Ce Jour-là

Liberland

Micronation proclamée le 13 avril 2015 par Vít Jedlička

Anúncio

Le Liberland, en forme longue la république libre du Liberland (en tchèque : Svobodná Republika Liberland), est une micronation, proclamée le 13 avril 2015 par Vít Jedlička sur un territoire situé sur la rive ouest du Danube, à la frontière entre la Croatie et la Serbie. Il revendique une petite parcelle de terre, au bord du Danube, appelée Gornja Siga. En raison du différend frontalier entre la Croatie et la Serbie, certaines terres sont revendiquées par les deux pays, d'autres par aucun.

Le site officiel du Liberland explique que l'État pourrait être fondé sur un territoire non revendiqué en raison du problème de droit posé par le différend frontalier entre la Croatie et la Serbie. Après les guerres de Yougoslavie, l'actuel talweg du Danube est devenu la frontière serbo-croate de fait, mais la Croatie revendique comme frontière l'ancien talweg du Danube avant régularisation. Ainsi, certains territoires, tels que l'île de Vukovar ou l'île de Šarengrad, ont été disputés. Dans le secteur du Danube en amont de la confluence du Drave, huit grands territoires situés rive gauche, délimités par l'ancien cours du Danube, sont revendiqués à la Serbie par la Croatie et quatre territoires plus petits, situés rive droite, sont considérés comme serbes selon le point de vue croate, mais la Serbie ne les reconnaît pas comme siens puisqu'elle ne reconnaît pas la frontière revendiquée par la Croatie. Le plus grand de ces territoires serbes selon la Croatie, mais croates selon la Serbie, est celui de Gornja Siga investi par le Liberland. Par ailleurs le chenal navigable du Danube est classé parmi les eaux internationales.

Selon Vít Jedlička, puisque ni la Croatie, ni la Serbie ni une autre nation ne réclame ce territoire, il est une terra nullius (« une terre sans maître ») dont la frontière est bordée par des eaux internationales (Danube) et qui n'interfère avec aucune souveraineté.

Vít Jedlička est membre du Parti des citoyens libres, inspiré par le libéralisme. La devise du Liberland est « Vivre et laisser vivre » (en tchèque, "Žít a nechat žít"). Son objectif est de fonder une société où l'on peut prospérer sans lois et impôts contraignants. Il prend exemple de pays comme Monaco ou le Liechtenstein.

Vít Jedlička affirme qu'une note diplomatique officielle sera envoyée à la Croatie et la Serbie, et plus tard à tous les autres États, en vue d'une reconnaissance officielle.

Ni la Croatie ni la Serbie n'admettent le point de vue de Vít Jedlička selon lequel les territoires contestés seraient terra nullius, car chacune considère ces territoires comme appartenant à l'autre, la Croatie en se référant à l'ancien lit du Danube, et la Serbie en se référant à l'actuel. Déjà les médias des deux pays accusent Vít Jedlička de vouloir fonder à leurs frontières un paradis fiscal (neporezna oaza - "oasis sans impôts"), et les gardes-frontières croates patrouillent sur le Danube et dans l'espace aérien frontalier pour empêcher l'accès sur Gornja Siga (qui se trouve sur la rive croate de fait).

Vít Jedlička a été arrêté le 9 mai 2015 dans l'après-midi par la police croate alors qu'il voyageait en Croatie à proximité du Liberland mais sans en traverser la frontière. Le 10 mai 2015, après une réunion avec un juge de Beli Manastir et les policiers croates, Vít Jedlicka a été remis en liberté sans poursuite. Le Président du Liberland a qualifié cette arrestation d'opportunité pouvant permettre de clarifier les relations avec la Croatie sur le plan diplomatique. Les démarches vont être poursuivies par Vit Jedlicka pour faire aboutir son projet de fondation du Liberland.

La superficie de la zone concernée est d'environ 700 hectares (soit à peu près 3 fois la taille de Monaco) — et la majeure partie est couverte de forêt et ne comptait aucun habitant, jusqu'en août 2023, date depuis laquelle plusieurs "citoyens liberlandais" tentent d'habiter les lieux.

Un journaliste du journal tchèque Parlamentní listy, qui s'est rendu sur place en avril 2015, a découvert une maison abandonnée depuis une trentaine d'années (selon les habitants des environs).

Cette maison a été rasée au bulldozer en 2017 (par l'administration croate).

En août 2023, un groupe de "citoyens liberlandais" a commencé, entre autres travaux, à nettoyer les ruines pour tenter d'en rendre les fondations réutilisables.

Le Liberland est situé juste au nord du parc naturel de Kopački Rit.

Les villages croates les plus proches du Liberland sont Zmajevac et Batina.

L'accès est possible par voie terrestre coté croate (par une piste forestière).

Le Liberland est physiquement séparé de la Serbie par le Danube (qui est une voie navigable internationale).

Un gouvernement composé de « dix à vingt membres » a été suggéré pour l'administration du Liberland. Un système de vote électronique sera utilisé pour élire les membres. Le pouvoir est, provisoirement, administré par trois fondateurs du projet, dont le président actuel.

Le Liberland fonctionnera sur une politique d'ouverture des frontières.

La devise officielle du Liberland est « Vivre et laisser vivre » (en tchèque : "Žít a nechat žít"). L'objectif de l'État est de fonder une société où les honnêtes citoyens peuvent prospérer sans lois, règlements et impôts d'État inefficaces et contraignants. Les fondateurs sont inspirés par des pays comme Monaco et le Liechtenstein. Vít Jedlička accepte les demandes de citoyenneté, et selon le site officiel, seuls les communistes, les néo-nazis, et les extrémistes ne sont pas admissibles à la citoyenneté. Fin juin 2015, plus de 300 000 candidatures à la citoyenneté ont été enregistrées. En 2016, le chiffre du demi-million de candidats est dépassé.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Liberland | World in Stories