Louis Amade, né le 13 janvier 1915 à Ille-sur-Têt (Pyrénées-Orientales) et mort le 4 octobre 1992 à Paris 4e, est un haut fonctionnaire, préfet hors cadre, poète et parolier.
D'origine catalane, licencié ès lettres et en droit, diplômé d'études criminelles, de médecine légale et de médecine mentale, Louis Amade commence une carrière de fonctionnaire en devenant attaché au cabinet du préfet de l'Hérault en 1937. Sous-préfet du Vigan en 1940, il est alors le plus jeune des sous-préfets français. En 1942, il est chef de cabinet du Préfet de l'Isère. Selon l'historien Tal Bruttmann, Louis Amade détenait à ce titre « la haute main sur toutes les décisions » concernant « les affaires juives » dans son département. C'est lui, qui selon Michel Fugain, fait libérer son père, militant communiste, du Fort Barraux.
En 1947, Louis Amade est chef de cabinet du secrétaire général de la Préfecture de police.
En 1952, il est directeur de cabinet du préfet de Seine-et-Oise. Il est nommé directeur adjoint du cabinet du Préfet de police en 1955. En 1958, il est nommé préfet, conseiller technique auprès du Préfet de police, poste qu'il occupera jusqu'à sa retraite, en 1979.
Louis Amade a été l'un des paroliers d'Édith Piaf. Celle-ci lui présente le jeune Gilbert Bécaud en 1952. Immédiatement, ils travaillent ensemble et proposent Les Croix à Edith Piaf, qui l'enregistre en 1953. Louis Amade devient le mentor de Bécaud et le pousse à chanter. Il devient l'un des principaux paroliers de Bécaud, écrivant les paroles de beaucoup de ses plus grands succès, notamment les paroles de L'important c'est la rose, une partie des textes de L'Opéra d'Aran ou le poème L'Enfant à l'étoile, dont Bécaud fait une cantate. Il remet à l'artiste la Légion d'honneur sur la scène de l'Olympia en 1974.
Comme poète, il reçoit plusieurs prix de l'Académie française, dont le prix Broquette-Gonin en 1973, 1975 et 1979, le prix d'Académie en 1986 pour l'ensemble de son œuvre poétique, et la Grande médaille de la chanson française en 1990.
Il meurt le 4 octobre 1992 à Paris dans le 4e arrondissement. Après une cérémonie d'obsèques en la cathédrale Notre-Dame de Paris, il est inhumé au cimetière d'Ille-sur-Têt, sa ville natale.
Il était commandeur de la Légion d'honneur, commandeur de l'Ordre national du Mérite ainsi que des Arts et des lettres, également Croix de guerre 1939-1945, médaille de la Résistance française et Croix du combattant volontaire.
Commandeur de la Légion d'honneur
Commandeur de l'ordre national du Mérite
Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres — chevalier en 1959
Chevalier de l'ordre du Mérite sportif (20 janvier 1963)
Médaille de la Résistance française
La Ferme aux genêts, Ed. Le Hublot, 1945.
L'Escale avant le jour, Ed. Chantal, 1946.
Fontargente, Ed. Ferenczi, 1948.
Passez votre chemin, Ed. Ferenczi, 1951.
Pardonnez-leur, Ed. Ferenczi, 1953.