Charles Marie René Leconte de Lisle, dit Leconte de Lisle, est un poète français, né le 22 octobre 1818 à Saint-Paul sur l'île de la Réunion, et mort le 17 juillet 1894 à Voisins (Louveciennes).
Son œuvre est composée de trois recueils de poésie, de pièces de théâtre et de traductions d’auteurs anciens.
Il est considéré comme le chef de file du mouvement parnassien : il a exprimé dans des préfaces certains principes auxquels se sont ralliés les poètes d’une génération — entre la période romantique et le symbolisme — regroupés sous le terme de parnassiens à partir de l'année 1866.
Il a été décoré de la Légion d'honneur en 1870 et élu à l'Académie française en 1886.
Charles Marie René Leconte de Lisle naît à Saint-Paul sur l'île de La Réunion (à l'époque appelée Île Bourbon). Il passe son enfance entre La Réunion et la Bretagne, au gré des déménagements de sa famille, notamment à Nantes entre 1822 et 1832.
Pendant ses études secondaires, Leconte de Lisle découvre Les Orientales de Victor Hugo et tombe amoureux de sa cousine Marie-Élixenne Naciède de Lanux (1821-1840), qui sera sa muse[réf. souhaitée]. C'est à cette époque qu'il écrit ses premiers essais littéraires.
En 1837, il quitte à nouveau son île natale pour la métropole afin d'obtenir son baccalauréat et poursuivre des études de droit. Le 14 novembre, il s'inscrit à la faculté de droit de Rennes.
Le 21 janvier 1841, Leconte de Lisle est reçu avec difficulté bachelier en droit. Sa famille s'installe à Saint-Denis (La Réunion). Il abandonne ses études de droit[Quand ?].
Le 10 septembre 1857, il épouse Anna Adélaïde Perray, lingère qu'il avait rencontrée chez son ami d'enfance[réf. souhaitée] Félix Jobbé-Duval et avec laquelle il vit depuis deux ans ; c’est un mariage modeste.
En 1859, sa mère quitte La Réunion et s'établit à Bordeaux chez une de ses filles mariée à un armateur.[réf. nécessaire]
Carrière de bibliothécaire au Sénat
Le 28 décembre 1871, il est nommé "employé"[réf. nécessaire] à la Bibliothèque du Palais du Luxembourg en remplacement de François Coppée. Il accepte, tout en se sentant blessé par la médiocrité de l’offre. Il restera en fonction jusqu'à sa mort.
Entre 1843 et 1845 alors que Leconte de Lisle vit en donnant des leçons et collaborant à des journaux locaux[réf. nécessaire], les rédacteurs du journal phalanstérien La Démocratie pacifique lui proposent une place dans leur société, avec promesse de publier un livre de poésie. Il décide alors de retourner s'installer à Paris.
En 1845, lors de son départ, il rencontre à Brest le phalanstérien Paul de Flotte avec qui il rejoint Paris. Là-bas, il rencontre Charles Baudelaire. Il professe des opinions républicaines et anti-esclavagistes.[réf. nécessaire] C'est à ce moment qu'il se passionne pour la politique et en particulier pour les "idées démocratiques et fouriéristes et pour les phalanstériens".
En 1846, il collabore à des publications fouriéristes : La Phalange, mensuel dont il assure le secrétariat et qui publie plusieurs de ses poèmes ; La Démocratie pacifique, quotidien auquel il donne des contes en prose, quelques articles de politique et un poème (Ode à Fourier) qu’il prononce lors du banquet pour les 74 ans de Charles Fourier le 7 avril 1846.[réf. nécessaire] En juin 1847, il rompt avec l'École phalanstérienne.[réf. nécessaire]
Entre 1848 et 1851, Leconte de Lisle participe très activement à la campagne d’un groupe de jeunes créoles en faveur de l’abolition de l’esclavage.[réf. nécessaire] On l’envoie dans les Côtes-du-Nord[Qui ?], pour se présenter à la députation. Il n'est pas élu. Il aurait été présent sur les barricades, pendant les événements de juin. Il est incarcéré pendant quarante-huit heures.[réf. nécessaire] Déçu par la tournure que prennent les événements après 1848, il se détourne de la politique pour se consacrer à la littérature.
En 1864, tacitement rallié au régime impérial, il accepte une pension payée sur la cassette personnelle de l’Empereur.
Dans sa correspondance de 1871, Leconte de Lisle se montre hostile à la Commune[réf. nécessaire], qui lui semble compromettre les chances d’établir la République.