Koffi Olomidé, de son vrai nom Antoine Christophe Agbepa Mumba,[réf. nécessaire] né le 13 juillet 1956 à Stanleyville (Congo belge), est auteur-compositeur-interprète et producteur kino-congolais.
Après ses débuts en tant que parolier pour divers musiciens de la scène congolaise, il se fait remarquer par le public en 1977 avec Synza, chantée en trio avec Papa Wemba et King Kester Emeneya.
En 1986, il crée et dirige l'orchestre Quartier Latin Entreprise qui l'accompagne sur scène et sur ses albums à partir de 1992. L'orchestre verra passer dans ses rangs de futures stars de la musique tels que Fally Ipupa ou Ferre Gola. Sa carrière connaît un second rebond à partir de 1990 lorsqu'il rejoint Sonodisc.
Il est considéré comme une légende de la musique congolaise et même africaine. Sa carrière couvre près de cinq décennies. Il est le premier artiste noir-africain à remplir la salle de Bercy et l'un des 12 artistes musiciens africains (et le seul congolais) à être cité dans les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie[réf. nécessaire].
Olomidé a enregistré 28 albums studio, dont 7 signés avec le Quartier Latin, un en collaboration avec Papa Wemba et 18 albums live pour un total de plus de 300 chansons. Son travail lui vaudra 5 Kora Awards, dont 4 durant l'édition de 2002 grâce à son album Effrakata.
Il lance son propre label Koffi Central en 2013 et publie le 13 octobre 2015, 13ème apôtre, un quadruple album de quarante chansons qu'il déclare le dernier album de sa carrière. Il revient un peu plus tard avec Nyataquance et Légende.
Koffi Olomidé est l'enfant de Amy Angélique Muyonge et Charles Agbepa[réf. nécessaire]. Il grandit dans la commune de Lemba à Kinshasa, jusqu'à ce qu'il déménage avec sa famille en 1973 pour Lingwala toujours à Kinshasa.
Jeune, il veut devenir footballeur, et écoute les musiques de la rumba congolaise de Franco Luambo, Grand Kalle, Vicky Longomba ou encore Tabu Ley Rochereau, l'artiste dont il s'inspirera tout au long de sa carrière. Au sein de la nouvelle génération de musiciens congolais, Antoine, alors âgé de 13 ans, apprécie beaucoup le musicien de Zaïko Langa Langa Jules Presley (dit Papa Wemba), et apprend à jouer de la guitare grâce à l'aide d'un voisin.
À 18 ans, il obtient un bac scientifique et son père lui permet d'aller continuer ses études en France à l'université de Bordeaux. Au milieu des années 1970, Koffi revient à Kinshasa lors des vacances scolaires et devient parolier pour des artistes de la scène zaïroise. Il gagne le surnom d'étudiant le plus célèbre du Zaïre et est dès lors distingué par Papa Wemba, qui venait de quitter le groupe Zaïko, tout en travaillant toujours avec lui en tant que parolier.
Encouragé par son grand frère, Koffi entre en studio pendant ses vacances à Kinshasa. Il commence à enregistrer ses propres chansons, telles qu'Onia. Celle-ci rencontre peu de succès mais sera reprise plus tard sous le titre Tsiane dans l'album Pas de faux pas.
Lorsque Papa Wemba crée l'orchestre Viva La Musica, Olomidé lui offre les chansons Mère supérieure, Ebalé Mbonge, Aissa na Zoé qui permettront à Wemba de connaître un véritable succès.
En 1977, accompagné de ce dernier et Kester Emeneya, il enregistre Asso et Princesse ya Synza, qui lui valent le titre de « Meilleur auteur-compositeur interprète du Zaïre ». Il publie un peu plus tard les chansons Samba Samba, Ekoti ya Nzube, Elengi ya Mbonda ou encore Bien aimée Anibo. Cette dernière lui vaudra le titre de « Meilleure vedette de la chanson zaïroise ».
Il obtient en 1980 un diplôme en sciences commerciales, avec son mémoire intitulé La commercialisation des matières premières minières du Zaïre, un atout pour celui-ci ?.
De Ngounda à Elle et moi (1983-1984)
De retour au Zaïre, Koffi Olomidé est connu, principalement pour sa collaboration avec Papa Wemba quelques années plus tôt. Dans ce cadre sort en 1983, le premier véritable album nommé Ngounda et enregistré à Bruxelles par Roland Leclerc pour lequel il fait appel à Josky Kiambukuta du TP OK Jazz de Franco Luambo. Olomidé dira que c'était « sa première véritable expérience dans un studio professionnel ». L'album rencontre un succès mitigé, mais Koffi récidive un an plus tard avec Lady Bo avec la participation de King Kester Emeneya.
En 1986, la carrière de Koffi est lancée avec la sortie de l'album Diva. Il est enregistré avec les musiciens de Zaïko Langa Langa. Toutefois, ses premiers textes plaisent plus aux jeunes filles qu'aux garçons. Koffi Olomidé déclare que le Tcha Tcho (aussi appelé Soukous Love), son style de musique, est pour les jeunes filles (Tcha Tcho, pona yo mwana mwasi). Il participe à deux albums en collaboration : l'un avec Yakini Kiese et l'autre avec Fafa de Molokaï.
Ngobila et Quartier Latin Entreprise (1986)
L'année suivante, en 1986, l'album Ngobila sort sans succès. La chanson-titre raconte l'histoire d'un homme debout sur le quai du port, qui voit son amour partir en voyage et qu'il n'est pas sûr de revoir un jour. L'année 1986 marque aussi un tournant dans la carrière de Koffi, avec la création de son groupe Quartier Latin Entreprise.