Ce Jour-là

Louis Ier d'Orléans

Duc d'Orléans

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Louis Ier d'Orléans, né le 13 mars 1372 à Paris et mort assassiné le 23 novembre 1407 dans la même ville, fils du roi Charles V (1338–1380) et frère cadet de Charles VI (1368–1422), est un prince de la maison capétienne de Valois, duc d'Orléans de 1392 à 1407.

Fondateur de la deuxième maison d'Orléans, Louis d'Orléans est le père du duc et poète Charles d'Orléans, le grand-père de Louis XII et l'arrière-grand-père de François Ier.

Membre du conseil de régence institué en 1392 pour suppléer son frère atteint de démence, Louis se trouve en conflit avec les ducs de Bourgogne Philippe II de Bourgogne (1342–1404), puis Jean sans Peur (1371–1419), ses oncle et cousin. Il est assassiné en 1407 sur l'ordre de ce dernier, ce qui provoque la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, qui interfère avec la reprise de la guerre franco-anglaise dans les années 1410.

Des rumeurs lancées par le parti anglo-bourguignon affirment alors que Louis d'Orléans est le père biologique du dauphin Charles (1403-1461), justifiant ainsi son éviction de la succession par le traité de Troyes en 1420 et l'avènement de Henri VI d'Angleterre à la mort de Charles VI.

Second fils survivant du roi de France Charles V et de Jeanne de Bourbon, il est le frère cadet unique de Charles VI.

Il épouse en 1389 Valentine Visconti (1368-1408), fille de Jean-Galéas Visconti, seigneur de Milan, et d'Isabelle de France. La procuration de Charles VI pour la négociation de ce mariage date du 20 septembre 1386. Ce mariage sera à l'origine des prétentions des rois de France Louis XII et François Ier sur le duché de Milan.

Comte de Beaumont et duc de Valois, puis duc de Touraine (1386), comte de Château-Thierry, de Vertus, de Luxembourg, de Porcien, de Courtenay, d'Angoulême, du Périgord, de Blois, de Dunois, de Soissons, et de Dreux, baron de Coucy et de Châtillon-sur-Marne, seigneur de Luzarches, de Sablé, de Grandelin (? ; Gandelu ?), de Châlons-en-Champagne, de Châteaudun, de Sedenne, de Crécy, d'Épernay, de Montargis, de Fère-en-Tardenois et d'Oisy, il reçoit en 1392 le duché d'Orléans en apanage.

Il montre son goût pour la fête et les plaisirs en faisant édifier à Paris de coûteux hôtels. C'est un séducteur dont les ennemis diront qu'il « hennissait comme un étalon après presque toutes les belles femmes ».

Très proche de son frère durant la brève période de gouvernement personnel de Charles VI et de la politique des marmousets (1388–1392), il devient le rival des ducs de Bourgogne, Philippe le Hardi (mort en 1404) puis Jean sans Peur.

La devise du duc d'Orléans, « Je l'ennuie » qui, dans le langage du temps, signifiait : « Je porte le défi » accompagnait les bâtons noueux, son emblème.

Il est soutenu par la reine Isabeau de Bavière tandis que la folie du roi se confirme.

Conflit avec Philippe le Hardi

En 1392, le roi sombre dans une folie intermittente. Pendant ses crises, la reine Isabeau est chargée de la régence, conseillée par les grands du royaume, parmi lesquels Philippe le Hardi, duc de Bourgogne et oncle du roi, dont il a été régent pendant sa minorité (1380–1388) a le plus d'influence. La reine qui est piètre politique s'appuie sur Philippe à qui elle doit son mariage royal. Louis d’Orléans cherchant à reprendre de l'influence au sein du conseil, apparaît comme le seul véritable rival du duc de Bourgogne.

En 1402, il acquiert le duché de Luxembourg en gagère, afin d'empêcher Philippe le Hardi de réaliser une continuité territoriale entre ses possessions de Bourgogne (duché et comté de Bourgogne) et celles des Pays-Bas (comté de Flandre et comté d'Artois). Le duché de Luxembourg devient une possession bourguignonne seulement sous le règne de Philippe le Bon (1419–1467).

La même année 1402, à la mort du connétable Louis de Sancerre, il fait partie de ses exécuteurs testamentaires, au nombre de vingt-deux.

À la mort de Philippe le Hardi, en 1404, Louis d'Orléans voudrait profiter de l'inexpérience de Jean sans Peur pour accroître son influence.

Par sa prodigalité, il suscite une impopularité croissante[réf. nécessaire], exploitée par Jean sans Peur. Il est accusé d'avoir voulu séduire ou, pis, violer la duchesse de Bourgogne. Il semble vouloir faire rompre la trêve franco-anglaise, allant jusqu'à provoquer Henri IV de Lancastre en duel, ce que Jean sans Peur ne peut admettre, car les manufacturiers flamands dépendaient totalement des importations de laine d'outre-Manche et auraient été ruinés par un embargo.[pas clair]

Louis d'Orléans parvient cependant à conforter sa position en faisant évincer les partisans du duc de Bourgogne du conseil du roi : grâce au soutien de la reine, l'ordonnance du 28 avril 1407 fait passer le nombre de Bourguignons de vingt-six à deux.

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