Ce Jour-là

Laurent Lafitte

Acteur et humoriste français

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Laurent Lafitte, né le 22 août 1973 à Paris, est un acteur et réalisateur français. Il est pensionnaire de la Comédie-Française de 2012 à 2024.

Après trois nominations au César du meilleur acteur dans un second rôle — pour Elle (2017), Au revoir là-haut (2018) et Le Comte de Monte-Cristo (2025) — il remporte en 2026 le César du meilleur acteur pour son rôle de Pierre-Alain Fantin dans La Femme la plus riche du monde.

Fils d'un marchand de biens, Laurent Lafitte grandit entre le 15e et le 16e arrondissement de Paris, dans ce qu'il décrit comme « une famille traditionnelle de droite, pas facho ni réac, mais un peu passéiste, une famille de la petite-bourgeoisie ». Il a été élève à l'école primaire privée Saint-Jean-de-Passy.

Il découvre le théâtre par le biais des comédies de boulevard retransmises à la télévision. Adolescent, le métier d'acteur se révèle à lui lors du tournage d'un téléfilm pour FR3, L’Enfant et le président de Régis Milcent, après avoir répondu à une petite annonce dans France-Soir et envoyé son CV avec un Photomaton : sans prévenir ses parents, il passe alors le casting.

Laurent Lafitte, qui développe « une phobie scolaire », décroche alors du lycée Saint-Jean-de-Passy en seconde pour suivre la classe libre du Cours Florent où il rencontre Gilles Lellouche, Guillaume Canet et Cécile Felsenberg qui deviendra son agent. Puis, à 22 ans, il entre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris avec Philippe Adrien et Muriel Mayette.

Débuts d'acteur et révélation (années 1990-2000)

En 1993, il atteint une certaine popularité avec le personnage de Juan dans la sitcom Classe mannequin sur M6. Par la suite, il travaille la danse et le chant à la Guildford School of Acting (en), une école de comédie musicale anglaise, dans le cadre d'un échange avec le Conservatoire national supérieur d'art dramatique. Durant son séjour de deux ans en Angleterre, il joue dans la pièce Davina's Landed de Ben Duke.

Au début des années 2000, il enchaîne les seconds rôles. Guillaume Canet et Gilles Lellouche font partie des réalisateurs qui lui font confiance pour leurs premiers films respectifs : Mon idole (2002) et Narco (2004). Il est dirigé notamment par Lionel Delplanque, Claude Miller, Diastème, Léa Fazer, mais aussi Dominique Farrugia et Arnaud Lemort.

Au théâtre, il assure en 2008 un one-man-show coécrit avec Cyrille Thouvenin et produit par Dominique Farrugia : Laurent Lafitte, comme son nom l'indique. Celui-ci atteint les 100 représentations au Palais des glaces à Paris et remporte le prix Raimu de la comédie dans la catégorie one-man-show. Un jour en sortant du spectacle, Guillaume Canet lui offre un rôle dans son prochain film.

Finalement, il perce au cinéma en 2010 en faisant partie de la distribution du succès populaire Les Petits Mouchoirs, où il joue Antoine l'un des membres de la bande d'amis formé par Guillaume Canet. L'acteur y évolue aux côtés de François Cluzet, Marion Cotillard, Benoît Magimel, Gilles Lellouche mais aussi Valérie Bonneton et Pascale Arbillot.

Confirmation et Comédie-Française (années 2010)

En avril 2011, il présente la 25e Nuit des Molières, en direct de Créteil. La même année, il joue à nouveau son one-man-show Laurent Lafitte, comme son nom l'indique, au Théâtre des Mathurins à Paris.

Au cinéma, il accède alors à des rôles plus exposés : en 2011, il seconde François-Xavier Demaison pour la satire Moi, Michel G., milliardaire, maître du monde, de Stéphane Kazandjian ; en 2012, c'est avec le fraichement césarisé Omar Sy qu'il forme le tandem d'inspecteurs de la brigade criminelle de Paris de la comédie De l'autre côté du périph, réalisée par David Charhon. Puis en 2013, il est propulsé pour la première fois tête d'affiche de la comédie régressive 16 ans ou presque, de Tristan Séguéla. En décembre 2013, il interprète le personnage de Marina dans La Revue de presse de Catherine et Liliane, à la fin du Petit Journal, sur Canal+.

Il est engagé en janvier 2012 en tant que pensionnaire à la Comédie-Française sur proposition de Muriel Mayette, son ancienne professeure au Conservatoire. Il y débute avec un petit rôle dans la pièce Le Mariage au Théâtre du Vieux-Colombier. De janvier à juin 2012, il écrit et joue avec Zabou Breitman les sketchs quotidiens de l'émission de radio À votre écoute, coûte que coûte sur France Inter. Ce n'est que lors du dernier épisode, le 29 juin, qu'il révèle être la voix du personnage Philippe de Beaulieu, médecin.

Parallèlement à ses prestations comiques, il s'impose alors dans un registre dramatique : toujours en 2013, il donne la réplique à Fanny Ardant, héroïne du drame indépendant Les Beaux Jours, écrit et réalisé par Marion Vernoux ; puis avec Vincent Macaigne et Ludivine Sagnier, il forme la fratrie au cœur de Tristesse Club, de Vincent Mariette. Mais surtout, il partage l'affiche du thriller psychologique Elle l'adore, de Jeanne Herry, avec Sandrine Kiberlain.

Mais c'est en 2015 qu'il confirme comme nouvelle valeur du cinéma français, en partageant l'affiche de la comédie de mœurs à succès Papa ou Maman avec Marina Foïs. Dès l'année suivante, le tandem se reforme pour Papa ou Maman 2, toujours sous la direction de Martin Bourboulon.

Comme acteur dramatique, il évolue dans le salué Boomerang, de François Favrat, aux côtés de Mélanie Laurent et Audrey Dana. Mais il tient aussi un rôle important dans le thriller psychologique Elle, premier film français du Néerlandais Paul Verhoeven, avec Isabelle Huppert dans le rôle-titre. Sa performance lui vaut sa première nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle.

En mai 2016, il présente la cérémonie d'ouverture du 69e festival de Cannes, au cours de laquelle il ose une plaisanterie faisant référence aux démêlés judiciaires de Woody Allen au sujet des accusations d'agressions sexuelles formulées par sa fille.

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