Ce Jour-là

Lazare Hoche

Général français (1768-1797)

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Louis Lazare Hoche, né le 24 juin 1768 à Versailles (France) et mort à vingt-neuf ans de la tuberculose, le 19 septembre 1797 à Wetzlar (ville libre d'Empire), est un général français de la Révolution.

En 1768, il naît au Village de Montreuil, rattaché à Versailles en 1787. Son père est palefrenier à la vénerie du roi et sa mère s'appelle Anne Merliere.

Il est baptisé à la cathédrale Saint-Louis de Versailles ; son parrain est Lazare Moulin, épicier et sa marraine est Marie Agathe Coispeau, épouse de Jacques Duhamel.

Lazare Hoche épouse en 1794 Adélaïde Dechaux, qu'il laisse veuve en 1797 avec une fille, Jenny Hoche, morte à Paris le 7 novembre 1867, mariée à Paris le 22 juin 1814 avec Étienne-Annet des Roys, auditeur au conseil d'État (1810), conseiller-général de l'Allier, pair de France (1832).

Le 5 avril 1800 (5 germinal an VIII), la générale Hoche achète la terre et le château de Gaillefontaine, qu'elle conserve jusqu'à sa mort, survenue à Paris le 12 mai 1859.

Avant la Révolution : garde-française

À 14 ans, Hoche est reçu aide-surnuméraire dans les écuries royales. Devenu orphelin, il bénéficie de l'aide que lui offre une de ses tantes, fruitière à Versailles, et achète quelques livres avec lesquels il fait lui-même sa première éducation. Consacrant le jour à son travail, il emploie une partie de la nuit à étudier. À 16 ans, le 19 octobre 1784, il s'engage comme soldat et est admis comme simple fusilier dans les Gardes françaises, dans la compagnie Colonelle le 23 novembre 1785. Il est grenadier de la compagnie de d'Artaignan et le 16 mai 1789, il obtient le grade de caporal des grenadiers de Daucourt. Il ne tarde pas à attirer l'attention de ses chefs par la régularité de ses mœurs, son application à la lecture et sa prodigieuse activité.

Soldat de la Révolution française

Il est présent au licenciement du régiment le 31 août 1789 (réforme), et s’engage avec le grade de sergent dans la garde nationale soldée de la ville de Paris, 1re division, 1er bataillon. Il prend part à la marche sur Versailles dans les journées des 5 et 6 octobre 1789.

Le 1er janvier 1792 il obtient le grade d'adjudant sous-officier au 104e régiment d'infanterie. Par le ministre de la Guerre Joseph Servan, il passe le 18 mai 1792 lieutenant au régiment de Rouergue à Thionville. Le 1er septembre 1792 il gagne ses galons de capitaine, par son rang d'ancienneté. Il commande une partie de l'infanterie et de la cavalerie de l'armée des Ardennes pendant la campagne d'hiver de 1792-1793. Il est à la défense de Thionville en octobre 1792, au siège de Namur en novembre et à celui de Maastricht en février 1793.

Il est chargé de l'intendance à l'armée des Ardennes. Le 3 mars 1793 il est aide de camp du général Le Veneur (alias Leveneur), son oncle de lait, qui le fait profiter de ses conseils et devient son mentor. Au siège de Thionville, à la bataille de Neerwinden, où il est blessé le 18 mars 1793, comme à Pellenberg, il donne des preuves de sa capacité et de sa bravoure.

Après la trahison du général Charles François Dumouriez en avril-mai 1793, il est rappelé à Paris pour expliquer la situation. Hoche prend la défense du général Le Veneur devant le premier Comité de salut public, et expose un plan de campagne si bien conçu que Lazare Carnot se serait écrié : « Voilà un officier subalterne d'un bien grand mérite. » Le Comité tout entier se joint à Carnot pour admirer tant de savoir dans un si jeune homme, ce qui donne à Hoche la possibilité d'une ascension rapide. Le 15 mai 1793, grâce à l'appui de Lazare Carnot qui fait de lui le plus grand cas, il est nommé adjudant-général chef de bataillon employé à l'armée du Nord.

Incarcération de Hoche (du 8 au 16 août 1793)

Pour avoir défendu le général Alexis Le Veneur de Tillières incriminé, il est mis en état d'arrestation à Saint-Quentin le 8 août 1793, traduit devant le tribunal criminel de Douai et acquitté le 16 août suivant.

« St-Quentin le 8 août l'an 2e de la République. (1793)

Vous apprendrez Citoyen, avec surprise, que je suis en état d'arrestation et conduit au Tribunal révolutionnaire de Douai pour avoir dit que Pitt soudoyait des hommes dans notre armée, et que, si Cobourg y donnait des ordres, elle n'irait pas plus mal. La preuve que l'on a reconnu que je disais vrai, c'est que le Conseil exécutif l'a senti et que, par la suite il a destitué une grande partie des généraux suspects. C'est ainsi qu'en se heurtant les patriotes se divisent. J'étais au porte de l'honneur j'en suis tiré pour un propos que vous avoueriez. Je vous prie d'attester mon civisme aux commissaires de la Convention à Cambraÿ et de me recommander au citoyen Bouchotte ? Tout à vous et à mon pays. signé : L'adjt général L. Hoche »

— Lettre de Hoche au Citoyen Audouin, adjoint au ministre de la Guerre à Paris.

Envoyé pour la défense de Dunkerque le 23 août 1793, il prend les fonctions de chef d'état-major du général Joseph Souham. Ce jour-là avait été destitué par le représentant Duquesnoy le général O'Meara, comme Irlandais et aristocrate. Dunkerque se trouve dans une position géographique stratégique pour les Britanniques. Si elle est prise, ils contrôlent de part et d'autre le pas de Calais. Le 23 août 1793, le duc Frederick, duc d'York et Albany, le fils cadet du roi George III, fait le siège de la ville de Dunkerque avec 18 000 Britanniques, réunis à 22 000 Austro-Hanovriens de Wilhelm von Freytag.

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