Ce Jour-là

Larry Bird

Joueur, entraîneur et dirigeant américain de basket-ball

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Larry Joe Bird, parfois surnommé « Larry Legend » ou « Gold Hand », est un joueur, entraîneur et dirigeant américain de basket-ball né le 7 décembre 1956 à West Baden Springs, dans l'Indiana.

Considéré comme l'un des meilleurs joueurs du cinquantenaire de la NBA selon un vote effectué en 1996, sa rivalité avec Magic Johnson est un des facteurs du renouveau de la NBA, renouveau qui se prolonge ensuite avec l'avènement de Michael Jordan. Il inscrit à son palmarès trois titres de champion NBA (National Basketball Association) avec les Celtics de Boston, et une médaille d'or olympique obtenue avec la Dream Team aux Jeux olympiques de Barcelone.

Larry Bird est distingué à trois reprises du titre de meilleur joueur de la ligue (NBA Most Valuable Player Award) et, à deux reprises, du titre de meilleur joueur des finales NBA (NBA Finals Most Valuable Player Award). En 1998, il est introduit au Basketball Hall of Fame, le Temple de la renommée du basket-ball, et en 2010, figure une seconde fois au palmarès de celui-ci en qualité de membre de la Dream Team.

À l'issue de sa carrière de joueur, Larry Bird effectue une courte carrière d'entraîneur, récompensée du titre d'entraîneur de l'année, NBA Coach of the Year, en 1998, et atteignant les Finales NBA en 2000.

En 2012, il est désigné NBA Executive of the Year, meilleur dirigeant de la NBA, devenant la première personne dans l'histoire de la ligue à avoir reçu les prix de meilleur joueur de la saison, d'entraîneur de l'année, et de dirigeant de l'année.

Larry Joe Bird naît le 7 décembre 1956 à West Baden Springs, dans l'Indiana et grandit à French Lick, petite ville d'environ 2 000 habitants dans le sud de l'État, ce qui lui a valu le surnom de « The Hick from French Lick » dans sa carrière de basket-ball professionnel. Il est le fils de Georgia (née Kerns le 2 juin 1930 dans le Comté de Dubois - décédée le 8 octobre 1996 à West Baden Springs) et Claude Joseph "Joe" Bird (né le 21 septembre 1926 - décédé le 3 février 1975 à French Lick) et est le quatrième d'une fratrie de six enfants : Mike, Mark, Linda, Larry, Feff et Eddie. Sa mère, qui occupe un poste de serveuse, finit d'élever seule ses enfants : son mari, un ouvrier, se suicide avec une arme à feu en 1975, alors que Larry a dix-huit ans. C'est un descendant d'Irlandais ; ses ancêtres (septième génération), Thomas Lindley (né le 25 avril 1706 à Carlow en Irlande) et Ruth Hadley (née le 6 avril 1712 dans le Comté de Westmeath en Irlande) ont émigré dans le Comté d'Orange en Caroline du Nord où ils sont décédés tous les deux respectivement le 14 octobre 1781 et le 14 décembre 1785.

Il est scolarisé à la Springs Valley Community Schools, qui est située South Larry Bird Boulevard.

Il effectue ses premiers matchs en high school au Springs Valley High School alors qu'il est sophomore, ou deuxième année : il dispute alors deux matchs, pour un total de 8 points. La saison suivante, il dispute 22 matchs et sa moyenne atteint désormais 16 points par rencontre. Lors de sa dernière saison, il inscrit 764 points, 30,6 de moyenne, 516 rebonds et 107 passes avec comme meilleure performance 55 points. Avec son école, il inscrit au total 1 125 points, soit une moyenne de 22,9, capte 741 rebonds et délivre 248 passes en 49 rencontres.

Ses performances en lycée lui permettent de recevoir une offre pour rejoindre l'université de l'Indiana dont les Hoosiers de l'Indiana sont dirigés par Bobby Knight. Toutefois, il ne joue pas avec cette équipe : passer d'une ville d'un peu plus de 2 000 habitants à un campus regroupant plus de 33 000 étudiants est un changement trop important pour ce jeune joueur de dix-sept ans et Bird retourne à la maison après moins d'un mois. Il occupe alors un emploi communal.

