Ce Jour-là

Louis de France (1775-1844)

Dauphin de France de 1824 à 1830 et prétendant légitimiste aux trônes de France et de Navarre de 1836 à 1844

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Louis-Antoine d'Artois, né le 6 août 1775 au château de Versailles (France) et mort le 3 juin 1844 à Görtz (Autriche, aujourd'hui Gorizia en Italie), petit-fils de France et duc d'Angoulême (1775-1824), puis Louis-Antoine de France, dauphin de France (1824-1830) puis comte de Marnes (1830-1844), puis Louis de France à partir de 1836, est un prince de la maison royale de France, fils de Charles-Philippe de France (comte d'Artois et futur Charles X), et de Marie-Thérèse de Savoie.

Lors des événements de la révolution de Juillet (1830), le jour même de l’abdication de son père Charles X, et sur le même document, il renonce à ses droits en faveur de son neveu Henri d'Artois. Ayant non pas abdiqué mais seulement renoncé à ses droits en tant que dauphin, il n'a jamais régné. Mais pour les tenants de la théorie de l'indisponibilité de la couronne (qui ne reconnaissent pas les abdications et les renonciations), il est devenu « Louis XIX » à la mort de son père, et jusqu'à son propre décès.

En 1830, il s’exile avec le titre de courtoisie de comte de Marnes. À la mort de son père (1836) jusqu'à sa propre disparition en 1844, il devient l’aîné des Capétiens et le chef de la maison de Bourbon, prétendant à la couronne de France et reconnu comme roi par les légitimistes sous le nom de Louis XIX.

Parmi les distinctions militaires qui lui ont été données, le duc d’Angoulême était notamment colonel général des cuirassiers et dragons ainsi que grand-amiral de France et généralissime de l’armée d'Espagne.

Né le 6 août 1775 à Versailles, il est le fils aîné de Charles-Philippe de France, comte d’Artois (futur Charles X) (1757-1836) et de son épouse Marie-Thérèse de Sardaigne (1756-1805), de la maison de Savoie. Il est titré à sa naissance duc d’Angoulême par le roi Louis XVI. Il est ondoyé le jour de sa naissance à Versailles par Joseph de Cheylus, évêque de Cahors, en présence de Louis XVI et de Marie-Antoinette ainsi que du futur Louis XVIII et de son épouse Marie-Joséphine de Savoie.

La naissance du petit garçon Louis a été chaleureusement accueillie. En effet, il est le premier prince de la Maison de Bourbon d'une nouvelle génération. Cela plaisait particulièrement à son père, le comte d'Artois, car il avait un fils avant son frère, le roi Louis XVI (oncle de Louis), qui était marié à Marie-Antoinette depuis cinq ans mais n'avait pas d'enfants, tandis que lui n'avait épousé Marie-Thérèse de Savoie qu'en novembre 1773.

Louis Antoine d'Artois est baptisé tardivement, le 28 août 1785, le même jour que son frère Charles-Ferdinand d'Artois, dans la Chapelle du château de Versailles par Jean Armand de Roquelaure, évêque de Senlis. Son parrain est le roi Louis XVI et sa marraine est la reine Marie-Antoinette.

Il est le dernier prieur en titre de la Maison du Temple.

Il émigre le 16 juillet 1789 avec son père, et rejoint l’armée de Condé en 1792 financée pour grande part par le gouvernement britannique.

Pendant l'Empire, les communications entre le continent et l'Angleterre étant coupées, son oncle Louis XVIII charge Anne-Louis-Henri de La Fare, évêque de Nancy, de lui verser, ainsi qu'à son frère Charles Ferdinand d'Artois, le duc de Berry, des sommes importantes versées depuis des maisons de banque de Vienne pour l'entretien de sa Maison, pour les pensions de l'armée des princes et pour assurer la subsistance de ses compatriotes. Pour les mois de mars et d'avril 1807 le versement fut ainsi de 18 676 livres tournois (soit l'équivalent de 1 634 150 euros).

Première et Seconde Restaurations

Au contraire de son père et de son frère, le duc d’Angoulême a des tendances libérales. Fasciné par le système anglais, il se rapproche politiquement de son oncle et de Decazes. Le duc d'Angoulême combat en Espagne aux côtés de Wellington en 1814. Il rentre en France à la Restauration.

En mars 1815, après avoir visité Orléans, Bourges, Châteauroux, Issoudun, Limoges et Périgueux, il est en voyage officiel à Bordeaux quand il apprend le débarquement de Napoléon à Golfe Juan. Il lève dans le Midi une petite armée, remporte quelques succès locaux. Toutefois il échoue et se voit contraint de licencier sa division et d'envisager d'émigrer. Le 3 avril 1815 dès le début des Cent-Jours, il réclame, à Donzère, l'exécution de la convention de La Palud à Grouchy, qui en réfère à Napoléon. Sur l'ordre exprès de ce dernier, le général Radet arrête le duc et l'envoie à Sète pour lui permettre de s'exiler.

La commune de Villeneuve-lès-Maguelone change de nom pour Villeneuve-Angoulême en son honneur (1816).

Le duc d'Angoulême, passa par Cholet dès 1814, capitale des guerres de Vendée, et revint trois ans plus tard en la « cité du Mouchoir ». Une visite royale qui prit la forme d'une réconciliation.

En 1817, le duc d'Angoulême accepte la dédicace proposé par le Lieutenant de vaisseau Jean-Baptiste Antoine Babron, futur capitaine de vaisseau pour son livre : précis des pratiques de l'art naval en France, en Espagne et Angleterre. Livre qui vaudra à Babron l'ordre de Saint-Louis et créera une amitié entre le duc d'Angoulême et Babron jusqu'en 1830.

De 1819 à 1830, il préside, à la demande de Louis XVIII, la Société royale pour l'amélioration des prisons.

En 1823, il conduit la victorieuse expédition d'Espagne, qui gagne la bataille du fort du Trocadéro, s'empare de Cadix et restaure, en monarque absolu, Ferdinand VII d'Espagne. Cependant, cette expédition est marquée par de nombreuses tensions, notamment entre le duc d’Angoulême et Villèle. En effet, ce dernier rappelle à de nombreuses reprises au duc qu’il n’est là que pour remettre sur son trône son « cousin et ami » en tant que monarque absolu, ce qui va à l’encontre des opinions politiques du duc.

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