Ce Jour-là

Légion étrangère

Corps de l'armée française

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La Légion étrangère est une troupe d’assaut, une force combattante de l'Armée de terre française disposant d'un commandement particulier et présente en tant que subdivision d'arme au sein des armes de l'infanterie, de la cavalerie, du génie et des troupes aéroportées. Elle est indépendante du point de vue de son recrutement.

La Légion étrangère est créée le 10 mars 1831 par le roi Louis-Philippe Ier, pour être employée en Algérie. Elle doit permettre d'incorporer des soldats étrangers dans l'Armée française. Elle fait partie du 19e corps d'armée, appelée « armée d'Afrique ».

Elle hérite des traditions des anciennes Légions : Légion italique, Légion des Francs du Nord, Légions polonaises, Légion portugaise et Légion irlandaise. En 1805, des unités étrangères hétérogènes sont créées : le régiment de la Tour d’Auvergne, le régiment d’Isembourg, le régiment de Prusse et le bataillon d’Irlande. Ils deviendront, en 1811, les quatre premiers régiments étrangers. Pendant les Cent-Jours, leur nombre sera doublé. En 1815, ces huit régiments étrangers de la Grande Armée formeront par ordonnance royale la Légion royale étrangère. En 1818, la Légion royale est démembrée, et devient la Légion d'Hohenlohe, décline en 1821 pour devenir le régiment d'Hohenlohe, du nom de son chef, le prince Louis Aloÿs de Hohenlohe-Waldenbourg-Bartenstein, un maréchal français de nationalité autrichienne. Ce régiment est dissous le 5 janvier 1831. Le 10 mars de la même année, une ordonnance royale recrée la Légion étrangère pour armer l’Armée d’Afrique déployée en Algérie.

L'engagement dans la Légion est réservé aux personnes (en pratique aux hommes) dont l'âge est compris entre 17,5 et 39,5 ans (une dérogation est possible). Elle a compté, depuis sa création jusqu'en 1963, plus de 600 000 soldats : une majorité d'Allemands, suivis de trois fois et demie moins d'Italiens, puis de Belges, mais aussi de Français, d'Espagnols et de Suisses. De nombreuses nationalités sont représentées : les ressortissants des pays d'Europe de l'Est et des Balkans sont majoritaires dans les années 2000. Le prestige de ce corps suscite l'engagement. Les conflits mondiaux, crises économiques ou politiques ont contribué, dans le passé, à un recrutement spécifique : Espagnols à l'issue de la guerre d'Espagne, Allemands après 1945, Hongrois en 1956.

Les légionnaires, surnommés également les képis blancs, de la couleur de leur coiffe, ont acquis leur notoriété sur les champs de bataille : conquêtes coloniales, les deux guerres mondiales, et les guerres d'Indochine et d'Algérie. La Légion est une unité combattante ; sa principale mission est le combat, mais elle peut participer à des missions de protection des populations, de maintien de la paix, ou de coopérations au profit des gouvernements étrangers, liés à la France.

Les traditions à la Légion étrangère constituent un ciment qui se traduisent par les détails vestimentaires, les emblèmes et symboles spécifiques, les chants et musiques, et par ses fêtes particulières. Son image auprès du grand public et des artistes est à l'origine de nombreuses œuvres en musique, cinéma, peinture, sculpture et littérature. Le code d'honneur du légionnaire dicte la conduite de ces hommes au quotidien, en temps de guerre comme en temps de paix.

La Légion étrangère est fondée le 10 mars 1831 par Louis-Philippe Ier pour la conquête de l'Algérie.

Elle est formée à partir des soldats de métier, qui sont sans emploi après les guerres impériales, et des révolutionnaires de tous les pays d'Europe, réfugiés en France.

Conquête de l'Algérie (1830-1849)

Créée pour combattre « hors du territoire continental du Royaume », la Légion étrangère est stationnée en Algérie ; elle participe à la conquête et à la mise en valeur du territoire. En 1832, la Légion est employée à l'assèchement des marais dans la région d’Alger. Les 1er et 3e bataillons s’emparent d’une redoute à Maison-Carrée, aujourd’hui El-Harrach, quartier au sud-est d’Alger. Pour sécuriser la zone, 300 légionnaires campent près du marabout de Sidi Mohamed Tittery lorsque la tribu des El Ouffia s’agite. Le 23 mai, sous les ordres du commandant Salomon de Mussis, une colonne de 27 légionnaires commandés par le lieutenant Châm et 25 chasseurs d’Afrique, patrouille dans la région. Le commandant pousse une reconnaissance avec les chasseurs et laisse les légionnaires au bivouac. Les légionnaires sont attaqués par 75 cavaliers arabes. Le petit détachement est exterminé. Le lieutenant Châm est le premier officier de la Légion mort au combat.

En 1834, les Espagnols du 4e bataillon sont démobilisés et autorisés à rentrer dans leur pays, en proie à la guerre civile. Le 7e bataillon est ramené à Oran et prend le numéro 4. En 1849, le 1er bataillon participe au siège et à la prise de Zaatcha.

En 1835, la Légion est mise à disposition de l'Espagne, pour soutenir la reine Isabelle II dans sa lutte contre la rébellion carliste.

Au cours de cette campagne, le « principe de l'amalgame » va être imaginé et mis en application. Mécontent du système des bataillons par nationalité, le général Bernelle va brasser les légionnaires dans les unités, quelles que soient leurs origines, et imposer le français comme langue de commandement.

La Légion étrangère participe au siège de Sébastopol.

La Légion étrangère participe aux batailles de Magenta et de Solferino.

Expédition du Mexique (1863-1867)

Pendant l'expédition du Mexique, la Légion étrangère participe à la bataille de Camerone. Son comportement au combat deviendra un symbole et un modèle de toute la Légion.

Guerre franco-prussienne de 1870

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