Ce Jour-là

Liste des papes

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Cette liste des papes est issue de l'Annuaire pontifical. Elle intègre le nom des 267 évêques de Rome considérés comme légitimes et appelés papes à partir du IVe siècle, ainsi que celui des antipapes.

Jusqu'en 325, le seul titre est celui d'évêque de Rome. Le nom de pape, déjà utilisé dans l’Église d'Orient pour désigner les évêques, se généralise alors dans l'Occident chrétien. Marcellin (296–304) est le premier pontife romain désigné ainsi dans l'inscription « jussu pp [papae] sui Marcellini ». Peu à peu, ce terme ne s'applique qu'à l'évêque de Rome. Le dernier à devoir y renoncer est l'archevêque Arnolfe II (en) de Milan à la suite du concile qui se tient à Pavie en 998 sous l'autorité de Grégoire V. En 1075, Grégoire VII édicte le Dictatus papæ qui réserve l'usage de pape au pontife romain.

Le rôle de guide suprême de l'Église de l'évêque de Rome ne s'est donc affirmé que progressivement ; les premiers ne détenaient que les pouvoirs d'un métropolite. La liste de papes catholiques énumère les papes au sens moderne du mot. Elle liste les évêques de Rome dans la succession apostolique de l'apôtre Pierre jusqu'au pape actuel.

On sait très peu de choses sur les premiers évêques de Rome. Pour certains même, seul leur nom nous est connu. La plus ancienne source connue est Irénée de Lyon au IIe siècle qui donne le nom des titulaires des principaux sièges épiscopaux (Rome, Constantinople, Antioche...). Il existe d'autres sources plus complètes, telles que le Liber pontificalis, un document apologétique dont la première version remonterait au VIe siècle, puis augmenté jusqu'au IXe siècle. Il liste les noms des papes, ainsi que ceux de leur père, leur pays de naissance et la durée de leur pontificat. Bien que ce document ait sûrement été établi à l'aide de sources plus anciennes et contienne sans doute une grande part d'informations réelles, les données sur ces premiers papes sont très parcellaires et sujettes à caution.

Édité chaque année par le Vatican depuis 1912, l'Annuaire pontifical est considéré comme faisant la plus grande autorité. Cette liste, faisant de facto fonction d'officielle, n'est cependant pas sans ambiguïté et ne prétend pas être définitive. Ainsi, sous le nom d'Étienne II, le pape éphémère Étienne, reconnu comme pape légitime jusqu'à l'édition de 1960, est ensuite supprimé.

L'Annuaire pontifical évoque aussi bien les papes que les antipapes, ces derniers se distinguant par une typographie différente. Des notes de bas de page sont aussi présentes quand il y a des doutes sur la régularité de certains pontificats. De nombreuses fois, deux papes rivaux (ou plus) ont en effet régné en même temps. La plupart du temps, la liste n'en reconnaît qu'un et déclare l'autre antipape.

Dans certains cas cependant, les auteurs refusent de trancher C'est le cas pour la période qui dure de 1045 à 1048, très confuse : Benoît IX, Sylvestre III, Grégoire VI, Clément II et Damase II se disputent la tiare. Tous sont finalement considérés comme papes légitimes en comptant trois règnes valables, mais non consécutifs, pour Benoît IX. Ce choix rend légitime le pontificat de Sylvestre III, ce que pourtant la grande majorité des historiens conteste.

En conséquence, les pontificats ne sont pas comptés dans l'Annuaire pontifical, même si de facto le pape Léon XIV est le 267e pape.

Jusqu'à Pie XII, le pontificat commençait officiellement au moment de l'intronisation, ou « couronnement ». Entre la désignation du nouveau pape et son intronisation, le « candidat » était considéré comme « pape élu » mais il exerçait en fait le pouvoir pontifical[réf. nécessaire]. Certains attendaient le jour de leur intronisation pour dévoiler leur nom de règne. Ce délai était mis à profit pour ordonner prêtre le nouvel élu et le consacrer évêque, si ce n'était pas déjà fait.

Depuis les IIIe et IVe conciles du Latran (1179 et 1215), qui n'ont fait qu'entériner une pratique déjà établie, le pape exerce ses fonctions dès son élection, bien que la cérémonie d'intronisation se soit perpétuée jusqu'à nos jours[réf. nécessaire]. Les papes élus après cette époque et morts sans avoir été couronnés (Célestin IV et Urbain VII) sont considérés comme des papes légitimes. Quant au pape Grégoire X, par exemple, qui n'était ni prêtre ni évêque au jour de son élection, le 1er septembre 1271, il est considéré comme pape dès celle-ci, alors même qu'il se trouvait en Palestine et qu'il n'a donné son accord et choisi son nom de règne qu'une fois arrivé à Viterbe le 12 février 1272. Il sera finalement intronisé le 27 mars 1272.

La date d'intronisation est celle retenue jusqu'à Victor II, dernier pape directement nommé par l'empereur, puis la date d'élection pour les papes suivants. Un décret de Paul VI en 1975 réaffirme que le pontificat commence dès l'élection. Le couronnement, devenu inutile quand Jean-Paul Ier a renoncé à porter la tiare pontificale, a été remplacé par une messe d'intronisation.

Liste des papes et des antipapes

Les 267 papes de l'Église catholique romaine sont numérotés. Ceux qui ne sont pas considérés comme légitimes sont qualifiés d'antipapes et signalés par un A sur fond rouge, ou de papes éphémères, distingués par un E sur fond vert.

XIVe siècle jusqu'au Grand Schisme d'Occident

XVe siècle après le Grand Schisme d'Occident

Papes saints, bienheureux et vénérables

Les noms sont suivis de la date du jour de fête selon l'actuel calendrier liturgique romain.

Parmi les 264 papes décédés, l'Église catholique compte :

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