Laetitia Casta, née le 11 mai 1978 à Pont-Audemer (Eure), est une actrice, mannequin et réalisatrice française.
Elle devient mannequin dès l'âge de 15 ans et, rapidement, est remarquée par photographes et stylistes. Jean-Paul Gaultier est le premier à la faire défiler. Elle entame une carrière d'actrice au cinéma en 1999, avec le film Astérix et Obélix contre César, puis au théâtre en 2004 avec le rôle-titre d’Ondine. Elle est, en 2000, le modèle de l'un des bustes de Marianne. Puis en 2016 elle réalise En moi, son premier court métrage qu'elle présente à la Semaine de la critique du Festival de Cannes.
Laetitia Casta naît le 11 mai 1978 à Pont-Audemer, dans l'Eure, en Normandie, où elle passe ses premières années avant de déménager en banlieue parisienne. Son père, Dominique Casta, est corse et sa mère, Line Blin, est normande. Elle a également des origines italiennes par sa grand-mère paternelle, native de Toscane. Elle a un frère aîné qui se prénomme Jean-Baptiste et une sœur cadette, Marie-Ange. Elle habite durant son enfance et son adolescence essentiellement à Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis. Elle y est scolarisée et commence le théâtre après avoir été repérée lors d'un casting sauvage au collège. Elle est ceinture marron de judo.
En août 1993, elle découvre qu'elle est inscrite à l'élection de Miss Lumio en Haute-Corse ; concours qu'elle remporte sur la place du village, où elle passe ses vacances. Cela marque le début de sa carrière de mannequin.
Révélation dans le mannequinat (années 1990)
Sur la plage de la Marine de Sant'Ambrogio, le photographe Frédéric Cresseaux la remarque. À Paris, Laetitia Casta attire l’attention de plusieurs photographes, notamment Paolo Roversi. Satoshi Saïkusa fait ses premières photographies et Horst Diekgerdes la photographie pour son portfolio bleu. Vincent Peter, directeur de l'agence de mannequin Madison, la recrute. Il la présente à Odile Sarron, directrice de casting du magazine Elle, qui l'aide à s'insérer dans le milieu de la mode. Jean-Paul Gaultier est le premier à la faire défiler ; elle devient sa muse.
Elle ne devient pas à la première rencontre la muse d'Yves Saint Laurent. C’est à vingt ans qu'elle noue autour de son cou le collier caractéristique en forme de cœur que les mariées des défilés Saint Laurent ont porté avant elle. Pendant la Coupe du monde de football de 1998, elle défile au Stade de France parmi trois cents mannequins pour célébrer la maison de haute couture Saint Laurent. Avec Catherine Deneuve, elle lui chante Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous de Barbara lors du Défilé-Rétrospective des quarante ans de création du couturier.
Elle fait l'objet d'une importante couverture médiatique dès 1998, notamment en faisant la couverture de plusieurs grands magazines comme Rolling Stone en août qui la nomme mannequin de l'année. Elle est ambassadrice de L'Oréal Paris jusqu'en 2016. Elle défile de 1998 à 2000 pour la marque américaine de lingerie, Victoria's Secret.
Elle poursuit sa collaboration avec le photographe Herb Ritts en 1999, pour le calendrier Pirelli et dans le clip de Baby Did a Bad, Bad Thing (en) de Chris Isaak.
Deux années auparavant, elle avait posé pour la première fois nue pour le sculpteur et paysagiste Jean-Marc de Pas, pour la femme qui marche et la femme endormie, aujourd'hui dans les jardins de Bois-Guilbert. Le sculpteur crée son logo. Avec ses trois bustes de Marianne, il termine second au concours national de sculpture de la Marianne de l'an 2000 remporté par Marie-Paule Deville-Chabrolle à Prégilbert.
En 1999, Laetitia Casta est sollicitée pour la première fois par le cinéma français : ce sera pour prêter ses traits au personnage de bande dessinée Falbala dans la grosse production Astérix et Obélix contre César de Claude Zidi.
En 2000, à la suite d'un concours organisé par l'Association des maires de France (AMF), association présidée par le maire RPR Jean-Paul Delevoye, elle est élue pour être le modèle du buste de la « Marianne de l'an 2000 ». Cette élection fait l'objet de controverses comme toutes les Mariannes depuis 1969 du fait de rumeurs sur sa décision de partir habiter à Londres. L'élection de Laetitia Casta se déroule auprès de l'AMF qui propose à ses 34 000 adhérents de participer. Elle est élue à 36 % des voix sur les 16 000 maires ayant participé, ses concurrentes étant Estelle Hallyday, Nathalie Simon, Patricia Kaas et Daniela Lumbroso, et reçoit son trophée au Sénat. Cette consultation des maires répand la théorie selon laquelle le choix de la Marianne est une décision institutionnelle.
Six mois après cette nomination, une polémique naît à propos de l'installation supposée de Laetitia Casta à Londres, à la suite d'une dépêche du Sunday Times. Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l'Intérieur, dont la déclaration nominative[pas clair] a donné un retentissement international à la controverse à ce sujet, nuance, selon L'Expansion, ses précédents propos du Grand Jury, qualifiant définitivement cette affaire « d'exemplaire de la manipulation médiatique ».
Laetitia Casta se concentre sur sa carrière d'actrice et tente de s'imposer dans un registre dramatique. La télévision lui permet de faire d'abord ses preuves : en 2000, elle joue le premier rôle du téléfilm La Bicyclette bleue de Thierry Binisti qui adapte pour la télévision les trois premiers tomes du roman de Régine Deforges. Le téléfilm est diffusé en octobre 2000 et le jeu de Laetitia Casta y est très apprécié par la critique, malgré quelques passages jugés surjoués. La comédienne a alors déjà entamé le tournage de son deuxième film de cinéma.
Carrière au cinéma dramatique (2001-2003)
En 2001, Laetitia Casta interprète son premier rôle de tête d'affiche, celui de Thérèse, dans le film dramatique Les Âmes fortes de Raoul Ruiz d’après le roman éponyme de Jean Giono. Le film est projeté hors compétition en clôture du Festival de Cannes. Cette jolie paysanne n'a rien d'une âme tiède. Elle est ambitieuse, calculatrice et apprend vite à manipuler les hommes et sa généreuse bienfaitrice Madame Numance (Arielle Dombasle) qui voit en elle comme sa propre fille dans un jeu dangereux de fascination réciproque.
Dans Rue des plaisirs de Patrice Leconte, sorti en 2002, Laetitia Casta tient le rôle principal qui est celui d'une pensionnaire de la maison close « Le Palais Oriental », malgré l'opposition initiale du scénariste Serge Frydman à ce qu'elle joue dans le film. Sa prestation est un succès d'après le réalisateur, malgré l'échec commercial du film, totalisant très peu d'entrées (250 000 au total selon Leconte).
Elle se rattrape lors du film Errance de Damien Odoul, sorti en 2003, où elle interprète le rôle de Lou, épouse de Jacques (Benoît Magimel). Pour le tournage, elle a dû se mettre à fumer et se teindre les cheveux en blond.