Ce Jour-là

Konstantínos Simítis

Économiste et homme d'État grec

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Konstantínos Simítis, dit Kóstas Simítis (en grec moderne : Κωνσταντίνος Σημίτης ou Κώστας Σημίτης), né le 23 juin 1936 à Athènes et mort le 5 janvier 2025 à Ágii Theódori, est un homme d'État grec membre du Mouvement socialiste panhellénique (PASOK).

Issu d'une famille de gauche, il prend part à l'opposition à la dictature des colonels. Il s'exile en Allemagne de l'Ouest, où il avait étudié l'économie, et devient universitaire.

Il participe en 1974 à la fondation du PASOK aux côtés d'Andréas Papandréou, puis est nommé ministre de l'Agriculture en 1981. Il est désigné ministre de l'Économie en 1985, après avoir été élu député au Parlement et mène une politique d'austérité afin de rétablir les comptes publics. Il démissionne du gouvernement au bout de deux ans, marquant ses désaccords avec le Premier ministre dans le domaine économique.

Il est brièvement ministre de l'Éducation dans le cabinet d'unité nationale de Xenophón Zolótas en 1989. Quatre ans plus tard, Papandréou le choisit comme ministre de l'Industrie. Il le limoge deux ans plus tard, après que Simítis a ouvertement et publiquement posé la question de la succession du chef du PASOK.

En janvier 1996, le groupe parlementaire du PASOK le choisit comme nouveau Premier ministre de Grèce afin de remplacer Papandréou, hospitalisé. Tenant d'une ligne libérale et pro-européenne, il rompt avec les discours populistes et nationalistes de son prédécesseur. Après le décès de ce dernier, Konstantínos Simítis est élu en juin 1996 président du PASOK. Malgré son manque de charisme et ses politiques de rigueur destinées à intégrer la République hellénique à la zone euro, il remporte les élections législatives de la même année puis de 2000.

De plus en plus impopulaire, il renonce à diriger son parti en janvier 2004, au profit de son chef de la diplomatie Giórgos Papandréou, personnalité politique la plus appréciée des Grecs. Ce changement ne peut empêcher la défaite des socialistes aux élections de mars suivant. Il participe entre 2006 et 2007 au groupe Amato, dont les travaux inspirent la rédaction du traité de Lisbonne.

Exclu en juin 2008 de son groupe parlementaire pour avoir dénoncé la volonté de Papandréou de soumettre le traité de Lisbonne à référendum, il met un terme à sa carrière politique l'année suivante.

Konstantínos Geórgiou Simítis naît le 23 juin 1936 à Athènes.

Il est le fils de Geórgios Simítis, un avocat et professeur à l'université d'économie d'Athènes, et de Fanny Christopoulou, présidente de l'Union féminine panhellénique. Son père a notamment été bâtonnier du Pirée et député au Parlement. Ses parents prennent part à la résistance contre l'occupant allemand pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il est marié avec Dáphni Arkádiou avec qui il a deux filles, Fióna et Mariléna.

Il étudie le droit à l'université de Marbourg entre 1954 et 1959, puis les sciences économiques à la London School of Economics (LSE) de 1961 à 1963.

Il devient avocat en 1961, puis lecteur universitaire à l'université de Constance en 1971. Il est ensuite recruté comme professeur de droit civil et commercial à l'université de Giessen jusqu'en 1975. En 1977, il revient en Grèce pour enseigner au sein de l'université Panteion à Athènes.

Opposant à la dictature des colonels

Simítis participe en 1965 à la fondation du Cercle de recherche politique Aléxandros-Papanastásiou, qui cherche à identifier et étudier les principaux problèmes économiques et sociaux du royaume de Grèce, afin d'élaborer des solutions.

En 1967, après l'instauration de la dictature des colonels, le Cercle se transforme en organisation d'opposition et prend le nom de Défense démocratique. Menacé d'arrestation, Simítis quitte secrètement le pays et se voit condamné par contumace pour « infraction à la loi sur les liquides inflammables ». Sa femme Dáphni est arrêtée en représailles et condamnée à deux mois d'emprisonnement.

Il prend part en 1970 au Mouvement panhellénique de libération (PAK).

Avec plusieurs autres personnalités de Défense démocratique, il fait partie des fondateurs en 1974 du Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) aux côtés d'Andréas Papandréou. Quand ce dernier accède au pouvoir en novembre 1981, il appelle Kóstas Simítis au poste de ministre de l'Agriculture.

Lors des élections législatives anticipées du 3 juin 1985, Simítis est élu à 49 ans député de la première circonscription du Pirée. Comptant parmi les ministres les plus populaires de l'exécutif sortant, il devient le 26 juillet ministre de l'Économie nationale lors de la formation définitive du gouvernement Papandréou II pour prendre des mesures d'austérité budgétaire que le PASOK s'est toujours refusé à adopter malgré une inflation de 18 %, un déficit public élevé et une faible croissance.

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