En 1975, il retrouve le monde universitaire : il rejoint les Sycamores d'Indiana State de l'université d'État d'Indiana. Il ne peut toutefois pas jouer lors de cette saison 1975-1976, son changement d'université le plaçant alors sous le statut de redshirt. En son absence, les Sycamores terminent cette saison avec un bilan de 13-12. Pour sa première saison, en 1976-1977, il termine avec des statistiques de 32,8 points, 13,3 rebonds, ce qui se traduit par 918 points, 373 rebonds et 124 passes en 28 matchs (25 victoires, 3 défaites). La saison se termine par une défaite d'un point face à Houston au premier tour du National Invitation Tournament. Durant l'été, il remporte la médaille d'or des championnats du monde universitaires en battant l'URSS 87 à 68. Les États-Unis terminent la compétition invaincus avec un bilan de huit victoires en huit rencontres.

La saison suivante, les Sycamores terminent avec un bilan de 23-9. Bird inscrit 959 points, capte 369 rebonds et délivre 124 passes en 32 rencontres. Malgré son statut de junior, Red Auerbach le choisit en juin à la sixième position de la draft 1978.

Lors de sa dernière saison universitaire, en 1978-1979, Bird conduit son équipe à la victoire lors du tournoi de la Missouri Valley Conference, puis à une participation au tournoi final de la National Collegiate Athletic Association (NCAA). C'est la première fois de son histoire que l'école dispute le tournoi final de la Division I du championnat de la NCAA. Lors de celui-ci, les Sycamores éliminent Virginia Tech puis Oklahoma et enfin Arkansas en finale régionale pour se qualifier pour le Final Four, disputé à Salt Lake City. Lors de celui-ci, ils s'imposent 76 à 74 face à DePaul et obtiennent le droit de disputer le titre national. Ils sont alors invaincus sur la saison avec un bilan de 33 victoires.

La finale oppose donc une équipe qui dispute son premier tournoi final de Division I aux Spartans de Michigan State, équipe réputée de la Big Ten Conference, l'une des conférences les plus compétitives du pays. C'est également l'affrontement entre deux joueurs qui possèdent un talent énorme, sont de grands passeurs et possèdent un grand esprit de compétition : Larry Bird et Magic Johnson. Par contre, sur d'autres critères, tout les oppose : l'un est blanc, l'autre noir ; Magic est expansif alors que Bird communique peu. De plus, Bird évoluant dans une petite université, il est alors un joueur réputé dans la presse locale mais que très peu d'Américains ont eu la possibilité de voir jouer. En effet, les Sycamores ont joué pour la première fois devant la télévision nationale lors de leur vingt-sixième victoire de la saison, face à Wichita State.

Cette finale, avec une audience de 24,1 sur l'échelle de Nielsen, est l'événement de basket-ball qui a connu la plus grande audience aux États-Unis, puisqu'environ un quart des Américains se sont rassemblés devant leur télévision. Michigan s'impose sur le score de 75 à 64 grâce aux 24 points de Magic Johnson. Bird est lui limité à un 7 sur 21 aux tirs, pour un total de 19 points et seulement deux passes décisives. C'est le pire match de sa carrière universitaire à cause d'un pouce cassé mais surtout à une bonne défense sur lui.

Les statistiques de Larry Bird sur sa dernière saison sont de 973 points, 28,6 de moyenne, 505 rebonds, 14,9 par match et 187 passes. Sur l'ensemble de sa carrière universitaire, il a disputé 94 rencontres, inscrit 2 850 points, capté 1 247 rebonds et délivré 434 passes. Il est le meilleur marqueur de l'histoire de son école, possède la meilleure moyenne avec 30,3, le meilleur total de rebonds et la meilleure moyenne avec 13,3.

Draft et débuts avec les Celtics de Boston

Larry Bird est sélectionné en sixième position de la draft en 1978 par les Celtics de Boston. Toutefois, Bird jouant en 1978-1979 sa dernière saison en NCAA, Boston doit signer avec Bird avant la draft suivante pour conserver ses droits sur le joueur. Lors des négociations entre Red Auerbach et Bob Woolf, l'agent de Bird, celui-ci demande un contrat d'un million de dollars. Red Auerbach refuse cette proposition en argumentant qu'un ailier ne peut pas dominer un match, au contraire d'un pivot ou parfois d'un meneur ou d'un arrière. Finalement, Bird signe alors un contrat de 650 000 dollars par saison, ce qui constitue alors le plus gros contrat de l'histoire pour un rookie.

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