Ce Jour-là

Kim Collins

Athlète kittittien

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Kim Collins (né le 5 avril 1976 à Saint-Peter Basseterre, lieu-dit Monkey Hill) est un athlète de Saint-Christophe-et-Niévès spécialiste des courses de sprint. Le 25 août 2003, au Stade de France à Paris-Saint-Denis, il est sacré champion du monde du 100 m.

Il est le seul athlète christophien de l'histoire à avoir remporté un titre mondial ou olympique et est quintuple médaillé en championnats du monde en plein air, en 2001, 2003, 2005 et 2011, où, lors de ces derniers, il devient à 35 ans le médaillé le plus âgé sur 100 m.

Ses courses se caractérisent par un cycle très rapide des membres inférieurs et un grand nombre de foulées. Sa grande vivacité lui permet de réaliser des départs très prompts qui lui permettent notamment de briller sur 60 m en salle, où il devient vice-champion du monde en 2003 et 2008.

Né à Saint-Peter Basseterre, Kim Collins commence l'athlétisme très jeune et décide d'y consacrer sa vie, en se spécialisant au sein de l'université américaine de la Texas Christian University.

Il fait ses débuts sur la scène internationale à l'occasion des championnats du monde 1995 de Göteborg où il est aligné avec l'équipe nationale sur le relais 4 x 100 m. En 1996, il participe à ses premiers jeux, aux Jeux olympiques de 1996 à Atlanta où il réalise son record personnel en 10 s 27 (+ 0,1 m/s) pour se qualifier en quart-de-finale, sans aller plus loin. L'année suivante, aux championnats du monde d'Athènes, il termine 8e et dernier de sa série du premier tour du 100 m à cause d'une blessure, en 21 s 73. En 1998, il réalise 10 s 18 (+ 0,5 m/s).

En 1999, il court en 10 s 21 et est qualifié pour les mondiaux de Séville mais n'y passe pas le cap des séries, ne courant qu'en 10 s 50. Sur 200 m, il est également sorti dès les séries (20 s 95).

Médaille aux championnats du monde sur 200 m (2001)

C'est en 2000 que Kim Collins se révèle : il porte durant la saison estivale son record à 10 s 13, qui est bien loin d'un temps pouvant permettre espérer une place dans une finale mondiale. Pourtant, aux Jeux olympiques de Sydney, il prend la 4e et dernière place qualificative de sa demi-finale (10 s 20) et se qualifie pour la finale olympique, devenant le premier christophien à réaliser cet exploit. Mais son manque d'expérience et son départ lent ne lui donne aucune chance : il termine 7e en 10 s 17, tandis que l'américain Maurice Greene s'impose bien loin devant en 9 s 88. Sur 200 m, il atteint les demi-finales (20 s 57).

L'année suivante, il décroche ses deux premiers titres à l'occasion des championnats d'Amérique centrale et des Caraïbes où il réalise le doublé 100 et 200 m, établissant un record national et des championnats en 10 s 04, puis 20 s 55 sur le demi-tour de piste. Aux championnats du monde d'Edmonton, il réalise une performance proche de son record personnel sur 100 m, 10 s 07, ce qui lui donne la 5e place de la finale. Mais sa carrière prend une autre tournure, quand, sur 200 m, le christophien décroche la première médaille de l'histoire de son pays en terminant 3e en 20 s 20, record national, derrière le Grec Konstantínos Kentéris et le Jamaïcain Christopher Williams, et à égalité avec l'Américain Shawn Crawford.

Le 27 juillet 2002, à 26 ans et 113 jours, Kim Collins remporte la médaille d'or des Jeux du Commonwealth de Manchester en signant le temps de 9 s 98 (+ 0,2 m/s), devenant à cette occasion le 37e homme de l'histoire à descendre sous la barrière des 10 s au 100 m. Toutefois, à l'issue de la finale, il fait l'objet d'un contrôle positif aux produits dopants, mais ne fait pas l'objet de sanctions de la part des instances internationales, la substance utilisée par le Christophien étant prescrite dans le cadre d'un traitement de l'asthme. Il égale ce record le 16 août à Zurich (+ 1,6 m/s) et le 14 septembre à Paris (+ 2,0 m/s). En fin de saison, il termine 2e du 100 m de la Coupe du monde des nations de Madrid qu'il dispute sous les couleurs des Amériques.

En début de saison 2003, Kim Collins monte sur la deuxième marche du podium du 60 m des championnats du monde en salle de Birmingham, en 6 s 53 (record national égalé), derrière l'Américain Justin Gatlin. Il s'agit pour lui de sa première médaille mondiale en salle.

Champion du monde du 100 m à Paris (2003)

En forme lors de la saison estivale, il établit à deux semaines des mondiaux son meilleur temps de la saison à 9 s 99 (+ 1,3 m/s) lors du Weltklasse Zurich.

Aligné donc sur 100 m aux championnats du monde de Paris, le jeune homme discret au style propre (chaussettes noires remontées jusqu'aux genoux) parvient à se hisser en finale, profitant des disqualifications pour faux-départs d'Asafa Powell et de Jon Drummond, et de l'élimination du champion en titre Maurice Greene lors des tours précédents. Situé au couloir no 1, l'athlète de 28 ans prend un excellent départ (ce qui était sa faiblesse dans le passé) et parvient à dominer dans cette finale très ouverte tous ses adversaires, dans le temps modeste de 10 s 07 (vent nul), devançant d'un centième de seconde le Trinidadien Darrel Brown et le Britannique Darren Campbell. Premier athlète de Saint-Christophe-et-Niévès champion du monde, il succède ainsi au palmarès aux américains et canadiens, toujours titrés jusque-là depuis 1983. En 2010, à la suite de cette victoire, le gouvernement de Saint-Christophe-et-Niévès décrète que le 25 août serait désormais « Jour Kim Collins », en hommage à sa victoire.

Monte Stratton, son entraîneur à l'Université chrétienne du Texas à Fort Worth, met en avant son efficacité et sa vélocité naturelle : dans un «monde peuplé de gnous puissants, il est une gazelle, qui court sans bruit en se déplaçant sans remuer l'air».

En 2004, il se qualifie pour sa seconde finale olympique à l'occasion des Jeux d'Athènes. Loin d'être favori, le champion du monde en titre se classe 6e en 10 s 00, son meilleur temps de la saison, derrière les Américains, Justin Gatlin, Maurice Greene, Shawn Crawford, le Portugais Francis Obikwelu et le Jamaïcain Asafa Powell.

Nouvelle médaille mondiale sur 100 m à Helsinki (2005)

En 2005, Kim Collins fait l'impasse, comme en 2003, sur le 200 m. L'objectif majeur est de réitérer son titre mondial du 100 m aux championnats du monde d'Helsinki. Le 22 juillet, il court son meilleur temps de la saison en 10 s 00 (+ 1,0 m/s) à Londres. Aux championnats du monde, il est le dernier repêché au temps lors des quarts de finales en 10 s 32 mais se remobilise en demi-finale, prenant de nouveau la dernière place qualificative en 10 s 07, éliminant le Britannique Jason Gardener d'un centième. En finale, le Christophien ne conserve pas son titre mais décroche une belle médaille de bronze en 10 s 05, derrière Justin Gatlin (9 s 88) et le Jamaïcain Michael Frater qui devance Collins au millième pour la médaille d'argent.

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