Louis Faidherbe, né le 3 juin 1818 à Lille (Nord) et mort le 28 septembre 1889 à Paris (Seine), est un général, un administrateur colonial, principalement du Sénégal et un homme politique français, grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire.
Il commande l'armée du Nord pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Il est élu député puis sénateur du Nord à partir de 1871.
Il est grand chancelier de la Légion d'honneur de 1880 à 1889.
Louis Léon César Faidherbe est issu d'un milieu modeste. Il est le cinquième enfant de Louis César Joseph Faidherde (1774-1826), fabricant de bonneterie, et de son épouse, Sophie Monnier (1774-1856). Il nait rue Saint-André dans une maison du Vieux-Lille. Alors que Louis est âgé de sept ans, son père, qui avait été volontaire en 1794 et blessé au combat, meurt en 1826. Il est élevé par sa mère.
Peu après son arrivée à Saint-Louis du Sénégal au début des années 1850, Faidherbe prend pour maîtresse Diocounda Sidibé, une jeune fille de l'ethnie des Khassonkés, âgée de quinze ans. Elle l’aide dans son apprentissage des langues wolof, pular et sarakolé. Le 15 janvier 1857, elle lui donne un fils, Louis Léon Faidherbe, qui meurt le 8 août 1881 à l'âge de 24 ans de la fièvre jaune à Saint-Louis, alors qu'il est lieutenant d'infanterie de marine.
Le 7 décembre 1858, à l’âge de 40 ans, Faidherbe épouse à Lille sa nièce de 18 ans, Angèle Emilie Marie Sophie Faidherbe (1840-1902), fille de son frère aîné, Romain, décédé huit ans plus tôt. De ce mariage naissent trois enfants : Gaston (1859-1917), Mathilde (1865-1944) et Wilhem (1866-1887). Angèle s'est également occupée de Louis, le fils de Sidibé.
Une autre nièce de Faidherbe, Clarence, épouse l’officier de marine Théophile Aube en mai 1861 qui sert au Sénégal. Il sera plus tard promu amiral.
Il commence ses études au collège de Lille. Ses aptitudes en mathématiques lui permettent d'obtenir une bourse pour entrer au collège royal de Douai.
En 1838, il entre à l'École polytechnique puis en 1840 à l’École d'application de l'artillerie et du génie de Metz dont il sort officier en 1842.
Campagnes militaires en Algérie (1844-1846 et 1849-1852)
Lieutenant au 2e régiment du génie il sert lors de la conquête de l'Algérie de 1844 à 1846, notamment lors de l'expédition du Chélif. Il participe également à la fortification de Bou Saada.
Après un séjour en métropole puis à la Guadeloupe de 1848 à 1849, il revient en Algérie de 1849 à 1852 où en tant que capitaine, il participe à l'expédition dans le Djurjura sous les ordres du général Camou, à celle de Petite Kabylie sous les ordres du général de Saint-Arnaud et à celle du massif de Bougie dirigée par le général Bosquet
Ses aptitudes et son énergie le font remarquer et il est affecté au Sénégal.
Gouverneur du Sénégal (1854-1861 et 1863-1865)
Conquête et colonisation du Sénégal
Arrivé en 1852, il est successivement chef du génie et directeur des Ponts et Chaussées, capitaine de 1re classe en 1853, sous-directeur des fortifications la même année et promu chef de bataillon à l'âge de trente-six ans en 1854.
Le 16 décembre 1854, il est nommé gouverneur de la colonie
Il entreprend de conquérir le pays, repousse les Toucouleurs à l'est du Haut-Sénégal (1855-1863), et s'oppose à El Hadj Omar qui assiégeait le fort de Médine et prend la ville le 18 juillet 1857. Il repousse les Maures au nord et annexe le pays Wolof (traité de mai 1858).