Léopold Nègre, né à Montpellier, le 15 juin 1879 et mort à Paris le 29 juillet 1961, est docteur en médecine et docteur en sciences naturelles, chercheur à l'Institut Pasteur au début du XXe siècle.
Son père, Léopold Nègre, pasteur de l'Église réformée et de souche cévenole, meurt avant sa naissance.
Il épouse Suzanne Charon, petite-fille du pasteur John Bost ; le couple a cinq enfants : André, Pierre, Yvonne, Jacques (1912-1913) et Étienne, jumeaux.
En 1910, il est chef du laboratoire des analyses microbiennes de l'institut Pasteur d'Alger.
En 1919, il rejoint l'équipe du laboratoire de la tuberculose de l'institut Pasteur de Paris dirigée par Albert Calmette où il participe aux recherches sur le BCG et notamment à son application. Il met au point la première technique de vaccination.
Il défend le BCG quand il est attaqué en Allemagne. En 1929 éclate le drame de Lübeck : 71 enfants sont morts après avoir été vaccinés. Il démontre alors qu'il s'agit d'un défaut de fabrication — le vaccin fabriqué sur place fut accidentellement contaminé — qui ne met pas en cause le BCG lui-même.
Avec Alfred Boquet, il met au point, avant la découverte des antibiotiques, un traitement de la tuberculose, l'antigène méthylique, dont le rôle était de renforcer le système immunitaire contre la tuberculose.
Il meurt à Paris le 29 juillet 1961. Il est enterré à Nocé (Orne).
Chef de laboratoire à l'Institut Pasteur d'Algérie (1910)
Chef de laboratoire à l'Institut Pasteur de Paris (1919)
Chef de service à l'Institut Pasteur de Paris (1931)
Officier de la Légion d'honneur en 1939.
Président de la Société française de la tuberculose en 1950.
Membre de l'Académie de médecine en 1951.
« Qu’il nous soit donc permis de féliciter très respectueusement le nouvel académicien qui allie à des qualités intellectuelles hors de pair les qualités morales d’un vrai huguenot digne de la lignée de ses ancêtres cévenols et qui font que l’homme ne le cède en rien au savant » (H. Gounelle, La vie médicale, 1951.)
« Sa vie demeure, pour nous tous, un très grand exemple de probité et de désintéressement que devront méditer les jeunes générations à qui incombe la lourde charge de maintenir, à travers le monde, le rayonnement intellectuel de notre pays. » (Ch. Gernez-Rieux, Bulletin de l’Académie Nationale de Médecine, 1962.)
Quelques recherches sur le cancer spontané et le cancer expérimental des souris (1910)
Contributions à l'étude des microbes thermophiles, Étude biologique de la flore bactérienne thermophile du Sahara, Recherches expérimentales sur l'évolution de la Sarcosporidie de la Souris (1918)