un cahier de souvenirs. La vie à Concord est différente de la vie industrieuse et bruyante de Boston. C'est une bourgade campagnarde à proximité de la rivière Concord. Le cottage où habite la famille Alcott est doté d'un jardin, de quatre grandes pièces et surtout donne sur de grands espaces où la jeune Louisa May Alcott peut courir, s'ébattre et musarder à son aise. Les filles Alcott se font rapidement des camarades de jeu, plus spécialement avec la fille de leur propriétaire Lydia Hosmer. Louisa May Alcott a également pour camarade le fils d'Edmund Hosner, Cy Hosner, ce dernier lui lance régulièrement des défis qu'elle relève et réussit, d'où elle se fait une réputation de garçon manqué. Parmi les personnalités qui se rendent à Concord, il y a la venue de Margaret Fuller, écrivaine et directrice de la revue littéraire The Dial, de cette rencontre Louisa May Alcott retient que les femmes peuvent être indépendantes et libres d'exprimer leurs pensées.

Le 26 juillet 1840 naît sa sœur Abigail May Alcott connue sous le nom de Abigail May Alcott Nieriker.

Louisa May Alcott à ses huit ans, écrit son premier poème To the First Robin.

Louisa May Alcott ne suit pas une scolarité ordinaire. C'est son père qui lui apprend à lire et écrire, puis elle bénéficie d'une préceptrice, Miss Russel, une disciple de Ralph Waldo Emerson, Puis de leçons données ponctuellement par Henry David Thoreau lors de promenades dans la nature environnante.

En mai 1840, Amos Bronson Alcott est invité à se rendre au Royaume-Uni où une école porte son nom « The Alcott House », son ami Ralph Waldo Emerson lui paye les frais du voyage. Après six mois en Angleterre, il retourne aux États-Unis accompagné de trois britanniques Charles Lane (transcendentalist) (en) de son fils William Lane et de Henry Wright, ce groupe a l'intention de fonder une communauté autarcique où chaque membre en plus du travail agricole étudierait les grands philosophes, se purifierait le corps par un régime végétarien. Ils commencent à appliquer ces règles de vie sur les enfants d'Amos Bronson Alcott, ils doivent se nourrir de pommes, de pain, de pommes de terre crues et d’eau. De son côté Charles Lane s'occupe de l'éducation des filles Alcott et restreignent leur temps libre. Louisa May Alcott écrit dans son journal intime « je suis presque au bord de la suffocation, par cette atmosphère de restriction et de redressement ». Dans quête de ce qu'Amos Bronson Alcott et Charles Lane nomment un « nouvel Eden » ils trouvent l'endroit qui leur convient, ils achètent une ferme avec une terre d'une surface de 100 acres à proximité de la ville de Harvard dans le Massachusetts. Le 1er juin 1843, les familles Alcott et Lane quittent Concord pour cette ferme rebaptisée « Fruitlands » par Amos Bronson Alcott.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Louisa May Alcott | World in Stories