Ce Jour-là

Lee Harvey Oswald

Suspect dans l'assassinat du président J.F. Kennedy

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Lee Harvey Oswald, né le 18 octobre 1939 à La Nouvelle-Orléans (Louisiane) et mort assassiné le 24 novembre 1963 à Dallas (Texas), est le principal suspect de l'assassinat de John F. Kennedy, 35e président des États-Unis, et du meurtre du policier J. D. Tippit, conformément aux conclusions rendues par deux enquêtes gouvernementales. Cependant, aucun procès, ni même le début d'une instruction judiciaire n'ont pu avoir lieu puisqu'il a été abattu par Jack Ruby moins de 48 heures après son arrestation.

Jeunesse et entrée dans les Marines

Né à La Nouvelle-Orléans en Louisiane, son père, Robert Lee Oswald, meurt d'une crise cardiaque deux mois avant sa naissance. Sa mère, Marguerite Claverie Oswald, qui doit l'élever seule ainsi que son frère Robert, et son demi-frère, John Pic, est une mère protectrice et dominatrice[réf. souhaitée]. La famille a une vie assez instable. Avant qu'il ait 18 ans, Lee a connu 22 domiciles et 12 écoles, généralement à La Nouvelle-Orléans et à Dallas.

D'après les témoignages et éléments recueillis par la Commission Warren, taciturne et solitaire, Oswald se montre capable de violence. Alors qu'Oswald et sa mère vivent à New York, au début de 1953, ses problèmes scolaires et caractériels entrainent une évaluation psychiatrique sur ordre de l'administration, qui fut assez préoccupante pour entrainer sa mise sous probation par un juge de la jeunesse. L'évaluation a lieu au cours d'un bref séjour dans une maison de correction de New York. Un psychologue conclut que Lee est intelligent, mais montre d'importants déficits relationnels et émotionnels.

D'après la commission Warren, une travailleuse sociale confirme ce retrait de Lee par rapport aux autres, notant que Lee semble avoir des désirs de puissance et de violence, et identifie la source de ses problèmes dans ses rapports avec sa mère. Enfin, d'après la Commission Warren, le psychiatre le Dr Hartog, dans son rapport du 15 avril 1953, tout en confirmant les observations de ses collègues, diagnostique chez le jeune Oswald des troubles de la personnalité avec tendance schizoïde et passive-agressive. La situation ne s'arrange pas vraiment et le juge de la jeunesse qui suit Lee envisage son placement, mais, avant qu'une décision quelconque ne soit prise, Marguerite quitte New York début 1954 et emménage à La Nouvelle-Orléans.

Oswald fréquente l'école de manière irrégulière et n'obtient jamais son diplôme du secondaire. Oswald a toujours une mauvaise orthographe et ses erreurs semblent montrer qu'il souffrait de dyslexie. Malgré ces problèmes, il est un lecteur avide et a toujours pensé qu'il était plus intelligent que les gens qui l'entouraient. À partir de ses 15 ans, selon ses propres déclarations présentées par la commission Warren, Oswald s'intéresse au marxisme à la suite de l'affaire des époux Rosenberg, qui voit l'exécution d'un couple communiste pour fait d'espionnage au profit de l'Union soviétique.

Peu après, à La Nouvelle-Orléans, il achète Le Capital et le Manifeste du parti communiste. En octobre 1956, d'après la commission Warren, Lee Harvey Oswald écrit au président du Parti socialiste d'Amérique une lettre où il se déclare marxiste et affirme étudier les principes marxistes depuis quinze mois. Sa mère, Marguerite Oswald, fera remarquer durant son témoignage devant la commission Warren que les ouvrages lus par son fils étaient disponibles dans les bibliothèques publiques.

En parallèle, alors même qu'il lit toute la littérature marxiste qu'il peut trouver, Oswald prépare son entrée dans les Marines en apprenant par cœur le manuel des Marines de son frère aîné, Robert, qui est Marine. Oswald adore ce frère dont il porte fièrement la bague du Corps et rêve depuis longtemps de l'imiter en le suivant dans la carrière. Oswald réalise son rêve d'enfance et s'engage dans les Marines une semaine après son dix-septième anniversaire, le 26 octobre 1956.

Le 26 octobre 1956, il intègre le corps des Marines à la base de San Diego en Californie.

Il suit les entraînements de base sans difficulté bien que ses résultats aux tirs sur fusil M-1, qu'il ne réussit pas la première fois, soient inférieurs aux standards de ses instructeurs. Il reçoit à ce sujet le surnom disgracieux de Shitbird.

Oswald semble cependant avoir été un bon soldat, en tout cas au début de sa carrière, et ses résultats aux tests de tir, par exemple, sont très satisfaisants. Testé une seconde fois, il parvient au stade de sharpshooter, tireur d'élite, de deux points, puis, la troisième fois, il atteint le stade de Marksman, ou bon tireur, le niveau le plus faible dans l'échelle de capacité de tir des marines. En fait, selon les standards du Corps de Marines, Oswald était un assez bon tireur.

Après les entraînements de base, d'octobre 1956 à mars 1957, Oswald suit un entraînement spécifique de contrôleur radar destiné à la composante aérienne des Marines en intégrant le Naval Air Technical Training Center situé à Jacksonville en Floride. Cette formation est réservée aux soldats dont les compétences intellectuelles sont supérieures à la moyenne et accessibles avec le niveau de sécurité "confidentiel".

Le 3 mai 1957, il devient soldat de première classe et reçoit l'accréditation de sécurité minimale, « confidentiel », et est transféré à la base de Kesler de l'US Air Force dans le Mississippi où il suit un entraînement complémentaire d'opérateur radar. Il finit 7e au classement sur une promotion de 50 personnes et obtient la qualification de Military Occupationnal Speciality ou MOS en opérateur en électronique d'aviation.

En juillet 1957, il est transféré à la base d'El Toro (Californie) au Marine Corps Air Station.

Le 22 août 1957, il monte à bord de l'USS Bexar, direction la base militaire d'Atsugi, située à 40 kilomètres à l'ouest de Tokyo, au Japon. Cette base est le point d'opération de la First Marine Aircraft Wing, et le Joint Technical Advisory Groupe en occupe une partie. En réalité, elle est la principale base de la CIA en Asie. Elle est utilisée pour les vols de l'avion espion Lockheed U-2 au-dessus de l'Union soviétique, alors en pleine guerre froide avec les États-Unis et dont le potentiel militaire reste mal connu malgré l'opération Wringer. L'objectif de l'appareil est de photographier les sites militaires ou industriels chinois et soviétiques.

Lee Harvey Oswald est rattaché au Marine Air Control Squadron no 1 où sa mission de contrôleur radar s'attache à vérifier la non-pénétration de l'espace aérien des Alliés par des appareils chinois ou soviétiques.

C'est durant cette période que son unité est informée de l'existence d'un appareil allié nommé Race Car (voiture de course) en captant sur la radio une demande d'informations météo pour l'altitude de 90 000 pieds (soit 27 400 mètres), sachant que le record d'altitude officiel connu en 1957 était alors de 66 000 pieds (soit 20 100 mètres) et que l'antenne du radar avait une portée de 45 000 pieds (soit 13 000 mètres). Sollicités, leurs officiers leur répondent qu'il s'agit d'un avion utilitaire, dont la silhouette singulière en raison de ses très longues ailes faites pour le vol stratosphérique, a été aperçue manœuvrant sur la base au décollage et dans les hangars.

Quoique Oswald ne soit pas impliqué dans ces opérations secrètes, certains auteurs ont spéculé qu'il aurait pu commencer là une carrière d'espion.

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