Laurent Hénart, né le 15 octobre 1968 à Laxou (Meurthe-et-Moselle), est un homme politique français.
Élu député de Meurthe-et-Moselle en 2002, il est secrétaire d'État chargé de l'Insertion professionnelle des jeunes de 2004 à 2005. Il est maire de Nancy et vice-président de la métropole du Grand Nancy de 2014 à 2020.
Membre de l’UMP puis de l’UDI, il préside le Parti radical de 2014 à 2024 ainsi que le Mouvement radical de 2017 à sa disparition en 2021.
Études et carrière professionnelle
Laurent Hénart a étudié à la faculté de droit de Nancy, et est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris.
En 1993, après son service national, il devient collaborateur du groupe UDF à l'Assemblée nationale. Il rejoint ensuite, en 1998, comme juriste d’entreprise, la banque SNVB.
En 2012, il bénéficie de la procédure permettant aux anciens ministres d'exercer la profession d'avocat et prête serment au barreau de Nancy. Après sa défaite aux élections municipales de 2020 à Nancy, il rejoint le cabinet GB2A Avocats en tant qu’avocat associé.
Laurent Hénart fusionne les deux mouvements de jeunes du Parti radical pour former le mouvement des Jeunes Radicaux en 1991, alors qu'il est étudiant à Sciences-Po.
En 1995, il est élu conseiller municipal de Nancy sur la liste d'André Rossinot, puis obtient la délégation de la jeunesse et du monde associatif. En 2001, il devient adjoint au maire, chargé de la culture et de la jeunesse. Il revalorise l'opéra de Nancy obtenant le label "opéra national" du ministère de la Culture et de la Communication en 2006. Il pilote également le chantier du centre régional des musiques actuelles, baptisé L'Autre Canal, qui ouvre ses portes en 2007.
Élections législatives de 2002
Laurent Hénart se présente aux élections législatives de 2002 dans la 1re circonscription de Meurthe-et-Moselle et est élu avec 54 % des suffrages face au député sortant, Jean-Jacques Denis (PS). Parmi les plus jeunes députés de l’Assemblée nationale, il est membre de la commission des Finances, et se fait connaître notamment pour son rapport sur le budget de l'enseignement supérieur, sur le mécénat et sur les lois de décentralisation.
Lors de la formation du gouvernement Raffarin III à la suite des élections régionales, il intègre le pôle « cohésion sociale » de Jean-Louis Borloo, en tant que secrétaire d'État à l'Insertion professionnelle des jeunes. Benjamin du gouvernement, il participe à l'élaboration du plan de cohésion sociale, et porte l'accent sur la revalorisation de l'apprentissage et de l’ensemble des formations en alternance, convaincu qu’il est nécessaire de renforcer les passerelles entre formation et monde du travail.
Retour à l'Assemblée nationale
À la suite de son éviction du gouvernement Villepin en mai 2005, il provoque une élection législative partielle en septembre 2005 et est réélu, intégrant cette fois la commission des affaires sociales.
En janvier 2006, il est désigné comme rapporteur du projet de loi pour l'égalité des chances. Face à la crise provoquée par l’amendement gouvernemental sur le contrat première embauche, il est choisi avec trois autres parlementaires pour trouver une sortie de crise en négociation avec l’ensemble des partenaires sociaux, dont les représentants des organisations étudiantes.
Il est, à partir d’octobre 2005, et jusqu'à sa dissolution en 2014, président de l'Agence nationale des services à la personne. À sa tête, il lance avec Jean-Louis Borloo le chèque emploi service universel.
En juin 2007, Laurent Hénart est réélu député de la 1re circonscription de Meurthe-et-Moselle, en battant Mathieu Klein avec 50,80 % des suffrages. Il est membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de Assemblée nationale.
Laurent Hénart est désigné, le 22 mars 2009, par les militants UMP pour conduire la liste du parti majoritaire en Lorraine lors des élections régionales de 2010.