Ce Jour-là

Lomer Gouin

Premier ministre du Québec de 1905 à 1920

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Joseph-Alfred-Lomer Gouin, né le 19 mars 1861 à Grondines et mort le 28 mars 1929 à Québec, est un homme politique québécois. Il est le premier ministre du Québec de 1905 à 1920, bâtonnier du Québec de 1910 à 1911 et lieutenant-gouverneur du Québec en 1929.

Né le 19 mars 1861 à Grondines, Joseph-Alfred-Lomer Gouin est le fils de Joseph-Nérée Gouin, médecin, et de Séraphine Fugère. Il étudie au Collège de Sorel, au Collège de Lévis et à la succursale de Montréal de l'Université Laval. Il est admis au Barreau de la province de Québec le 2 avril 1884. Le 24 mai 1888, il épouse Éliza Mercier, fille d'Honoré Mercier. Il épousera en secondes noces Alice Amos le 19 septembre 1911.

Élu pour la première fois député du Parti libéral du Québec à l'Assemblée législative du Québec lors de l'élection générale québécoise de 1897 dans le district électoral de Montréal no 2, Lomer Gouin est nommé le 3 octobre 1900 commissaire (ministre) des Travaux publics dans le gouvernement de Simon-Napoléon Parent. Il est réélu député à l'élection générale du 7 décembre 1900. Le 2 juillet 1901, il est nommé ministre de la Colonisation et des Travaux publics. Il est réélu député à l'élection générale du 25 novembre 1904. À la suite de sa démission du cabinet du premier ministre Simon-Napoléon Parent, il est réélu à l'élection partielle du 10 avril 1905. À l'élection de 1908, il est élu dans la circonscription de Portneuf mais défait dans Montréal no 2. À l'élection de 1912, il est élu simultanément dans Portneuf et dans Saint-Jean mais résigne son siège dans cette dernière circonscription le 14 novembre 1912. Il est réélu sans opposition dans Portneuf en 1916 et en 1919.

En 1905, il participe au coup de force qui évince Parent du pouvoir et il est choisi pour lui succéder comme chef du Parti libéral du Québec et premier ministre du Québec, poste qu'il occupe de 1905 à 1920, remportant successivement quatre élections générales québécoises, en 1908, 1912, 1916 et 1919. Bien que défait par Henri Bourassa dans la circonscription de Montréal no 2 en 1908, il put conserver son siège en raison du mécanisme électoral qui permettait à l'époque de se présenter dans plus d'une circonscription. Bourassa, en effet, avait aussi été élu dans Saint-Hyacinthe lors de la même élection.

Son gouvernement est éclaboussé par le scandale de l'affaire Mousseau-Bérard-Bergevin en 1914. Un député libéral, Joseph-Octave Mousseau, ainsi que deux libéraux membres du Conseil législatif, acceptent un pot-de-vin en échange de l'adoption d'une loi privée. Le mandat du comité d'enquête demeure étroitement limité à cette affaire même si certains témoignages permettaient de croire en l'existence d'un système de corruption beaucoup plus important. Dès la démission du député Mousseau et des deux conseillers législatifs, le comité met fin à ses travaux. Plusieurs journalistes, dont Henri Bourassa du Devoir, se sont plaints que le comité ne s'était pas attaqué au système.

Premier ministre du Québec pendant plus de 15 ans, il est l'un de ceux à avoir occupé ce poste le plus longtemps (le 3e du classement, entre Taschereau et Bourassa). Il démissionne le 8 juillet 1920 et cède la place à son successeur, Louis-Alexandre Taschereau. Son gouvernement est sans doute le premier à se préoccuper à la fois du développement de la province et de l’amélioration des conditions de vie des milieux défavorisés par l’évolution sociale et économique.

Le 22 juillet 1920, il est nommé au Conseil législatif du Québec (division de Salaberry), mais il en démissionne en 1921 sans jamais y avoir occupé son siège et se lance en politique fédérale.

Lors de l'élection fédérale du 6 décembre 1921, il est élu député du parti libéral à la Chambre des communes du Canada dans la circonscription électorale de Laurier—Outremont, et,le 29 décembre 1921, il est nommé au poste de ministre de la Justice et procureur général dans le gouvernement du premier ministre William Lyon Mackenzie King, qu'il occupe jusqu'à sa démission pour des raisons de santé le 3 janvier 1924. Il ne se représente pas comme député à l'élection fédérale générale de 1925.

Lieutenant-gouverneur du Québec

Le 10 janvier 1929, il est nommé lieutenant-gouverneur du Québec.

Il n'occupe ce poste que deux mois avant de mourir d'une crise d'angine en fonction à Québec le 28 mars 1929, au moment où il s'apprête à présider la cérémonie de prorogation de la session de l'Assemblée législative.

Entré en 1897 au parlement sans fortune personnelle, il était millionnaire en 1912.

Lomer Gouin est enterré au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal.

Le fonds d'archives de la famille Mercier-Gouin est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Un fonds d'archives Sir Lomer Gouin est conservé à Bibliothèque et Archives Canada.

Source : Assemblée nationale du Québec

Officier de l'Ordre des Palmes académiques (1902)

Chevalier de la Légion d'honneur (1907)

Grand officier de l'Ordre de Léopold (1912)

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