Louis Malle, né le 30 octobre 1932 à Thumeries (France) et mort le 23 novembre 1995 à Beverly Hills (Californie), est un réalisateur français.
Tout au long de sa carrière, il est récompensé par la Palme d'or en 1956, par l'Oscar du meilleur film documentaire en 1957, par deux Lion d'or en 1980 et 1987, et par trois César en 1988.
Né à Thumeries dans le Nord le 30 octobre 1932 au milieu d'une fratrie de trois frères et deux sœurs, Louis Malle est issu d'une grande famille d'industriels du sucre : son père, Pierre Malle (1897-1990), ancien officier de marine, est l'époux de la sœur de Ferdinand Béghin, Françoise (1900-1982). Les deux hommes sont directeurs de l'usine Béghin-Say de Thumeries.
Il grandit dans le milieu de la grande bourgeoisie et traverse l'Occupation dans différents internats catholiques dont celui qu'il évoque plus tard dans Au revoir les enfants. Dès l'âge de 14 ans, il s'initie à la réalisation de films avec la caméra 9 mm de son père.
Il est élève à l'IEP de Paris de 1950 à 1952, au sein de la section internationale. Germe à ce moment sa carrière de cinéaste. Il est reçu au concours de l'IDHEC en 1953.
On lui connaît plusieurs aventures, notamment avec Jeanne Moreau, qu'il filme dans Les Amants à la fin de leur histoire, ainsi qu'avec Mijanou Bardot et Marie Laforêt[réf. nécessaire].
Au début des années 1960, il a une liaison avec le mannequin brésilien Vera Valdez.
Marié de 1965 à 1967 à Anne-Marie Deschodt, il aura en 1970 une aventure avec Nathalie Delon, à qui il fera découvrir l'héroïne.
Louis Malle se lie ensuite à l'actrice allemande Gila von Weitershausen dont il a, en 1971, un fils, Manuel Cuotemoc, à l'actrice franco-canadienne Alexandra Stewart qui lui donne, en 1974, sa fille Justine Malle, puis, notamment, à Susan Sarandon à la fin des années 1970.
Il épouse l'actrice Candice Bergen en 1980. Ils restent mariés jusqu'à la mort de Louis Malle en Californie, en 1995. Leur fille Chloé, née en 1985, est journaliste et éditrice de mode ; elle rejoint Vogue en 2011, et devient responsable du contenu éditorial de l’édition américaine du magazine en septembre 2025.
Sa cousine, Françoise Béghin (née en 1938), fille benjamine de son oncle maternel Ferdinand Béghin, est l'épouse de l'écrivain et académicien Jean d'Ormesson.
L'un de ses frères, Vincent Malle, a été producteur de cinéma.
Il meurt d'un lymphome le 23 novembre 1995 à Los Angeles, à l'âge de 63 ans. Ses obsèques ont donné lieu à une crémation et ses cendres ont été remises à sa famille.
Jacques-Yves Cousteau recherche alors un jeune assistant pour réaliser un documentaire sur les fonds marins. Parmi les jeunes étudiants que la direction de l'IDHEC lui propose, il choisit Malle. Plusieurs mois de travail sur la Calypso aboutissent au Monde du Silence (1955), récompensé par la Palme d'or à Cannes en 1956 (premier film documentaire à en être lauréat, avant Fahrenheit 9/11 de Michael Moore) et l'Oscar du meilleur film documentaire en 1957.
Sur le tournage, Louis Malle a les tympans crevés lors d'une plongée et ne peut dès lors plus réaliser des travaux de ce type. Les projets qui suivent, films et documentaires, sont moins consensuels et volontiers provocateurs, optant pour des sujets plus critiques ou polémiques.
Louis Malle travaille notamment avec Robert Bresson à la préparation d’Un condamné à mort s'est échappé et assiste à une partie du tournage. Il est profondément marqué par le travail de Bresson avec les « non-acteurs » et l'importance qu'il accorde à la bande-son.
C'est alors l'essor de la Nouvelle Vague. Le cinéma des débuts de Malle partage avec la Nouvelle Vague plusieurs caractéristiques mais le réalisateur suit ensuite son chemin seul, guidé par ses propres motivations.
Louis Malle réalise son premier long métrage de fiction à 25 ans, Ascenseur pour l'échafaud (1957), histoire d'assassinat avec Jeanne Moreau et Maurice Ronet qui joue sur les codes du film noir et remet en cause la dramaturgie du cinéma classique. Passionné par le jazz depuis l'adolescence, Malle en confie la musique originale à Miles Davis. Le film remporte le prix Louis-Delluc en 1957.